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La démocratie des droits de l’homme est subversive et totalitaire

publié dans regards sur le monde le 2 mars 2013


La démocratie des droits de l’homme est subversive et totalitaire

En ces jours de l’attente d’un nouveau pape, voici maintenant l’autre ouvrage susceptible de nourrir notre réflexion sur l’état du monde et celui de l’Eglise : la « biographie complète » du théologie dominicain Roger-Thomas Calmel, 670 pages du P. Jean-Dominique Fabre, travail considérable, d’une grande ampleur documentaire et d’un infatigable discernement. Le P. Calmel est mort en 1975. Avec lui nous sommes donc plongés dans la vaste perspective où s’est de

plus en plus précisé ce qui caractérise la situation présente.

Ce livre nous fait dépasser le trop mince débat sur le point de savoir si l’autodestruction générale qui a suivi Vatican II provient des décrets conciliaires eux-mêmes ou bien de leur mauvaise interprétation et de leur catastrophique application. Car ce qui a suivi avait précédé.

Avant le Concile les idées et les mœurs régnantes étaient celles d’après le Concile. Elles l’étaient en germe, et plus qu’en germe. En 1950 le P. Calmel observait dans les rues de Toulouse « le mal qui guette les enfants, la moindre réclame de pharmacie ou de toilette, la moindre affiche de cinéma… si ce n’est pas le diable qui rôde, qui est-ce alors ? »

La dégradation du catéchisme installait solidement la cause principale d’une diminution permanente, d’année en année, du nombre de prêtres, d’ailleurs accompagnée d’une diminution aussi constante du nombre des catholiques pratiquants. Et, de son côté, l’abbé Berto parlait avant le Concile du « désastre spirituel » qui s’était généralisé dans l’éducation catholique. Le P. Calmel se demandait combien d’enfants baptisés étaient encore « protégés et formés » par leur famille : « Il y a si peu de familles, constatait-il. Les institutions craquent. On assiste à une barbarisation. » Ce n’est donc point le Concile qui a installé notre actuelle situation subvertie et invertie de « barbarisation » générale.

Mais il n’a rien fait qui soit adéquatement contre, il ne voyait pas quel chemin avait pris le « monde d’aujourd’hui ». Ce « monde d’aujourd’hui », c’est sur lui que le Concile s’est trompé en allant à sa rencontre, en admirant ses ressources, en lui offrant sa collaboration, en incitant à parler son langage sur les droits de l’homme, la démocratie et bientôt la lutte contre toute discrimination. Le Concile n’a point aperçu ce qui se passait vraiment dans les sociétés modernes, il avait oublié ce qui s’y était passé depuis 1789. Et après cinquante années de la nouvelle façon conciliaire d’évangéliser, le monde contemporain manifeste à l’Eglise une hostilité de plus en plus active, affichée, insolente. Elle n’est pourtant point nouvelle. La démocratie des droits de l’homme est subversive et totalitaire non point par une dérive accidentelle, mais par sa nature même. L’Eglise l’a su et l’a dit jusqu’en 1958. Et maintenant il lui faut le vivre. En silence ?

JEAN MADIRAN

(Article extrait du n° 7800 de Présent, du Mardi 26 février 2013)

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