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Cesser de vouloir l’impossible en Afghanistan

Cesser de vouloir l’impossible en Afghanistan

publié dans flash infos le 20 juillet 2010


 

Lu dans Sedcontra d’Hugues Kéraly

Cesser de vouloir l’impossible en Afghanistan

Pourquoi en refuser l’évidence : 99% de la population rurale d’Afghanistan accepte ou protège le retour en force des Talibans. Le combat “pour la démocratie et la liberté” dans ce pays n’est donc pas l’affaire de la France, si les Afghans eux-mêmes n’en veulent pas.
Le seul objectif légitime, pour les forces armées et les services secrets occidentaux, reste de détruire les bases arrières du terrorisme international à travers tout le Proche et le Moyen-Orient. Les frappes aériennes et les patrouilles blindées, loin de pouvoir les atteindre, servent leur propagande et leur attirent de nouveaux militants. Il faut cesser enfin de vouloir l’impossible et traiter avec les adversaires d’Al-Quaeda dans le monde arabo-musulman, dont la grande majorité des Talibans font partie.
Le Maréchal Lyautey, seule personnalité occidentale à avoir réussi (en 30 ans) la pacification durable d’un pays musulman, expliquait ainsi les raisons de son succès:
“Au fond, si j’ai réussi au Maroc, dans la tâche que le gouvernement de la République m’avait confiée là-bas, c’est pour les raisons mêmes qui me rendaient inutilisable en France [...] J’ai réussi au Maroc parce que je suis monarchiste et que je m’y suis trouvé en pays monarchique [...] J’étais religieux, et le Maroc est un pays religieux [...] Je crois qu’il n’y a pas de vie nationale possible et prospère, et naturelle, qui ne fasse sa place au sentiment religieux, aux disciplines religieuses [...] Je crois à la bienfaisance, à la nécessité d’une vie sociale hiérarchisée. Je suis pour l’aristocratie, pour le gouvernement des meilleurs.” (Cité par Raymond Postal, Présence de Lyautey, Éditions Alsatia.)
La politique actuelle de lutte contre le terrorisme en Afghanistan fait exactement le contraire : elle invoque des principes égalitaires qui n’ont aucun sens pour les populations locales. Elle ignore les hiérarchies, les alliances, les autorités ancestrales de l’organisation tribale qui caractérise encore ce pays. Dans les unités de la nouvelle armée afghane, elle anesthésie d’avance le courage militaire en mélangeant les ethnies. Le Président Sarkozy a affirmé un jour qu’il fallait tout faire “pour éviter que l’Afghanistan ne retourne au Moyen-Age”. Ce serait pourtant déjà un énorme progrès.
Si nous voulons que le sacrifice des soldats français sur ce sol prennent aussi un sens pour la paix en Afghanistan, il faut cesser d’urgence de suivre le l’anti-modèle américain. Il faut trouver chez nous un Lyautey pour conquérir les cœurs qui peuvent l’être, et entrer en alliances résolument féodales avec les véritables héritiers spirituels du commandant Massoud parmi les chefs de guerre afghans.
H.K.

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