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Prier avec l’Eglise. le chant de louange des trois hébreux dans la fournaise au chant des Laudes le dimanche

publié dans paroisse saint michel le 5 janvier 2019


Prier avec l’Eglise

Tome 2

Les laudes et l’hymne du dimanche du bréviaire romain

Daniel 3 57-88

Ou quatrième « psaume » des Laudes

Chant de louange des trois hébreux dans la fournaise

 

Nous n’avons pas ici le texte, à proprement parlé, d’un psaume, mais bien le chant de louange des trois hébreux jetés, par les serviteurs du Roi Nabuchodonosor, dans la fournaise. Le feu ne les touche pas malgré son intensité, par la protection spéciale de Dieu ayant envoyé son ange. Aussi tout naturellement, les trois, d’un seul cœur, d’une seule âme, se mettent à chanter la gloire de Dieu au milieu du feu ronflant. C’est tout simplement remarquable. C’est peut-être le plus beau chant sorti du cœur humain à la gloire de Dieu. Plus beau, peut-être même que le chant des anges dans le Ciel (Apocalypse 4 et 5), plus beau même que le chant des anges en la nuit de Noël.

Tout d’abord donnons un petit extrait de leur chant:

« Fontaines, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Mers et fleuves, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Monstres et tout ce qui s’agite dans les eaux, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais.
Oiseaux du ciel, bénissez tous le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Bêtes sauvages et troupeaux, bénissez tous le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais.
Enfants des hommes, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Qu’Israël bénisse le Seigneur ; qu’il le loue et l’exalte à jamais ! Prêtres du Seigneur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Serviteurs du Seigneur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Esprits et âmes des justes, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Saints et humbles de cœur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais ». (Daniel 3 77-87)

 

Mais pour comprendre ce chant à la gloire de Dieu et son enthousiasme,  il est bon d’en connaître le contexte. Vous comprendrez alors la raison de ce chant qu’il n’est pas nécessaire de commenter. Il suffit de le lire et de le méditer.

Il faut reprendre l’histoire de Daniel, du pourquoi  de sa présence dans le royaume de Nabuchodonosor, accompagné des trois hébreux, Ananias, Misaël et Azarias.

Il faut se souvenir de l’occupation de Jérusalem par le roi Nabuchodonosor :

« La troisième année du règne de Joakim, roi de Juda, Nabuchodonosor, roi de Babylone, vint contre Jérusalem et l’assiégea. Le Seigneur livra entre ses mains Joakim, roi de Juda, et une partie des vases de la maison de Dieu ; et il les emporta au pays de Sennaar, dans la maison de son dieu, et il déposa les vases dans le trésor de son dieu.
Le roi dit à Asphenez, chef de ses eunuques, d’amener d’entre les enfants d’Israël, de la race royale ou de la noblesse, des jeunes gens sans aucun défaut, beaux de figure, doués de toutes sortes de talents, instruits et intelligents, pleins de vigueur, pour qu’ils se tinssent dans le palais du roi et qu’on leur enseignât la littérature et la langue des Chaldéens.
Le roi leur assigna pour chaque jour une portion des mets royaux et du vin dont il buvait, afin que, ayant été élevés pendant trois ans, ils se tinssent au bout de ce temps devant le roi.
Il y avait parmi eux, d’entre les enfants de Juda, Daniel, Ananias, Misaël et Azarias.
Le chef des eunuques leur donna des noms ; il appela Daniel Baltassar, Ananias Sidrac, Misaël Misac, et Azarias Abdénago.
Daniel résolut en son cœur de ne pas se souiller par les mets du roi et par le vin dont il buvait, et il demanda au chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller. Et Dieu fit trouver à Daniel grâce et faveur auprès du chef des eunuques. Le chef des eunuques dit à Daniel : «  Je crains le roi, mon maître, qui a fixé ce que vous devez manger et boire ; car pourquoi verrait-il vos visages plus défaits que ceux des jeunes gens de votre âge ? Vous mettriez en danger ma tête auprès du roi.  »Alors Daniel dit au maître d’hôtel, que le chef des eunuques avait établi sur Daniel, Ananias, Misaël et Azarias : «Fais, je te prie, un essai avec tes serviteurs pendant dix jours, et qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire. Après cela, tu regarderas nos visages et le visage des jeunes gens qui mangent les mets du roi, et, selon que tu auras vu, tu agiras avec tes serviteurs. »  Il consentit à leur demande et les éprouva pendant dix jours.
Au bout de dix jours, ils se trouvèrent avoir meilleur visage et plus d’embonpoint que tous les jeunes gens qui mangeaient les mets du roi. Et le maître d’hôtel emportait les mets et le vin qu’ils devaient boire, et leur donnait des légumes.

 

A ces jeunes gens, à tous les quatre, Dieu donna du savoir et de l’habileté dans toute la littérature et en toute sagesse, et Daniel avait l’intelligence de toutes sortes devisions et de songes.
Au bout du temps fixé par le roi pour les amener, le chef des eunuques les amena devant Nabuchodonosor. Le roi s’entretint avec eux, et il ne se trouva personne parmi eux tous comme Daniel, Ananias, Misaël et Azarias ; ils furent donc admis au service du roi. Sur tous les sujets qui réclamaient de la sagesse et de l’intelligence, et sur lesquels le roi les interrogeait, il les trouvait dix fois supérieurs à tous les lettrés et magiciens qui étaient en tout son royaume.
Daniel fut ainsi jusqu’à la première année du roi Cyrus.

 

La seconde année du règne de Nabuchodonosor, Nabuchodonosor eut des songes, son esprit fut agité et le sommeil se retira de lui. Le roi fit appeler les lettrés, les magiciens, les enchanteurs et les Chaldéens pour lui expliquer ses songes ; ils vinrent et ils se tinrent devant le roi. Le roi leur dit : « J’ai fait un songe, et mon esprit est agité, cherchant à connaître ce songe. » Les Chaldéens répondirent au roi en langue araméenne : «  O roi, vis éternellement ! Dis le songe à tes serviteurs, et nous en ferons connaître la signification.  »
Le roi répondit aux Chaldéens, en disant : «  C’est chose arrêtée par moi. Si vous ne me faites savoir le songe et sa signification, vous serez coupés en morceaux et vos maisons seront réduites en cloaques. Mais si vous me faîtes connaître le songe et sa signification, vous recevrez de moi des dons et des présents, et de grands honneurs ; ainsi faites-moi connaître le songe et sa signification.  »
Ils répondirent pour la deuxième fois en disant : «  Que le roi dise le songe à ses serviteurs, et nous en ferons connaître la signification.  » Le roi répondit et dit : «  En vérité, je sais que vous cherchez à gagner du temps, parce que vous voyez que c’est chose arrêtée par moi. Puisque vous ne me faîtes pas savoir le songe, c’est que vous n’avez qu’une pensée, celle de concerter un discours mensonger et trompeur, pour le tenir devant moi, en attendant que les temps soient changés ; ainsi, dites-moi le songe et je saurai que vous pourrez m’en faire connaître la véritable signification.  » Les Chaldéens répondirent devant le roi en disant : «  Il n’y a pas d’homme sur la terre qui puisse faire connaître ce que le roi demande. Aussi jamais roi, si grand et si puissant qu’il ait été, n’a demandé pareille chose d’aucun lettré, astrologue ou Chaldéen. La chose que le roi demande est difficile, et il n’y a personne qui puisse la faire connaître devant le roi, hormis les dieux dont la demeure n’est pas parmi les mortels.  »

 

Là-dessus le roi se mit en colère et en grande fureur, et il donna l’ordre de mettre à mort tous les sages de Babylone. La sentence ayant été publiée, les sages étaient mis à mort, et on cherchait Daniel et ses compagnons pour les tuer.
Alors Daniel fit une réponse prudente et sensée à Arioch, chef des gardes du roi, qui était sorti pour mettre à mort les sages de Babylone.
Il prit la parole et dit à Arioch, commandant du roi : «  Pourquoi cette sentence sévère de la part du roi ?  » Et  Arioch exposa la chose à Daniel. Alors Daniel entra dans le palais et pria  le roi de lui accorder un délai afin de faire connaître au roi la signification.
Aussitôt Daniel alla dans sa maison et informa de l’affaire Ananias, Misaël et Azarias, ses compagnons, les engageant à implorer la miséricorde du Dieu du ciel sur ce mystère, pour qu’on ne fit point périr Daniel et ses compagnons avec le reste des sages de Babylone.
Alors le secret fut révélé à Daniel  dans une vision pendant la nuit, et Daniel bénit le Dieu du ciel. Daniel prit la parole et dit : «  Béni soit le nom de Dieu, d’éternité en éternité, car à lui appartiennent la sagesse et la force. C’est lui qui change les moments et les temps, qui renverse les rois et qui élève les rois, qui donne la sagesse aux sages et le savoir aux intelligents. C’est lui qui révèle les choses profondes et cachées, qui sait ce qui est dans les ténèbres, et la lumière demeure avec lui. C’est vous, Dieu de mes pères, que je célèbre et que je loue de ce que vous m’avez donné la sagesse et la force, et de ce que maintenant vous m’avez fait savoir ce que nous vous avons demandé, en nous faisant savoir l’affaire du roi.  »
C’est pourquoi Daniel se rendit auprès d’Arioch, que le roi avait chargé de mettre à mort les sages de Babylone ; il alla et lui parla ainsi : «  Ne fais pas périr les sages de Babylone ; introduis-moi devant le roi, et je ferai connaître au roi la signification.  » Arioch s’empressa de faire entrer Daniel devant le roi et lui parla ainsi : «  J’ai trouvé parmi les captifs de Juda un homme qui fera savoir au roi la signification.  » Le roi prit la parole et dit à Daniel, qui s’appelait Baltassar : «  Es-tu capable de me faire savoir le songe que j’ai eu et sa signification ?  »
Daniel répondit en présence du roi et dit : «  Le secret que le roi demande, ni sages, ni magiciens, ni lettrés, ni astrologues ne sont capables de le faire connaître au roi. Mais il y a un Dieu dans le ciel qui révèle les secrets et qui a fait savoir au roi Nabuchodonosor ce qui doit arriver à la fin des jours. Ton songe et les visions de ton esprit que tu as eues sur ta couche, les voici : Toi, ô roi, tes pensées s’élevaient en ton esprit sur ta couche au sujet de ce qui arriverait après ce temps-ci, et celui qui révèle les secrets t’a fait connaître ce qui doit arriver. Et moi, ce n’est pas par une sagesse qui serait en moi, supérieure à celle de tous les vivants, que ce secret m’a été révélé, mais c’est afin qu’on en fasse savoir la signification au roi, et que tu connaisses les pensées de ton cœur.
Toi, ô roi, tu regardais, et voici une grande statue. Cette statue était immense et sa splendeur extraordinaire ; elle se dressait devant toi, et son aspect était terrible. Cette statue avait la tête d’or fin, la poitrine et les bras d’argent, le ventre et les cuisses d’airain, les jambes de fer, les pieds en partie de fer et en partie d’argile. Tu regardais, jusqu’à ce qu’une pierre fut détachée, non par une main, et frappa la statue à ses pieds de fer et d’argile, et les brisa. Alors furent brisés en même temps le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or, et ils devinrent comme la balle qui s’élève de l’aire en été, et le vent les emporta sans qu’on en trouve plus aucune trace ; et la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre.
Voilà le songe ; sa signification, nous allons la dire devant le roi.
Toi, ô roi, roi des rois, à qui le Dieu du ciel a donné l’empire, la puissance, la force et la gloire, entre les mains de qui il a livré, en quelque lieu qu’ils habitent, les enfants des hommes, les bêtes des champs, les oiseaux des cieux, et qu’il a fait dominer sur eux tous : c’est toi qui es la tête d’or. Après toi, il s’élèvera un autre royaume, moindre que toi, puis un troisième royaume d’airain, qui dominera sur toute la terre.  Un quatrième royaume sera fort comme le fer ; de même que le fer écrase et brise tout, et comme le fer qui met en pièces, il écrasera et mettra en pièces tous ceux-là. Si tu as vu les pieds et les orteils en partie d’argile de potier et en partie de fer, c’est que ce sera un royaume divisé ; il y aura en lui de la solidité du fer, selon que tu as vu du fer mêlé à l’argile.
Mais comme les orteils des pieds étaient en partie de fer et en partie d’argile, ce royaume sera en partie fort, et il sera en partie fragile. Si tu as vu le fer mêlé à l’argile, c’est qu’ils seront mêlés de semence d’homme ; mais ils ne tiendront pas l’un à l’autre, de même que le fer ne peut s’allier avec l’argile. Dans le temps de ces rois, le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et dont la domination ne sera point abandonnée à un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera à jamais, selon que tu as vu qu’une pierre a été détachée de la montagne, non par une main, et qu’elle a brisé le fer, l’airain, l’argile, l’argent et l’or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui arrivera dans la suite ; le songe est véritable et sa signification certaine.  »

Alors le roi Nabuchodonosor tomba sur sa face et se prosterna devant Daniel, et il ordonna qu’on lui offrit des oblations et des parfums. Le roi parla ensuite à Daniel et dit : «  Vraiment votre Dieu est le Dieu des dieux, le seigneur des rois et le révélateur des secrets, puisque tu as pu révéler ce secret.  »
Alors le roi éleva Daniel et lui fit de nombreux et riches présents ; il l’établit gouverneur sur toute la province de Babylone et chef suprême sur tous les sages de Babylone. A la prière de Daniel, le roi commit aux affaires de la province de Babylone Sidrac, Misac et Abdénago ; et Daniel demeura à la cour.

 

Ensuite, nous dit l’Ecriture : « Le roi Nabuchodonosor fit une statue d’or, dont la hauteur était de soixante coudées et la largeur de six coudées ; il la dressa dans la plaine de Dura, dans la province de Babylone. Et le roi Nabuchodonosor fit rassembler les satrapes, les intendants et les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les légistes, les juges et tous les magistrats des provinces, pour qu’ils se rendissent à la dédicace de la statue qu’avait dressée le roi Nabuchodonosor.
Ainsi s’assemblèrent les satrapes, les intendants et les gouverneurs, les grands juges, les trésoriers, les légistes, les juges et tous les magistrats des provinces pour la dédicace de la statue que le roi Nabuchodonosor avait dressée ; et ils se tinrent devant la statue qu’avait dressée Nabuchodonosor.
Un héraut cria d’une voix forte : «  Voici ce qu’on vous fait savoir, à vous, peuples, nations et langues : Au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes sortes d’instruments, vous vous prosternerez pour adorer la statue d’or que le roi Nabuchodonosor a dressée. Quiconque ne se prosternera pas et n’adorera pas la statue, sera jeté à l’instant au milieu de la fournaise de feu ardent.  »
C’est pourquoi au montent où tous les peuples entendirent le son de la trompette, du chalumeau, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion et de toutes les sortes d’instruments, tous les peuples, nations et langues se prosternèrent, adorant la statue d’or qu’avait dressée le roi Nabuchodonosor.
Là-dessus, au moment même, des Chaldéens s’approchèrent et dirent du mal des Juifs. Ils prirent la parole et dirent au roi Nabuchodonosor : «  O roi, vis à jamais !  » Toi, ô roi, tu as porté un décret ordonnant que tout homme qui entendrait le son de la trompette, du chalumeau, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes les sortes d’instruments, se prosterne pour adorer la statue d’or, et que quiconque ne se prosternera pas pour l’adorer sera jeté au milieu de la fournaise de feu ardent. Or, il y a des juifs que tu as préposés aux affaires de la province de Babylone, Sidrac, Misac et Abdénago : ces hommes-là n’ont pas d’égard pour toi, ô roi ; ils ne servent pas tes dieux et ils ne se prosternent pas devant la statue d’or que tu as dressée.  »

Alors Nabuchodonosor, irrité et furieux, ordonna d’amener Sidrac, Misac, et Abdénago ; et ces hommes furent amenés devant le roi. Nabuchodonosor prit la parole et leur dit : «  Est-ce à dessein, Sidrac, Misac et Abdénago, que vous ne servez pas mon dieu et que vous n’adorez pas la statue d’or que j’ai dressée !
Maintenant si vous êtes prêts, au moment où vous entendrez le son de la trompette, du chalumeau, de la cithare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse et de toutes les sortes d’Instruments, à vous prosterner pour adorer la statue que j’ai faite… Mais si vous ne l’adorez pas, vous serez jetés à l’instant même au milieu de la fournaise de feu ardent, et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ?  »
Sidrac, Misac et Abdénago répondirent au roi et dirent : «  Nabuchodonosor, sur ce point nous n’avons pas besoin de t’adresser une réponse. Si vraiment notre Dieu que nous servons  peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi. Sinon, qu’il soit connu de toi, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux et que nous ne nous prosternerons pas devant la statue d’or que tu as dressée.  »

Alors Nabuchodonosor fut rempli de fureur, et l’aspect de son visage fut changé envers Sidrac, Misac, et Abdénago. Reprenant la parole, il ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu’on n’avait jugé convenable de le faire, et il commanda à quelques-uns des plus vigoureux soldats qui étaient dans son armée de lier Sidrac, Misac et Abdénago et de les jeter dans la fournaise de feu ardent. Alors ces hommes, avec leurs tuniques, leurs robes, leurs manteaux et leurs autres vêtements, furent liés et jetés dans la fournaise de feu ardent. Comme l’ordre du roi était pressant et la fournaise extraordinairement chauffée, la flamme de feu tua ces hommes qui y avaient jeté Sidrac, Misac et Abdénago.
23 Et ces trois hommes, Sidrac, Misac et Abdénago tombèrent au milieu de la fournaise ardente, tout liés. Et ils marchaient au milieu de la flamme, louant Dieu et bénissant le Seigneur. Et Azarias, se levant, fit cette prière ; ouvrant la bouche au milieu du feu, il dit : Soyez béni, Seigneur, Dieu de nos pères ; votre nom est digne de louange et de gloire à jamais. Car vous êtes juste dans tout ce que vous nous avez fait, et toutes vos œuvres sont vraies ; vos voies sont droites, et vos jugements sont équitables. Car vous avez rendu des jugements équitables ; dans tous les maux que vous avez fait venir sur nous ; et sur la ville sainte de nos pères, Jérusalem ; c’est par un juste jugement que vous avez fait tout cela, à cause de nos péchés. Car nous avons péché et commis l’iniquité en nous retirant de vous, et nous avons manqué en toutes choses. Nous n’avons pas écouté vos commandements et nous ne les avons pas observés, et nous n’avons pas agi selon que vous nous l’aviez commandé, afin que nous fussions heureux.
Tout ce que vous avez fait venir sur nous, tout ce que vous nous avez fait, c’est par un juste jugement que vous l’avez fait. Vous nous avez livrés aux mains d’ennemis injustes, d’apostats acharnés contre nous, et d’un roi injuste, le plus méchant de toute la terre. Et maintenant nous n’osons ouvrir la bouche ; la honte et l’opprobre sont à vos serviteurs, et à tous ceux qui vous adorent. Ne nous livrez pas pour toujours, à cause de votre nom, et ne détruisez pas votre alliance.
Ne retirez pas de nous votre miséricorde, à cause d’Abraham votre ami, d’Isaac votre serviteur, et d’Israël votre saint, auxquels vous avez promis de multiplier leur postérité ; comme les étoiles du ciel, et comme le sable qui est sur le rivage de la mer. Car, Seigneur, nous sommes réduits devant toutes les nations, et nous sommes aujourd’hui humiliés par toute ta terre, à cause de nos péchés. Il n’y a plus en ce temps pour nous ni prince, ni chef, ni prophète, ni holocauste, ni sacrifice, ni oblation, ni encens ; ni endroit pour apporter devant vous les prémices et trouver grâce. Mais, Seigneur, puissions-nous être reçus, le cœur contrit et l’esprit humilié, comme vous recevez un holocauste de béliers et de taureaux, ou de mille agneaux gras ; qu’il en soit ainsi de notre sacrifice devant vous aujourd’hui, et de notre soumission envers vous, car il n’y a pas de confusion pour ceux qui se fient en vous. Maintenant, nous vous suivons de tout notre cœur, nous vous craignons et nous cherchons votre visage. Ne nous confondez pas, mais traitez-nous selon votre douceur, et selon l’abondance de votre miséricorde. Délivrez-nous par vos prodiges, et donnez, Seigneur, gloire à votre nom. Qu’ils soient confondus tous ceux qui maltraitent vos serviteurs, couverts de honte par la perte de toute leur puissance, et que leur force soit brisée, qu’ils sachent que vous êtes le Seigneur, le seul Dieu, et le glorieux souverain de toute la terre !  »

Quelle belle prière !  Ô combien ! Il faudra s’en souvenir lorsque  l’Islam, châtiera, selon la justice de Dieu, l’occident pour ses iniquités, ses infidélités, celles des princes temporels et  spirituels….

« Cependant les serviteurs du roi qui avaient jeté ces trois hommes dans la fournaise, ne cessaient de la chauffer avec du naphte, de l’étoupe, de la poix et des sarments. La flamme s’élevait quarante-neuf coudées au-dessus de la fournaise ; et, s’étant élancée, elle brûla les Chaldéens qu’elle rencontra près de la fournaise.

 

Mais l’ange du Seigneur était descendu dans la fournaise avec Azarias et ses compagnons, et il écartait de la fournaise la flamme de feu. Et il rendit le milieu de la fournaise tel que si un vent de rosée y avait soufflé ; et le feu ne les toucha même pas, il ne les blessa point et ne leur causa point le moindre mal.
Alors ces trois hommes, comme d’une seule bouche, louaient, glorifiaient et bénissaient Dieu dans la fournaise, en disant :

« Vous êtes béni, Seigneur, Dieu de nos pères, digne d’être loué, glorifié et exalté à jamais. Béni est votre nom saint et glorieux, digne de suprême louange et exaltation à tout jamais. Vous êtes béni dans le temple de votre sainte gloire, digne de suprême louange et gloire à jamais. Vous élus béni sur le trône de votre royaume, digne de suprême louange et exaltation à jamais. Vous êtes béni, vous dont le regard pénètre les abîmes, et qui êtes assis sur les Chérubins, digne de suprême louange et exaltation à jamais. Vous êtes béni au firmament du ciel, digne de louange et de gloire à jamais.

La prière des Laudes du dimanche commence ici :

« Bénissez toutes le Seigneur, œuvres du Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Anges du Seigneur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais.
Cieux, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Eaux et tout ce qui est au-dessus des cieux, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais.
Puissances du Seigneur, bénissez toutes le Seigneur ; louez-le, et exaltez-le à jamais. Soleil et lune, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais.
Astres du ciel, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Pluies et rosées, bénissez toutes le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Vents que Dieu déchaîne, bénissez tous le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais.
Feux et chaleurs, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Froid et chaleur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Rosées et givres, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Gelées et frimas, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Glaces et neiges, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Nuits et jours, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Lumière et ténèbres, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Eclairs et sombres nuages, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Que la terre bénisse le Seigneur ; qu’elle le loue et l’exalte à jamais ! Montagnes et collines, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Plantes qui croissez sur la terre, bénissez toutes le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Fontaines, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Mers et fleuves, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Monstres et tout ce qui s’agite dans les eaux, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Oiseaux du ciel, bénissez tous le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Bêtes sauvages et troupeaux, bénissez tous le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Enfants des hommes, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Qu’Israël bénisse le Seigneur ; qu’il le loue et l’exalte à jamais ! Prêtres du Seigneur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Serviteurs du Seigneur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Esprits et âmes des justes, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Saints et humbles de cœur, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Ananias, Azarias et Misaël, bénissez le Seigneur ; louez-le et exaltez-le à jamais. Car il nous a tirés du schéol, et délivrés de la puissance de la mort ; il nous a sauvés du milieu de la fournaise de flamme brûlante, et tirés du milieu du feu.
89 Célébrez le Seigneur, car il est bon, car sa miséricorde dure à jamais.
90 Vous tous, hommes pieux, bénissez le Seigneur, le Dieu des dieux ; louez-le et célébrez-le, car sa miséricorde dure à jamais.

Alors le roi Nabuchodonosor fut dans la stupeur et se leva précipitamment. Il prit la parole et dit à ses conseillers : «  N’avons-nous pas jeté au milieu du feu trois hommes liés ?  » Ils répondirent et dirent au roi : «  Certainement, ô roi !  »
Il reprit et dit : «  Eh bien, moi, je vois quatre hommes sans liens, marchant au milieu du feu et n’ayant aucun mal ; l’aspect du quatrième ressemble à celui d’un fils des dieux.  » Puis Nabuchodonosor s’approcha de la porte de la fournaise de feu ardent ; il prit la parole et dit : «  Sidrac, Misac et Abdénago, serviteurs du Dieu Très-Haut, sortez et venez !  » Alors Sidrac, Misac et Abdénago sortirent du milieu du feu. Les satrapes, les intendants, les gouverneurs et les conseillers du roi, s’étant rassemblés, regardèrent ces hommes et virent que le feu n’avait eu aucun pouvoir sur leur corps, que les cheveux de leur tête n’avaient pas été brûlés, que leurs tuniques n’avaient pas subi de changement et qu’elles n’avaient pas l’odeur du feu.
Nabuchodonosor prit la parole et dit : «  Béni soit le Dieu de Sidrac, de Misac et d’Abdénago, lequel a envoyé son ange et délivré ses serviteurs qui se sont confiés en lui, qui ont transgressé l’ordre du roi et livré leur corps, pour ne servir et adorer aucun dieu sinon leur Dieu. Ordre est donné de ma part que tout homme, à quelque peuple, nation ou langue qu’il appartienne, qui parlera mal du Dieu de Sidrac, de Misac et d’Abdénago sera coupé en morceaux et sa maison sera réduite en cloaque, parce qu’il n’y a pas d’autre dieu qui puisse sauver de la sorte.
Alors le roi fit prospérer Sidrac, Misac et Abdénago, dans la province de Babylone. «  Le roi Nabuchodonosor à tous les peuples, nations et langues qui habitent sur toute la terre : la paix vous soit donnée en abondance ! » (Dan ; 3 3 57-88)

Il suffit de s’unir à cette solennelle et fervente prière. La faire sienne. La goûter. Ce sera le plus beau des commentaires.
 

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Entretien par Novopress le 17/07/2011

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