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« Dieu nous a appelés à la sanctification en Jésus-Christ Notre Seigneur »

publié dans paroisse saint michel le 20 mars 2011


Deuxième dimanche de Carême

« Dieu nous a appelés à la sanctification en Jésus-Christ Notre Seigneur »

Nous avons dit, dimanche dernier, pour présenter le Carême et sa spiritualité, que c’était un temps de plus grande sainteté, de plus grande humilité, d’une plus grande supplication, d’un plus grand jeune, d’une plus grande charité envers le prochain. Aujourd’hui, les lectures de cette messe et tout particulièrement l’Epître de saint Paul, nous rappellent que le Carême est un temps de sanctification : « Dieu nous a appelé à la sanctification en Jésus-Christ, Notre Seigneur ».

Merveilleuse phrase qu’il faut mettre également en relation avec le récit de la Transfiguration de NSJC sur le mont du Thabor où, nous dit saint Luc, transfiguré aux yeux des Apôtres, NSJC s’entretient avec Moïse et Elie de la Passion qu’il devait subir à Jérusalem. Y aurait-il un lien, un rapport entre la sanctification et la Croix du Seigneur ?

J’aimerais examiner cette question dans cette homélie, en ce dimanche où la Providence nous permet de mettre en plus grande évidence dans notre Eglise cette magnifique Croix du Seigneur.

Mais en même temps, en ce même dimanche, la Providence a permis que le tableau en l’honneur de saint Michel nous soit livré et posé. Tout est providentiel. Nous n’allons pas seulement admirer ce beau travail de l’artiste, Mme Doutrebente…Par cet acte, Nous n’avons pas voulu seulement soutenir les arts, faire œuvre de mécène. Nous avons voulu principalement et surtout faire œuvre de sanctification pour vous, pour nous tous.

Lorsque nous entrons dans cette Eglise, nul doute que notre regard sera plus que jamais attiré et par Saint Michel et par cette Croix du Seigneur. N’oublions pas aussi que cette Eglise est dédiée à Saint Michel.

Nous devons donc avoir une dévotion plus particulière et pour saint Michel et pour la Croix. Ainsi notre sanctification pourrait plus facilement s’enflammer dans la contemplation de la Croix et dans la dévotion à saint Michel.

De la contemplation de la Croix doit jaillir notre sanctification.

Lorsque je contemple le Verbe de Dieu, je contemple surtout son œuvre rédemptrice. Je sais et je confesse que le Verbe de Dieu s’est incarné en raison du péché des hommes pour le réparer, pour racheter l’homme et le faire revivre à la Vie divine afin que nous puissions de nouveau être agréables à Dieu le Père et le glorifier en ce monde et dans l’Eternité. Oui Jésus a voulu, dans son amour miséricordieux , assumer d’une certaine manière les péchés de l’humanité et s’offrir en sacrifice de rédemption et de propitiation à son Père, pour restaurer la vie de l’Esprit Saint, en nos âmes, celle de la Charité du Christ, par une participation à sa propre vie, devenue la seule source de vie et de salut pour nous. Voilà la contemplation que je dois avoir en élevant mon regard vers la Croix. C’est dans cette considération théologique, que mon âme trésaille d’allégresse, tressaille de reconnaissance et s’enflamme d’amour pour NSJC ; Mais c’est là la racine de toute sanctification.

Le sacrifice du Clavaire que je contemple en regardant cette Croix m’apparaît ainsi comme la Lumière qui luit dans les ténèbres, comme l’unique fontaine de vie au milieu du désert.

Voila mon regard de fils de Dieu de baptisé sur la Croix du Seigneur.
Et par quel moyen Dieu me communiquera-t-il cette vie nouvelle ?

En perpétuant le Calvaire. Il n’y aura jamais qu’un sacrifice de la Croix, qu’une Hostie, qu’un Prêtre, c’est Jésus Lui-même.

On n’insistera jamais assez sur cette merveilleuse invention de la Miséricorde divine qui éclairera alors toute la Providence de Dieu dans la réalisation de l’Eglise, du Sacerdoce et de tous les Sacrements, dont l’Eucharistie, fruit du sacrifice et source de notre sanctification, sera le centre et en quelque sorte la raison d’être.

Puissions nous alors donner au Mystère de la Croix toute sa valeur, toute sa place dans l’économie divine de la Rédemption et dans son application aux âmes tout au long de l’histoire de l’Eglise.
Il faut le reconnaître, on n’a pas toujours donné sa place, dans le cours de l’histoire de l’Eglise et de son enseignement, au Sacrifice de la Croix. Il se perpétue sur nos autels. On a tendance à donner toute sa place à l’Eucharistie et à ne faire qu’une allusion accidentelle au Sacrifice de la Croix. Cela représente un grand danger pour notre foi. Le démon ne se trompe pas, lorsqu’il s’acharne à faire disparaître le Sacrifice. Il sait qu’il attaque l’œuvre de NSJC au centre vital et que toute mésestime de ce sacrifice entraîne la ruine de tout le catholicisme, dans tous les domaines.
L’action qu’il mène depuis Vatican II est révélatrice et je dois dire que l’œuvre essentielle de Mgr Lefebvre fut de nous garder cet amour du sacrifice de la Croix, du sacrifice de la messe, du sacerdoce qui le réalise.
Autant pour la vie spirituelle des prêtres que pour celle des fidèles, il est essentiel de garder un grand amour de la Croix de NSJC. Le Calvaire est l’ouvre voulu par la Providence pour le salut de nos âmes.
Encore une fois, il ne faut pas cesser de le répéter : cet acte du calvaire est la raison de l’Incarnation de NSJC, la réalisation de la Rédemption., celui qui glorifie Dieu infiniment et ouvre les portes du Ciel à l’humanité pécheresse, c’est le Sacrifice du Clavaire.

On ne peut qu’être frappé par l’insistance de NS, durant toute sa vie terrestre, sur son « heure ». Desiderio desideravi », dit NSJC. J’ai désiré d’un grand désir cette heure de mon immolation. Jésus est tendu vers sa Croix. Le « Mysterium Christi » est avant tout le « Mystrium Crucis ». Tel est le dessein de l’éternelle Sagesse de Dieu. On ne pourra le changer. La Croix est le dessein, vous dis-je, de l’éternelle Sagesse pour la réalisation de la Rédemption, de la Recréation, de la Rénovation de l’humanité. La Croix de Jésus est la solution parfaite, totale, définitive, éternelle par laquelle tout sera résolu. C’est donc dans cette relation de chaque âme avec Jésus Crucifié que le jugement de Dieu sera un jour porté pour chacun…Si l’âme est dans une relation vivante avec Jésus crucifié, alors elle se prépare à la vie éternelle et participe déjà à la gloire de Jésus par la présence de l’Esprit Saint en elle. Il participe à la Vie même du Corps mystique de Jésus. « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche, puis on ramasse les sarments, on les jette au feu et ils brûlent » (Jn 15 6).
Pour notre sanctification, Jésus organisa tout, autour de cette fontaine de vie qu’est son sacrifice du Calvaire. Il fonde l’Eglise. Il transmet son sacerdoce, Il institue les sacrements pour nous faire part des mérites infinis du Calvaire. Voilà pour quoi saint Paul lorsqu’il parle de notre sanctification, ajoute « en JC,NS ». Voilà pourquoi il écrit aux Corinthiens : « Je n’ai pas jugé que je devais savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ Crucifié » (I Cor 2 2)

Or ce sacrifice du Calvaire devient sur nos autels le sacrifice de la messe qui en même temps qu’il réalise le sacrifice de la Croix réalise aussi le sacrement de l’Eucharistie qui nous rend participant à la divine Victime, Jésus Crucifié.

C’est donc autour du sacrifice de la Messe que bien légitiment s’organisera l’Eglise, Corps mystique de NSJC, que vivra le Sacerdoce pour édifier ce Corps mystique, par la prédication qui attirera les âmes à se purifier dans les eaux du baptême, pour être ensuite dignes de participer au Sacrifice eucharistique de Jésus, à la manducation de la divine Victime, et s’unir ainsi toujours plus à la Trinité Sainte, inaugurant déjà ici-bas la vie céleste et éternelle.

C’est de la Croix que les sacrements tirent leur efficacité. C’est de la Croix que la grâce du mariage reçue au sacrifice de la Messe, au pied de l’autel, construira la chrétienté ou le règne social de Jésus crucifié, dans la famille et la société.
La Chrétienté est donc alors la société vivant à l’ombre de la Croix, de l’Eglise paroissial construite en Croix, surmontée de la Croix, abritant l’autel du calvaire renouvelé quotidiennement, où les âmes viennent naître à la grâce et l’entretiennent, par le ministère des prêtres qui sont autant d’autres Christs.

On peut dire que tous les bienfaits de la Chrétienté viennent de la Croix de Jésus et de Jésus Crucifié. La chrétienté c’est une résurrection de l’humanité déchue, grâce à la vertu du sang de NSJC.

Quand je vois la Croix, je vois le Calvaire, quand je vois le sacrifie de NSJC, je vois la messe, je vois le sacerdoce. Et donc la mission du prêtre c’est de prêcher la Croix. Le rayonnement du prêtre sera le rayonnement de la Croix. Le prêtre est donc au cœur de la rénovation méritée par NSJC. Le prêtre est au cœur de toute renouveau par l’application de la Croix aux âmes. Il est donc nécessairement au cœur de toute chrétienté puisque la messe et la Croix sont au cœur de toute sanctification. Cela vaut donc la peine de devenir prêtre. Quelle mission assume-t-il. Il est donc très important de garder une foi sans faille et sans compromission en la vertu de la Croix de Jésus, unique source de salut.

Dieu, Jésus-Christ, l’Eglise catholique, le saint Sacrifice de la Croix et de la messe, le vrai sacerdoce catholiques, voilà des notions – si on peut parler de notions – qui se recoupent et ne sont qu’un seul et même mystère. Et au cœur de notre sanctification.

Voilà pour le mystère de la Croix et de notre sanctification. J’en ai dit assez d’autant qu’il me reste peur de temps pour parler de saint Michel.

De Saint Michel, et de cet auguste personnage, je voudrais que vous gardiez un idée majeur. Que vous gardiez sa « devise » qui définit ce qu’il est. Sa devise est « Quis ut Deus », ce que l’on traduit par « Qui est comme Dieu ». Qui peut en remontrer à Dieu ? Lucifer l’a voulu. Il fut écrasé et jeté en enfer avec les autres anges rebelles. Il nous rappelle ainsi la grandeur de Dieu, sa majesté, sa transcendance, sa toute puissance. Il nous rappelle l’autorité de Dieu. Il nous rappelle la soumission empressée que nous devons avoir à l’égard de Dieu, de sa Loi, de ses mystères. Il nous rappelle l’adoration que nous lui devons, la crainte, la crainte filiale que nous devons entretenir en notre âme de baptisé. Dieu est la majesté même et c’est grand et c’est noble de le vouloir servir. Saint Michel me rappelle le combat qui a eu lieu dans le Ciel, combat qui est tout un programme :

« Et il y eut un combat dans le ciel. Michel et ses anges combattaient contre le dragon; et le dragon et ses anges combattaient; mais ils ne purent vaincre, et leur place même ne se trouva plus dans le ciel. Et il fût précipité, le grand dragon, le serpent ancien, celui qui est appelé le diable et Satan, le séducteur de toute la terre, il fût précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Et j’entendis dans le ciel une voix forte qui disait :  » Maintenant le salut, la puissance et l’empire sont à notre Dieu, et l’autorité à son Christ ; car il a été précipité, l’accusateur de nos frères, celui qui les accuse jour et nuit devant notre Dieu. Eux aussi l’ont vaincu par le sang de l’Agneau et par la parole à laquelle ils ont rendu témoignage, et ils ont méprisé leur vie jusqu’à mourir. C’est pourquoi, réjouissez-vous, cieux, et vous qui y demeurez ! Malheur à la terre et à la mer! car le diable est descendu vers vous, avec une grande fureur, sachant qu’il ne lui reste que peu de temps.  » Quand le dragon se vit précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait mis au monde l’enfant mâle. Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme pour s’envoler au désert, en sa retraite, où elle est nourrie un temps, des temps et la moitié d’un temps, hors de la présence du serpent. Alors le serpent lança de sa gueule, après la femme, de l’eau comme un fleuve, afin de la faire entraîner par le fleuve. Mais la terre vint au secours de la femme; elle ouvrit son sein et engloutit le fleuve que le dragon avait jeté de sa gueule. Et le dragon fût rempli de fureur contre la femme, et il alla faire la guerre au reste de ses enfants, à ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le commandement de Jésus. Et il s’arrêta sur le sable de la mer » (Apoc 12 7-13).
De cette merveilleuse et :mystérieuse histoire, apprenez qu’il ne peut y avoir de sanctification sans combat…mais saint Michel est avec vous. Alors ne craignez rien. La victoire vous sera donnée.

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