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Ma première communion

Ma première communion

publié dans paroisse saint michel le 13 mai 2010


Ascension de NSJC.

13 mai 2010

 Ma première communion

 

 

Mes bien chers enfants.

 

Comme vous le savez déjà, – grâce à l’enseignement que vous avez reçu de vos mamans, ce que j’ai pu constater hier après midi avec admiration, lors de notre petite recollection à Pacy Sur Eure, chez M et Mme Courtois, que nous remercions beaucoup, Jésus nous aime de tout son cœur. Aussi a-t-il voulu rester avec nous, demeurer avec nous.

 

Vous le savez très bien vous-même :c’est parce que vous aimez beaucoup papa et maman que vous désirez demeurer avec eux et que vous seriez très chagrins si on vous séparait d’eux.

 

De même parce que Jésus nous aime beaucoup, il a voulu rester avec nous. Alors qu’il savait qu’il allait retourner, le jour de l’Ascension, à « son Père et notre Père », Il a trouvé le moyen de rester  toujours avec nous. Et ce moyen, c’est la sainte Eucharistie que vous allez recevoir pour la première fois aujourd’hui, en ce 13 mai 2010, jour de l’apparition de Notre Dame à Fatima, le jour même où notre Pape, Benoît XVI, se trouve au Portugal. Le 13 mai 2010 sera pour vous un jour mémorable. C’est le  jour de votre première communion ; c’est aussi un jour marial, le jour des apparitions de ND à Fatima ; c’est enfin  un jour pontifical, un jour romain, un grand jour de chrétienté, le jour du pape au Portugal. Pour toutes ces raisons, vous vous souviendrez de  cette date, vos parents aussi, la paroisse aussi. 13 mai 2010.

 

Le jour du Jeudi saint, lors de la Sainte Cène, après le repas pascal qu’il prenait avec ses disciples, avant de souffrir sa Passion, son Agonie, son douloureux chemin de Croix et sa Crucifixion, après le repas, Il prit du pain, dans ses mains vénérables, saintes et adorables, et priant son Père du Ciel, dit « Prenez et mangez, ceci est mon corps » et le donna à ses disciples. Les yeux des Apôtres voyaient toujours du pain, du moins les apparences du pain, mais ce n’était plus du pain, c’était le corps de Jésus. Et Jésus donna son corps pour la première fois à ses disciples.

 

Jésus prit ensuite la coupe où était le vin et il dit : « prenez et buvez en tous, ceci est mon sang qui sera versé pour le pardon des péchés ».

Les Apôtres burent ce qui leur semblait du vin mais qu’ils savaient être le sang de Jésus.

Ce fut la première communion dans le monde.

 

Comme ils étaient heureux. Ils voyaient Jésus et ils savaient qu’il était en même temps dans leur cœur, dans leur âme, avec son corps, son âme, son sang, sa divinité. Ils priaient. Ils priaient avec Jésus. Ils comprenaient maintenant ce que Jésus leur avait dit : « Je vous donnerai mon corps en nourriture ».

 

Mais Notre Bon Jésus était venu pour tous les hommes de tous les temps, de tous les pays et ils voulaient se donner à tous, pas seulement aux Apôtres, pas seulement à ND, mais à tous. Alors pour tous les hommes qui naîtraient plus tard, qui viendraient après eux, Il donna à ses Apôtres et aux prêtres le pouvoir de changer le pain en son corps et le vin en son sang, et Il leur dit « Faites ceci en mémoire de moi », c’est-à-dire : faites toujours ce que je viens de faire.

Et c’est à la messe, au moment de la consécration, que le prêtre change le pain qui devient le vrai corps de Jésus, et le vin, son vrai sang.

Grâce à ce pouvoir que Jésus a donné aux Apôtres et aux prêtres, vous pourrez bientôt communier à votre tour et recevoir son corps sous les apparences du pain, c’est-à-dire sous ce qui paraît du pain.

 

Il demeurera en vous, en votre cœur, en votre âme. Il sera la nourriture de votre âme. Il sera à demeure auprès de vous parce qu’il vous aime beaucoup et qu’il veut être en vous. Alors comme le grand saint Paul, le plus grand des Apôtres, le plus grand connaisseur de Dieu et de son Mystère, vous pourrez dire : « ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi ». « C’est le Christ qui vit en moi ». Ce sont ses vertus qui sont en vous, sa bonté, sa miséricorde, sa patience, sa douceur, son obéissance, son amour pour sa Sainte Mère, Notre Dame. Oui ! Il vous enseignera sa dévotion pour sa sainte Mère, Notre Dame, la Sainte Vierge Marie, notre Maman du Ciel. Alors vous aimerez dire votre chapelet à la maison…C’est sa justice qui sera en vous. Alors vous aimerez son Père qui est aussi  notre Père. Vous saurez l’honorer, l’adorer, observer ses commandements, vous saurez obéir à la maison, à l’école, à vos frères et sœurs aînés. « Ce n’est plus moi qui vit c’est le Christ qui vit en moi », cette phrase ne sera  jamais aussi juste pour vous que le jour de votre première communion. Alors vous l’aimerez beaucoup parce qu’Il est bon, il est aimable, digne d’être aimé. Il a voulu demeurer avec vous parce qu’Il vous aime depuis toujours.

Alors vous saurez être très reconnaissants, très reconnaissants envers Jésus et sa bonté pour vous. Très reconnaissants pour papa et maman qui vous ont conduits avec amour jusqu’à cette sainte Table. Vous serez reconnaissant pour le Pape Saint Pie X, qui, grâce à sa décision, à son décret « Quam Singulari » du 8 août 1910, vous permet de recevoir à l’âge de votre petite enfance, dès l’âge de raison, le corps et le sang, l’âme, l’humanité et la  divinité de NSJC. Avant cette date, il fallait attendre 12 13, même 14 ans pour pouvoir s’approcher de la sainte Table. Ainsi pendant des siècles dans l’Eglise les enfants étaient privés de la sainte Communion…alors que Jésus avait dit à ses disciples : « Laissez venir à moi les petits enfants et ne les empêchez pas : c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume de Dieu (Mc 10 13,14,16). Combien il appréciait leur candeur et leur innocence d’âme. Et il disait même à ses disciples importunés par le tapage des enfants : « En vérité, je vous le dis, si vous ne devenez semblables à ces petits, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Quiconque se fera humble comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux. Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit » (Mt 18 3-5). Ce sont sur de telles phrases de NSJC que le saint Pape Pie X fonda sa décision et son décret décidant : « l’âge de la discrétion, aussi bien  pour la communion que pour la confession, est celui où l’enfant commence à raisonner, c’est-à-dire vers sept ans, soit au-dessus, soit même au dessous. Dès ce moment commence l’obligation de satisfaire au double précepte de la confession et de la communion ».

 

Cet âge est arrivé pour vous, bien chers enfants. Et le pape précise qu’il vous faut une suffisante connaissance de la religion et de ses mystères pour vous approcher de la sainte Table. Cette connaissance vous l’avez, j’ai pu le constater, hier. Vous savez que Jésus est vrai Dieu et  vrai homme. Qu’il peut tout ce qu’il veut. Qu’il est tout puissant. Et chacun et chacune vous m’avez donné des exemples des miracles de NSJC qui remplissent notre saint Evangile. Alors l’un m’a raconté le récit de la multiplication des pains, l’autre, le miracle de la résurrection de Lazare, le miracle de la résurrection de l’enfant à la porte de Naïm, Jésus, le remettant, à sa mère, qui était veuve ; une autre, le miracle de la tempête apaisée, avec une petite confusion quand au lieu, quant au temps, on ne savait plus trop si c’était lors du déluge ou sur le lac de Tibériade…Mais peu importe… Il est évident qu’il est tout puissant. Le garçon, peut-être un futur militaire, mais peut-être aussi un futur prêtre, c’est lui qui dessina le calvaire, la crucifixion avec la couleur ad hoc, gris, un peu triste,  le tonnerre, la tempête, les rochers, c’est lui qui me rappela le miracle de l’oreille recollée par Jésus alors qu’elle venait d’être tranché par l’épée de saint Pierre. Ce fut même le premier miracle raconté… Cela me surprit…Mais c’est bien un miracle…Et quel miracle. Un miracle de bonté alors que Jésus est entouré, à l’instant, de haine et de brutalité. On me rappela le miracle de l’enfant du centurion…Enfin tous ces miracles pour me dire : oui ! Nous croyons à la sainte Eucharistie…Car si il est capable de remettre l’oreille du serviteur du Grand prêtre, s’il est capable de guérir, même à distance le fils du centurion ou son serviteur, s’il est capable de guérir un estropier, ce miracle me fut aussi comté, de multiplier les pains…il est bien capable de changer le pain en son corps et le vin en son sang. A Oui ! j’oubliais aussi de dire qu’on me rappela le miracle de Cana, de l’eau changée en vin… Oui tous, de me dire : décidément il peut tout. Alors je crois à la présence réelle, à la sainte Eucharistie, puisqu’il nous la dit, et que, tout puissant, il peut tout ce qu’il veut. « Ceci est mon corps, ceci est mon sang »

 

Comment voulez-vous que je ne leur donne pas à tous  leur examen, leur examen,  les ayant trouvés dignes de recevoir le corps de NSJC,  parce qu’ayant un science suffisante et plus que suffisante ainsi qu’une  conscience pure ; tous, ils firent une belle confession après un bel examen de conscience, fait ensemble. Petits péchés qu’ils étaient, du reste, près à confesser à haute et intelligible voix. Ce qu’est l’innocence d’un enfant !

 

Cette innocence est admirable ! Et c’est en de tels cœurs innocents et purs que Jésus se plait et se complait,  va se plaire aujourd’hui en 5 nouveaux petits cœurs. «  C’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume de Dieu ». Amen.

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