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Que votre charité abonde de plus en plus

publié dans paroisse saint michel le 13 novembre 2011


22ème dimanche après la Pentecôte.

« Et ce que je demande, c’est que votre charité abonde de plus en plus en connaissance et en intelligence ».

Telle est la prière que saint Paul exprime pour ses fidèles de Philippes.
Telle est ma prière pour vous tous et pour moi.
« Que notre charité, la charité en NSJC, abonde de plus en plus, magis et magis, en nos âmes, en connaissance et en intelligence ».

Et comme hier, il me fut donné la grâce de participer à la consécration d’une de vos familles au Sacré Cœur de Jésus, j’ai cru bon de relire les révélations de sainte Marguerite Marie, la grande sainte de Paray le monial, la sainte de la Visitation, la grand sainte du Sacré Cœur, celle qui, par l’ordre divin, diffusa, au 17ème siècle, avec l’aide du Bienheureux Père de la Colombière, dans l’Eglise et particulièrement en France, la dévotion au Sacré Cœur, source de charité. Aussi me parait-il heureux puisque la charité est un des thèmes de ce dimanche, de nous rappeler ses révélations

C’était le 27 décembre 1673, fête de saint Jean l’Évangéliste, Sœur Marguerite-Marie, ayant un peu plus de loisir qu’à l’ordinaire, priait devant le saint Sacrement. Avec une force indicible, elle se sentit toute investie de la divine présence. Voici comment elle décrit la scène : « Je m’oubliai de moi-même et du lieu où j’étais et je m’abandonnai à ce divin Esprit, livrant mon [cœur] à la force de son amour. Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine, où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son sacré Cœur, ( Ce fut la position de saint Jean lors de la Sainte Cène d’où il découvrit mieux qu’aucun autre apôtre les merveilles de la charité de Dieu) qu’il m’avait toujours tenus cachés jusqu’alors, qu’il me l’ouvrit pour la première fois, mais d’une manière si effective et sensible, qu’il ne me laissa aucun lieu d’en douter, pour les effets que cette grâce produi[sit] en moi, qui crains pourtant toujours de me tromper en tout ce que je dis se passer en moi ». Et voici comment cette effusion d’amour s’est passée : « Il me dit : — Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen, et qu’il se manifeste à eux, pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre, et qui contiennent les grâces sanctifiantes et salutaires nécessaires pour les retirer de l’abîme de perdition ; et je t’ai choisie comme un abîme d’indignité et d’ignorance pour l’accomplissement de ce grand dessein, afin que tout soit fait par moi. —

« Après, il me demanda mon cœur, lequel je le suppliai de prendre, ce qu’il fit, et le mit dans le sien adorable, dans lequel il me le fit voir comme un petit atome, qui se consommait dans cette ardente fournaise, d’où le retirant comme une flamme ardente en forme de cœur, il [le] remit dans le lieu où il l’avait pris, en me disant : — Voilà, ma bien-aimée, un précieux gage de mon amour » etc…

Dans une deuxième révélation, Sœur Marguerite-Marie va voir de nouveau ce cœur divin. Et ce sera tel qu’elle l’aura vu et qu’elle le dépeindra, que nous aimerons dans la suite le contempler.

« Ce Cœur divin me fut représenté », dit-elle, « comme dans un trône tout de feu et de flammes, rayonnant de tous côtés, plus brillant que le soleil et transparent comme un cristal. La plaie qu’il reçut sur la Croix y paraissait visiblement. Il y avait une couronne d’épines autour de ce divin Cœur et une croix au-dessus. Mon divin Maître me fit entendre que ces instruments de sa Passion signifiaient que l’amour immense qu’il a eu pour les hommes avait été la source de toutes ses souffrances; que, dès le premier instant de son Incarnation, tous ces tourments lui avaient été présents, et que ce fut dès ce premier moment que la croix fut, pour ainsi dire, plantée dans son Cœur ; qu’il accepta, dès lors, toutes les douleurs et humiliations que sa sainte Humanité devait souffrir pendant le cours de sa vie mortelle, et même les outrages auxquels son amour pour les hommes l’exposait jusqu’à la fin des siècles, dans le saint Sacrement. Il me fit connaître ensuite que le grand désir qu’il avait d’être parfaitement aimé des hommes lui avait fait former le dessein de leur manifester son Cœur, et de leur donner, dans ces derniers siècles, ce dernier effort de son amour, en leur proposant un objet et un moyen si propre pour les engager à l’aimer, et à l’aimer solidement, leur ouvrant tous les trésors d’amour, de miséricorde, de grâce, de sanctification et de salut qu’il contient, afin que tous ceux qui voudraient lui rendre et lui procurer tout l’honneur et l’amour qui leur serait possible, fussent enrichis avec profusion des divins trésors dont il est la source féconde et inaltérable.
« Il m’a encore assuré qu’il prenait un singulier plaisir d’être honoré sous la figure de ce Cœur de chair, dont il voulait que l’image fût exposée en public, afin, ajouta-t-il, de toucher le cœur insensible des hommes, me promettant qu’il répandrait avec abondance sur le cœur de tous ceux qui l’honoreront tous les trésors de grâces dont il est rempli et que partout où cette image serait exposée, pour y être singulièrement honorée, elle y attirerait toutes sortes de bénédictions. « Mais, voici cependant ce qui [me] causa une espèce de supplice, qui me fut plus sensible que toutes les autres peines dont j’ai parlé : c’est lorsque cet aimable Cœur me fut présenté, avec ces paroles: — J’ai une soif ardente d’être honoré des hommes dans le saint Sacrement, et je ne trouve presque personne qui s’efforce, selon mon désir, de me désaltérer, usant envers moi de quelque retour».

Ce « sacré cœur » va encore se manifester à elle dans une nouvelle lumière et un nouvel éclat. Ecoutons son témoignage. C’était un premier vendredi « ce divin Maître m’enseignait ce qu’il voulait de moi, et me découvrait les secrets de cet aimable Cœur. Et une fois que le saint Sacrement était exposé, après m’être sentie retirée toute au-dedans de moi-même, par un recueillement extraordinaire de tous mes sens et puissances, Jésus-Christ, mon doux Maître, se présenta à moi, tout éclatant de gloire, avec ses cinq plaies, brillantes comme cinq soleils, et de cette sacrée Humanité, sortaient des flammes de toute part, mais surtout de son adorable poitrine, qui ressemblait une fournaise, et, s’étant ouverte, me découvrit son tout aimant et tout aimable Cœur, qui était la vive source de ces flammes. Ce fut alors qu’il me découvrit les merveilles inexplicables de son pur [amour] et jusqu’à quel excès il l’avait porté d’aimer les hommes, dont il ne recevait que des ingratitudes et méconnaissances. — Ce qui m’est beaucoup plus sensible, me dit-il, que tout ce que j’ai souffert en ma Passion; d’autant que s’ils [me] rendaient quelque retour [d']amour, j’estimerais peu tout ce que j’ai fait pour eux, et voudrais, s’il se pouvait, en faire encore davantage. Mais ils n’ont que des froideurs et du rebut pour tous mes empressements à leur faire du bien. Mais, du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à leurs ingratitudes autant que tu en pourras être capable. — Et lui remontrant mon impuissance, il me répondit: —Tiens, voilà de quoi suppléer à tout ce qui te manque. — Et en même temps ce divin Cœur s’étant ouvert, il en sortit une flamme si ardente que je pensai en être consommée ; car j’en fus toute pénétrée et ne pouvais plus la soutenir, lorsque je lui demandai d’avoir pitié de ma faiblesse. — Je serai ta force, me dit-il, ne crains rien, mais sois attentive à ma voix et à ce que je te demande pour te disposer à l’accomplissement [de] mes desseins.

Premièrement; tu me recevras dans le saint Sacrement, autant que l’obéissance te le voudra permettre, quelque mortification et humiliation, qui t’en doivent arriver, lesquelles tu dois recevoir comme des gages de mon amour.

Tu communieras, de plus, tous les premiers vendredis de chaque mois. Et toutes les nuits du jeudi au vendredi je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j’ai bien voulu sentir au jardin des Olives, et laquelle tristesse te réduira, sans que tu la puisses comprendre, à une espèce d’agonie, plus rude à supporter que la mort. Et pour m’accompagner dans cette humble prière que je présentai alors à mon Père parmi toutes mes angoisses, tu te lèveras entre onze heures et minuit, pour te prosterner pendant une heure avec moi, la face contre terre, tant pour apaiser la divine colère, en demandant miséricorde pour les pécheurs, que pour adoucir en quelque façon l’amertume que je sentais de l’abandon de mes apôtres, qui m’obligea à leur reprocher qu’ils n’avaient pu veiller une heure avec moi, et pendant cette heure, tu feras ce que je t’enseignerai ».

Telle est l’origine de la sanctifiante pratique de la dévotion au premier vendredi du mois et de l’Heure Sainte, qu’on peut bien affirmer avoir été instituée par Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même, et demandée à sa servante, en cette apparition célèbre.

Voilà enfin venue l’heure de la dernière des grandes révélations. Le saint jésuite de la Colombière y recevra sa part de l’héritage du Sacré Cœur. C’est l’institution de la fête en l’honneur du Sacré Cœur.

C’est à genoux qu’il conviendrait d’écouter le récit de cette magnifique apparition du Cœur de Jésus à sa servante. Le fait appartient à l’histoire.

« Étant une fois devant le saint Sacrement, un jour de son octave, » écrit la Sainte, je reçus de mon Dieu des grâces excessives, de son amour, et me sentis touchée du désir de quelque retour et de lui rendre amour pour amour. Et il me dit : —Tu ne m’en peux rendre un plus grand qu’en faisant ce que je t’ai déjà tant de fois demandé. — Alors, me découvrant son divin Cœur : — Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes, qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consommer pour leur témoigner son amour; et pour reconnaissance, je ne reçois dé la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. Mais ce qui m’est encore le plus sensible, est que ce sont des cœurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi. C’est pour cela que je te demande que le premier vendredi d’après l’octave du saint Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en communiant ce jour-là, et en lui faisant réparation d’honneur, par une amende honorable, pour réparer les indignités qu’il a reçues pendant le temps qu’il a été exposé sur les autels. Je te promets aussi que mon Cœur se dilatera, pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu’il lui soit rendu. — Et répondant à cela que je ne savais comme pouvoir accomplir ce qu’il désirait de moi depuis tant de temps, il me dit de m’adresser à son serviteur, qu’il m’avait envoyé pour l’accomplissement de ce dessein. »

Et c’est ainsi que nous avons eu dans l’Eglise l’instauration de la fête du Sacré Cœur.
N’oublions pas en souvenir de ces révélations de sainte Marguerite Marie de grandir dans la charité. Pour ce faire, méditons toujours mieux le Sacré Cœur de Jésus. C’est là que nous trouvons la source de la charité. Et pour ceux qui non pas encore consacrés leur famille au Sacré Cœur, je suis à leur disposition.

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