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Mgr Malcolm Ranjith

publié dans flash infos le 15 février 2013


Le journal gratuit Direct Matin, analyse le 12 février, les nombreux atouts dont dispose l’archevêque de Colombo (Sri Lanka), Mgr Malcolm Ranjith, créé cardinal par Benoît XVI en 2010 et ancien secrétaire de la Congrégation pour le culte divin (10 décembre 2005-16 juin 2009). « Il est jeune ». Âgé de 65 ans, il est en mesure de déployer une forte énergie à la tête de l’Église pendant plusieurs années. Un critère qui pourrait entrer en ligne de compte dans la mesure où, en démissionnant, Benoît XVI indique combien la force s’avère indispensable pour l’exercice de la charge pontificale.

C’est un proche de Benoît XVI.

Albert Malcolm Ranjith fait partie des 24 cardinaux qui ont été créés par Benoît XVI le 20 novembre 2010. Si ces nominations obéissent aux jeux d’influence au sein du Vatican, elles indiquent aussi – pour les récipiendaires – qu’ils jouissent de la confiance pontificale. Pour celui qui succédera au Pape, c’est un atout : le cardinal Ranjith le possède.

Il connait les rouages du Vatican.

Symboliquement, le cardinal Ranjith a été ordonné prêtre par le pape Paul VI en personne. C’était en 1975. Il était alors âgé de 28 ans. Il a rejoint la Curie romaine en 2001 où il a notamment œuvré à la Congrégation pour l’évangélisation des peuples (2001-2004) et à la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements (2005-2009).

C’est un homme de tradition.

Quand Benoît XVI l’a rappelé à Rome en 2005, le cardinal Ranjith a œuvré à la mise en application du motu proprio Summorum Pontificum libéralisant la célébration de la messe dans le rite extraordinaire de la liturgie romaine. S’il accédait au fauteuil de Pierre, il devrait poursuivre les chantiers entrepris par Benoît XVI en matière liturgique.

Il est issu d’un pays extra-européen.

S’il incarne la tradition par bien des aspects, Albert Malcolm Ranjith symboliserait aussi une évidente rupture. Venu d’un des pays les plus pauvres du monde, le Sri Lanka (il est actuellement archevêque de Colombo), son élection matérialiserait le transfert des forces vives du catholicisme d’un Occident déchristianisé vers les pays du Sud où la foi chrétienne connait un fort dynamisme. « L’amour de la liturgie et l’amour des pauvres forment le compas qui a guidé ma vie de prêtre » a t-il déclaré un jour.

Il est populaire et proche du terrain.

C’est toute la force du cardinal Ranjith. S’il connaît parfaitement les couloirs feutrés du Vatican, il s’est également frotté, notamment quand il était jeune prêtre, aux problématiques contemporaines les plus criantes – développement, alphabétisation – ce qui lui a valu une réelle popularité. Nonce apostolique (“ambassadeur” du Vatican) en Indonésie et au Timor Oriental, il s’était dépensé sans compter en faveur des victimes du Tsunami de décembre 2004. Il est ouvert au monde. L’atout n’est pas mince lorsque la charge pontificale exige désormais de nombreux voyages sous toutes les latitudes, le cardinal Ranjith parle dix langues : le cingalais, le tamoul, l’anglais, l’italien, l’allemand, le français, l’espagnol, l’hébreu, le grec et le latin. Au cours de son ministère, il a su montrer ses talents diplomatiques, notamment dans la défense des minorités chrétiennes persécutées. Partisan du dialogue interreligieux, il l’a concrètement mis en œuvre au Sri Lanka avec les bouddhistes, les hindous et les musulmans. »

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