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La croix de Ploêrmel

publié dans regards sur le monde le 7 novembre 2017


Ploërmel : le maire répond à l’hebdomadaire “Minute”


Patrick Le Diffon, maire LR de Ploërmel (Morbihan) et conseiller régional de Bretagne, a répondu aux questions de l’hebdomadaire Minute sur l’affaire du monument élevé à Jean-Paul II dans sa commune. Voici un extrait de cet entretien qui peut être lu sur le site de Minute. Le maire a, semble-t-il, pris conscience du droit moral de l’artiste qui a conçu le monument et de la possibilité de “privatiser” une partie de la place sur laquelle il est érigé pour contourner les injonctions de l’arrêt du Conseil d’État…

Monsieur le maire, l’arche et la croix qui accompagnent la statue sont-elles parties intégrantes de l’œuvre du sculpteur Zurab Tseretli ?

Oui. J’interroge d’ailleurs actuellement cet artiste russe pour lui demander s’il m’autorise, s’il est impossible de faire autrement, à enlever la croix pour respecter l’injonction du Conseil d’État. Il pourrait me poursuivre si je mutilais son œuvre sans son autorisation, puisqu’il en garde la propriété intellectuelle : l’œuvre d’art est une et indivisible.

Puisque c’est le caractère public de l’emplacement de cette œuvre qui est en cause, ne pourriez-vous tourner cette difficulté en vendant cet espace à une association privée ?

Une procédure déjà en cours pourrait, en effet, y aboutir. Inaugurée en décembre 2006, place Jean Paul II, la statue est érigée sur un parking public, lui-même créé à l’emplacement de l’ancienne cour du couvent du Sacré-Cœur. Celui-ci, qui était devenu un collège et un pensionnat de jeunes filles, a appartenu à la communauté des sœurs de Ploërmel jusqu’à la fin des années 1990. À cette époque, la commune s’en est portée acquéreur avec le projet d’y aménager un centre culturel, qui s’est avéré finalement trop onéreux. Or, en mars 2006, un incendie a dévasté l’ancien couvent et la commune n’a pas la capacité financière de le restaurer elle-même, mais nous pouvons le sauver en “saucissonnant” les bâtiments. Une partie d’entre eux, ravagés par le feu, sera rasée et nous cherchons un porteur de projet privé susceptible de réhabiliter les moins abîmés pour en faire des immeubles. Dans cette optique, le parking serait privatisé – et l’œuvre de Tseretli ne se trouverait donc plus sur un espace public. Mais aurons-nous le temps de réaliser cette opération immobilière ? […]

Source : Minute, 1er novembre

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