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Le calvaire des chrétiens de Mossoul

publié dans regards sur le monde le 25 juillet 2014


Sur le site ND de kabilie

 

La mort ou la fuite pour les chrétiens de Mossoul: silence médiatique et absence de prières pour les persécutés 
Publié par Christian Mira le dimanche 20 juillet 2014 / 18:00 :: 115 Vues :::: Expression – AwalPersécutions…

Après le terrible témoignage de Sœur Raghida (LIRE) sur les persécutions des chrétiens en Syrie, avec cas de crucifixion, par les jihadistes, maintenant le calvaire des chrétiens de Mossoul (cf. ci-dessous) chassés de leur terre prend une ampleur d’une dimension jamais atteinte après le martyre des arméniens au dernier siècle.

- Que ceci ait lieu dans le silence des médias dominants (sauf exception), rien d’étonnant : ils appartiennent auMonde au sens johannique.

- Que ceci ait lieu dans le silence des institutions musulmanes modérées, dont celles de France (CF.), rien de surprenant : on peut considérer qu’il est plutôt gênant pour elles d’évoquer ce drame, un « crime contre l’humanité » selon le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Cependant le patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient, Bechara al Rahi pose la question de ce silence dans un article (VOIR) de l’excellent site Asia News du « Pontificio Istituto Missioni Estere » (PIME, Institut Pontifical des Missions Etrangères, Société Catholique Internationale de Vie Apostolique) dirigé par le père Cervellera, qui a témoigné plusieurs fois sa sympathie à  Notre-Dame de Kabylie.

- Que ceci soit occulté (sauf exception) lors des « intentions de prières » des messes dans nos églises de France, et sur la majorité des sites catholiques officiels, on a là une source de douloureuses interrogations devant cette pénurie d’appels à la prière pour les chrétiens persécutés (VOIR).

Pourtant Mgr Ginoux, évêque de Montauban, sur le site de son diocèse, disait en 2009: « Mais comment pourrions-nous abandonner nos frères ? Aimons-les, prions pour eux, soutenons-les et regardons-les comme le visage du Christ crucifié« . Le dimanche 10 janvier 2010, après la récitation de la prière de l’angélus, Benoît XVI s’était exprimé sur ce sujet: « La violence envers les chrétiens dans certains pays a suscité une grande indignation, aussi parce qu’elle s’est déroulée au cours des jours les plus sacrés de la tradition chrétienne. Les institutions politiques et religieuses ne doivent pas renoncer, je le rappelle, à leurs responsabilitésIl ne peut y avoir de violence au nom de Dieu, et on ne peut pas davantage prétendre l’honorer en offensant la dignité et la liberté de ses semblables« . En parlant de « violence au nom de Dieu« , la cible visée est très claire. Le 26 juin 2014, le cardinal Barbarin s’indignait de l’indifférence envers les persécutions des chrétiens d’Irak (CF2). Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens, déclare à L’Osservatore Romano du 19 juillet 2014: « On estime que 80% des personnes persécutées sont chrétiennes, et je crois que nous sommes trop silencieux ». Ceci après avoir dit :« Nous devons être plus courageux dans le fait de dénoncer les persécutions contre les chrétiens, parce qu’aujourd’hui nous assistons à plus de persécutions que durant les premiers siècles du christianisme[…] Toutes les Églises ont leurs martyrs, et les martyrs d’aujourd’hui sont la semence de l’œcuménisme et de l’unité pour le futur ». Régulièrement le Pape François dénonce les violences et discriminations dont sont victimes les chrétiens.

Au cours des messes, les intentions de prières sont nombreuses, mais restent liées à des notions abstraites pour la plupart des fidèles: la paix, la justice, l’entente entre les peuples, le racisme, les droits des sans papiers, l’accueil, etc. Parfois on parle même de prières pour les persécutés (lesquels ??), mais les faits concrets de persécutions, leur nature, leur origine, sont absents. Il ne faut surtout pas dire qu’il s’agit de chrétiens (peur d’amalgame ?). On oublie ces passages du Nouveau Testament:

- « Pierre était gardé en prison tandis que l’Église priait Dieu pour lui ardemment » Actes 12; 5.

- « Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez dans les liens avec eux, de ceux qui sont maltraités, vous aussi qui avez un corps. » (Hébreux 13:3).

Aujourd’hui des chrétiens sont torturés, massacrés, crucifiés, les jeunes filles enlevées, violées. Dans combien de paroisses a-t-on évoqué le sort d’Asia Bibi mère de 5 enfants, condamnée à mort pour blasphème, et qui après 4 ans d’attente dans les geôles pakistanaises attend un nouveau procès. Le sort des 260 jeunes filles enlevées au Nigéria, pour lesquelles on cache qu’elles sont chrétiennes, ceci avec les destructions d’églises, et les massacres, événements récurrents dans ce pays. Le sort de Mariam Yahya, catholique, maman d’un enfant de 20 mois, condamnée à mort au Soudan pour apostasie (car de père musulman), et à recevoir 100 coups de fouet pour adultère (elle a épousé un chrétien). Le site d’un secteur pastoral de Bordeaux (CF.) donne des détails sur son calvaire, lors de l’accouchement de son second enfant, née le 27 mai dernier, en prison : « Meriam a dû accoucher enchaînée, ce qui n’a pas été sans dommage pour l’enfant : « Ma fille est handicapée parce qu’on m’a obligé à accoucher avec mes chaînes », raconte-t-elle. Elle ajoute: « Je n’avais pas de menottes mais j’avais des chaînes aux jambes« . Il est regrettable que ce type d’information, avec appels à la prière, soit rare sur les sites catholiques officiellement reconnus. De son côté, le Père Vianney Jamin (32 ans), prêtre du diocèse de Versailles, vient de lancer un appel : faire de ce vendredi 25 juillet 2014 une « journée de prière et de jeûne pour nos frères chrétiens persécutés en raison de leur foi au Christ, particulièrement en Irak ». Souhaitons que cette initiative rencontre un plein succès, apportant ainsi à nos frères irakiens le réconfort de ne pas se sentir totalement abandonnés.

 En effet, le bilan est effrayant (VOIR), et (LIRE). Dans les contrées des premières Églises du Christianisme, ces chrétiens victimes d’un nettoyage religieux sont contraints à l’exil. Dans l’indifférence la plus totale le christianisme disparait progressivement de ces régions. Où sont les « ardentes prières » de leurs frères?(Actes 12; 5).

Ci-dessous, la copie de l’article «  La mort ou la fuite, le dur choix des chrétiens de Mossoul«  (CF) publié par l’un des plus importants quotidiens libanais: L’Orient-Le Jour.

ARTICLE « La mort ou la fuite, le dur choix des chrétiens de Mossoul« 

IRAK. Des chrétiens de Mossoul poussés à l’exode par des jihadistes islamistes. SAFIN HAMED/AFP

« Il ne me reste plus que mon âme et s’ils veulent la prendre, pas de problème!« 

OLJ/AFP
20/07/2014

Fadi, instituteur de 36 ans, sa femme et son fils attendent une mort quasi-certaine: avec les derniers chrétiens de Mossoul, ils vivent dans l’angoisse d’être exécutés après l’expiration de l’ultimatum des jihadistes qui contrôlent cette ville du nord irakien.

Les combattants de l’Etat islamique (EI, ou Daech en arabe) avaient laissé jusqu’à samedi aux chrétiens pour se convertir à l’islam, payer une forte somme ou quitter la ville, sous peine de mort.
Quelque 25.000 chrétiens se trouvaient encore à Mossoul après sa prise par ce groupe ultra-radical le 10 juin, mais la plupart d’entre eux ont fui ces dernières 24 heures suite à l’ultimatum.

« Je reste. J’ai l’impression d’être déjà mort« , affirme Fadi, joint par l’AFP au téléphone peu avant l’expiration de l’ultimatum samedi midi (09H00 GMT). « Il ne me reste plus que mon âme et s’ils veulent la prendre, pas de problème! ».

(Lire aussi : HRW : Les jihadistes irakiens veulent « éradiquer » les minorités dans la région de Mossoul)

Vendredi, les haut-parleurs des mosquées se sont mis à hurler, appelant les chrétiens à quitter la deuxième ville d’Irak, cosmopolite depuis des siècles. Après leur offensive fulgurante lancée le 9 juin, les jihadistes se sont emparés de zones du nord et de l’ouest irakien où ils ont déclaré un califat. Ils entendent recréer sur ce territoire un Etat identique à celui des premiers temps de l’islam, imposant notamment aux Juifs et aux chrétiens qui ne se convertiraient pas de payer la « jizya », taxe dont doivent s’acquitter les non-musulmans.
Fadi, lui, n’a pas les moyens d’aller se réfugier ailleurs, et ceux qui partent, dit-il, ne sont pas assurés de trouver une vie meilleure.

‘C’est l’argent de l’EI’

Quand ils ont fui, ses co-religionnaires « ont été arrêtés par des combattants de l’Etat islamique qui leur ont tout pris: téléphones portables, argent, bijoux« , assure Fadi. « Quand mon cousin et des amis ont essayé de discuter avec eux, ils leur ont pris leurs voitures aussi« . « Ils ont pris à une vieille femme 15.000 dollars. Elle n’a demandé à garder que 100 dollars et ils lui ont répondu: +c’est l’argent de l’Etat islamique et on ne peut pas te le donner+« , rapporte Fadi.

Mais même ceux qui peuvent se permettre de payer la « jizya » préfèrent fuir face à des jihadistes connus pour leur brutalité, qui n’hésitent pas à tuer et à crucifier ceux qui leur résistent.

(Pour mémoire : A quelques km de Mossoul, les chrétiens irakiens pris au piège se terrent)

« Peut-être que certains chrétiens se cachent encore à Mossoul, mais je pense qu’aucun n’a décidé de payer la +jizya+ ou de se convertir. Aucun chrétien ne fait confiance à ces brigands« , affirme à l’AFP Yonadam Kanna, éminent dirigeant chrétien. « Ils sont allés jusqu’à voler les alliances des femmes qui s’enfuyaient de la ville, comment peuvent-ils se dire musulmans?« .

Ahlam et son mari ont porté leurs deux garçons sur leurs épaules durant les 20 kilomètres qu’ils ont parcourus une fois sortis de Mossoul. « On est d’abord arrivés à Tilkkef, complètement exténués: on n’avait rien mangé ni bu pendant toute une journée« , poursuit cette chrétienne de 34 ans.

Dans cette ville au nord de Mossoul –dans la région autonome du Kurdistan– des volontaires attendaient avec leurs voitures pour transporter les centaines de chrétiens, toutes générations confondues, fuyant à pied sous un soleil de plomb, ajoute-t-elle.

Et pour ces déplacés, l’idée d’un retour semble compromise: dans un communiqué, l’EI a indiqué que toute maison abandonnée devenait de fait sa propriété.
« A Mossoul, j’ai laissé ma maison, celle que ma famille avait construite il y a des décennies. Elle a été perdue en un instant. Tout s’est envolé: nos souvenirs, notre maison« , dit Ahlam, les larmes aux yeux.

ANNEXE

 

Irak : la semaine de calvaire des chrétiens de Mossoul (Source)

Menacés par les djihadistes, les 3000 derniers fidèles de la ville se sont réfugiés dans la province kurde voisine.

Entre la valise et le cercueil, Yohanna n’a guère eu le choix: «J’ai tout laissé derrière moi: mes meubles, mon travail et même mes vêtements», se lamente ce chrétien de Mossoul, joint au téléphone dans le village voisin de Qosh, où il s’est réfugié avec les siens. «Nous avons eu très peur en quittant la ville samedi dernier», poursuit-il. Il est parti avec quelque 300 autres familles chrétiennes, cédant aux injonctions des djihadistes qui ont instauré un califat sur le «pays sunnite», après s’être emparés de Mossoul le 10 juin.

En une semaine, la vie des 3.000 derniers chrétiens de Mossoul a tourné au cauchemar. Et Yohanna en est d’autant plus surpris qu’au cours du premier mois sous le règne des djihadistes lui et de nombreux autres fidèles étaient plutôt rassurés. «Des chrétiens ayant fui Mossoul après la conquête djihadiste étaient même revenus», dit-il.

Mais, à partir du dimanche 13 juillet, des informations alarmistes ont commencé à circuler. Des fonctionnaires chrétiens n’ont pas été payés, et, à la mosquée, où se fait la distribution des bons d’achat de bombonnes de gaz, les chrétiens devaient soudainement attendre pour les obtenir. Mardi, deux jours plus tard, c’est la stupeur: les maisons des chrétiens sont taguées de la lettre «N», comme nassarah (chrétiens). Puis, le lendemain matin, les notables sont convoqués par les djihadistes à l’archevêché syriaque catholique pour leur expliquer de «nouvelles règles de vie». Flairant le piège, ils n’y vont pas. «C’était humiliant de s’entendre dire dans une église comment on devait vivre dans une ville où nos ancêtres habitent depuis deux mille ans», fait valoir un autre chrétien, qui préfère rester anonyme.

«L’épée entre nous et vous»

Les nouveaux maîtres de la ville sont furieux qu’on leur résiste. Le soir même, des haut-parleurs, hissés sur des véhicules circulant dans les quartiers chrétiens, expliquent ces «nouvelles règles de vie»: «Devenez musulmans et sujets du califat, ou alors payez la jyziah (l’impôt que les mécréants doivent payer aux musulmans), ce qui n’empêchera pas les hommes de devoir combattre avec nous. Sinon, partez, sans emporter quoi que ce soit. Et si vous ne respectez aucune de ces conditions, entre vous et nous, il n’y aura que l’épée.» C’est-à-dire la mort assurée.

Les chrétiens ont jusqu’à samedi midi pour quitter Mossoul. Et, pour que le message soit bien compris, le vendredi matin, une lettre est distribuée chez de nombreux chrétiens. Mais, comme personne ne bouge, le soir même, vers 19 h 30, des représentants du califat reviennent en colère à l’archevêché: «Comment osez-vous nous désobéir et ne pas venir à la réunion à laquelle on vous avait conviés?» Des djihadistes s’emparent alors de portraits d’évêques de Mossoul dans la salle du diwan, avant de les incendier. Depuis, on ignore dans quel état se trouve l’archevêché syriaque. Alertés, des voisins musulmans auraient alors tenté de s’opposer aux exactions contre l’Église, avant de se faire tancer: «Bande de mécréants! De quoi vous plaignez-vous, on veut transformer cette église en mosquée!»

Un couvent occupé

En fuyant Mossoul vendredi et samedi, de nombreux chrétiens se sont fait rançonner aux barrages, y compris des femmes qui ont été dépouillées de leurs bijoux par d’autres femmes, mais djihadistes, celles-là. «C’est bien la preuve de l’existence d’un plan de sortie des chrétiens de Mossoul», souligne Faraj Benoit Camura, de l’ONG Fraternité en Irak, qui vient en aide aux chrétiens de l’ancienne Mésopotamie. Depuis, d’autres rumeurs courent dans les camps de réfugiés de Qosh et Qaraqosh, où d’autres familles se sont repliées. Le couvent Saint-Georges, sur les hauteurs de Mossoul, aurait été occupé. La porte du couvent dominicain de l’Horloge - offerte par l’impératrice Eugénie - a été défoncée. Mais on ignore s’il y a eu des dégradations à l’intérieur.

Ce qui est sûr, en revanche, ce sont les départs forcés avant-hier de trois moines et d’autant de familles ayant trouvé refuge au couvent de Mar Behnam, non loin de Mossoul. Et à pied, sans avoir le droit de prendre leurs voitures. Comme une ultime humiliation. Et pourtant, ce calvaire n’est rien par rapport à celui que doivent endurer une poignée de chrétiens qui n’ont pas pu ou pas voulu quitter Mossoul. Ils seraient cachés chez des amis ou des voisins musulmans. «Mais vous savez, dans le drame que vit l’Irak, nous sommes encore chanceux par rapport aux Yazidis[*] qui ont été kidnappés ou tués», soupire Yohanna. Occupé à aider les réfugiés de Qosh, le père Gabriel, qui a quitté Mossoul il y a un mois, lance un SOS: «Face à ces monstres, la présence chrétienne est en danger. Nous réclamons une force militaire internationale pour protéger les chrétiens d’Irak. Sinon, nous allons continuer de souffrir et probablement disparaître

[*] Les Yazidis (ou Yezidi) appartiennent à une communauté éthno-religieuse kurde, pratiquant une ancienne religion monothéiste liée au Zoroastrisme.

Prière du Pape pour les chrétiens persécutés

... en particulier ceux de Mossoul, lors de l’angélus aujourd’hui :

« Chers frères et soeurs, j’ai appris avec préoccupation les nouvelles qui arrivent des communautés chrétiennes de Mossoul (Irak) et d’autres régions du Moyen Orient, où, dès le début du christianisme, elles ont vécu avec leurs concitoyens, offrant une contribution significative au bien de la société. Aujourd’hui, ils sont persécutés, ils sont chassés, ils doivent quitter leurs maisons sans la possibilité de rien emporter. J’assure ces familles et ces personnes de ma proximité et de ma prière constante.

Chers frères et sœurs si persécutés, je sais combien vous souffrez, je sais que vous êtes dépouillés de tout ; je suis avec vous dans la confiance en celui qui a vaincu le mal.

80% des personnes persécutées sont des chrétiens

Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens,déclare à L’Osservatore Romano du 19 juillet :

« Nous devons être plus courageux dans le fait de dénoncer les persécutions contre les chrétiens, parce qu’aujourd’hui nous assistons à plus de persécutions que durant les premiers siècles du christianisme ».

« On estime que 80% des personnes persécutées sont chrétiennes, et je crois que nous sommes trop silencieux ».

« Toutes les Eglises ont leurs martyrs, et que les martyrs d’aujourd’hui sont la semence de l’œcuménisme et de l’unité pour le futur. »

« Le Pape François parle d’œcuménisme de la souffrance, et c’est surtout vrai pour les pays qui ont vu naître le christianisme au Moyen-Orient, où les chrétiens fuient, sont contraints de partir, parce que s’ils restent ils sont assassinés ».

« Comme il est triste que seuls restent des bâtiments vides et non pas les gens. Malgré tout je vois des signaux positifs dans certains endroits. Ainsi en Syrie, la persécution ici et là unit les chrétiens ».

Un monastère irakien tombe aux mains des islamistes

Aujourd’hui, les islamistes ont mis la main sur le monastère des martyrs Behnam et Sarah en Irak. Ils ont obligé les moines à quitter le monastère. Les moines ont pris la direction de Qaraqosh qui n’est pas loin du monastère, seulement à 19 km. Cette communauté laisse derrière elle un haut lieu de spiritualité, un monument historique de toute beauté, une bibliothèque pleine de manuscrits très anciens, des livres liturgiques et un lieu symbolique de la rencontre islamo-chrétienne.

Le vendredi 18 juillet, les terroristes avaient brûlé l’archevêché des syriaques catholiques dans le centre-ville de Mossoul.

Le samedi 19 juillet, les terroristes se sont emparés du couvent de Saint-Georges au nord de Mossoul.

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