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Un film qui décoiffe

publié dans regards sur le monde le 22 mai 2017


 

« Tu ne tueras point » de Mel Gibson

 

Hacksaw-Ridge-R

Sortie en novembre 2016, « Tu ne tueras point », de Mel Gibson, n’a pas fait grand bruit dans les colonnes de la presse française subventionnée. Gibson est persona non grata depuis « La Passion du Christ ». Il s’agit pourtant sans aucun doute d’un monument du cinéma,  d’un des plus grands films  de guerre réalisés ces dernières années.

Voici le synopsis du film :

Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s’est retrouvé confronté à un dilemme : comme n’importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s’opposait ne serait-ce qu’à tenir une arme et refusait d’autant plus de tuer.

Il s’engagea tout de même dans le service médical de l’infanterie . Son refus d’infléchir ses convictions lui valut d’être rudement mené par ses camarades et sa hiérarchie. Armé de sa seule foi, il est entré dans l’enfer de la guerre pour en devenir l’un des plus grands héros. Lors de la bataille d’Okinawa sur l’imprenable falaise de Maeda, il a réussi à sauver des dizaines de vie seul sous le feu de l’ennemi, ramenant en sûreté, hors du champ de bataille, un à un les soldats blessés.

Malgré la cabale contre Mel Gibson, le film a obtenu deux oscars et quatre nominations , ce qui en dit long sur la qualité de ce film qui retrace une histoire vraie, celle d’un héros américain, Desmond Doss, objecteur de conscience, mais patriote,  ayant la volonté de partir avec ses camarades au combat, pour les sauver, pour sauver des vies, tout en refusant de porter et de faire usage d’une arme.

Pour rappel, un objecteur de conscience est une personne qui refuse d’accomplir certains actes requis par une autorité lorsqu’il sont jugés en contradiction avec des convictions intimes de nature religieuse, philosophique ou sentimentale.

Que dire d’un tel chef d’oeuvre, que les critiques aveuglés par leurs préjugés du Monde, de la Croix, des Inrocks, de l’ Obs, de l’Express, des Cahiers du Cinéma se sont permis de descendre en flèche ? Que depuis La Ligne Rouge du grand Terrence Malick, aucun film n’avait abordé la guerre sous cet aspect philosophique et spirituel.

 

Que depuis Il faut sauver le soldat Ryan  de Spielberg, personne n’était parvenu à filmer des scènes de guerre d’une violence, d’un réalisme et d’une intensité rares. Il faut être bien accroché pour supporter la scène de bataille principale, sur Hacksaw Ridge.

Mel Gibson a mis dans ce film toutes ses tripes, comme  chaque fois qu’il s’est investi dans un projet. La plupart du temps, il a trouvé le succès, de Braveheart à La Passion du Christ en passant, à un niveau moindre, par Apocalypto. Il y a investi toute son ardeur et ses croyances religieuses. Ceci devrait captiver, même ceux qui ne les partagent pas.

Car comment ne pas être fasciné et admiratif devant ce personnage de Desmond (incarné avec brio par Andrew Garfield, qui crève l’écran). Il est à la fois un être courageux et un être terriblement passionné, fanatique même, prêt à tout pour aller au bout de ses convictions envers et contre tous.

Et que dire de la musique qui accompagne le film ? De la façon de filmer ? Seul reproche que l’on pourrait faire – mais il aurait fallu alors non pas 2h20 mais 10h de film – celui de ne s’être focalisé que sur un personnage et un seul, mais n’est-ce pas le principe d’un biopic ?

Tu ne tueras point, c’est un film dont on ne ressort pas indemne. Un film qui contribue à faire l’histoire du cinéma. Une grande gifle dans la figure, mais ce genre de gifle qui fait du bien, et qui remet en place, qui permet de rester humble. Un film que le cinéma français est incapable aujourd’hui de produire, englué dans l’idéologie et le médiocre.

2h20 d’émotions en tout genre, qui consacrent à nouveau Mel Gibson comme ce qu’il est : un des meilleurs , des plus grands réalisateurs de son époque ! Vous l’avez compris , il faut absolument voir Tu ne tueras point.

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