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Agression des pompiers en Corse

publié dans regards sur le monde le 29 décembre 2015


Que penser de la réaction du peuple corse ?

L’histoire de la lutte contre les incendies remonte à l’Antiquité, quand les premières communautés urbaines ont constaté les terribles dommages que pouvait causer le feu. S’en est suivie, au cours du Moyen Âge puis des temps modernes, une organisation de plus en plus structurée, hiérarchisée et spécialisée. Le monde militaire a, également, largement contribué à faire des pompiers les soldats du feu compétents qu’ils sont aujourd’hui. Leur domaine d’activité s’est accru : désormais, les pompiers assurent majoritairement du secours à la personne, et le secours routier côtoie la lutte contre les feux, qu’ils soient domestiques, industriels, de forêt, etc.

L’élément essentiel que les pompiers, volontaires ou professionnels, entretiennent tout au long de leur carrière, est la vocation.

On ne devient pas pompier pour le salaire. On ne devient pas pompier pour le prestige. On ne devient pas pompier parce qu’on est sportif.
On est pompier parce que l’on veut porter secours et assistance à tous ceux qui sont dans le besoin.

Les services départementaux d’incendie et de secours assurent, dans chaque département, la bonne marche de ce service public administratif, par définition, entièrement gratuit.

Une agression contre un pompier d’Ajaccio a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi.

Cet acte est d’une lâcheté et d’une ingratitude effroyables. Alors que des mesures sont prises, depuis peu, dans chaque centre de secours pour faire face au risque d’attentat, cette agression vient rappeler aux pompiers que leur vocation de secourir trouve un curieux écho chez certains requérants. Mettre sa vie en péril pour sauver une autre vie ne semble pas émouvoir ceux qui défient incessamment et impunément l’État.

Que penser de la réaction du peuple corse ?

Un accès de violence, une fièvre soudaine, un ras-le-bol qui peut enfin s’exprimer.

Les politicards qui nous gouvernent n’auront pas de mots assez durs pour condamner les manifestations, les dérapages, les bavures commis ces derniers jours.

C’est continuer à fermer les yeux et accélérer alors que le mur est droit devant.

Certes, la violence n’est pas légitime. Seul l’État, dit Weber, détient le droit d’en user contre ses citoyens. Certes, les cris, revendications et exactions des manifestants corses peuvent en effrayer plus d’un.

Mais placer à égalité l’acte méprisable, inhumain, qui vient frapper la France entière en s’attaquant à son service public, et les réactions de colère, parfaitement compréhensibles (mais pas pour tous, manifestement), c’est assurer, contre son gré, la pérennité du mouvement.

Un barrage est fait pour emmagasiner de la force. Si rien n’est fait pour évacuer le trop-plein, la digue cède violemment et emporte tout avec elle.

Gageons que nos ministres aient un peu de clairvoyance et ne croient pas ce qu’ils disent, mais plutôt qu’ils récitent un refrain que seul un résidu d’électeurs veut bien reprendre en chœur. Le contraire serait parfaitement inquiétant…

 (Source Le Boulevard Voltaire)

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