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Sur le « CCFD » (comité catholique contre la faim et pour le dévekoppement) par JP Moreaau

publié dans flash infos le 13 mars 2013


En ce temps de Carême, où le CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement)  fait toujours appel aux dons des fidèles, voici un dernier état de la question sur cet organisme subversif et désinformateur. A la suite du regretté Pierre Debray, Jean-Pierre Moreau s’intéresse à ce problème depuis près de trente ans. Il est l’auteur notamment de L’Eglise et la subversion (UNI, 1985) et du Terrorisme pastoral (Atelier Fol’fer, 2009). Il(Présent) nous a autorisés à reproduire ce résumé de son action qu’il a publié sur son site « Le terrorisme pastoral ». – R.F. Il y a deux ans j’ai diffusé une première vidéo pour présenter l’état d’une recherche qui montrait que le CCFD finançait des associations qui faisaient la promotion de l’avortement notamment en Argentine et au Mexique. Depuis j’ai publié 27 articles très documentés sur le CCFD. Aucun n’a fait l’objet d’une quelconque demande de rectification, d’un droit de réponse ou d’une poursuite judiciaire. J’ai analysé l’idéologie du CCFD, ses origines et son actualité. (Le CCFD finance au moins une association favorable au mariage pour tous !) Le CCFD est la plus importante ONG de France. Son budget annuel est de 40 millions d’euros. Au moins 32 millions proviennent des quêtes et dons des catholiques. Le CCFD a la confiance de l’épiscopat sous la direction du cardinal Vingt-Trois et de l’évêque accompagnateur, Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle. Cette confiance est partagée par la totalité des évêques de France. A notre connaissance aucun n’a jamais interdit les activités du CCFD dans son diocèse ni mis en garde les fidèles contre cet organisme. Or depuis les origines le CCFD est une agence dédiée à la transformation socialio-mondialiste du monde. Tous ses présidents ont appartenu soit au PS, soit à la CFDT ou à la mouvance altermondialiste. Au cours de ses cinquante années d’existence, le CCFD a toujours fait choix de la révolution socialocommuniste au Vietnam, à Cuba, au Nicaragua et ailleurs dans le monde. Les financements apportés sont toujours assortis d’une option idéologique. Une partie des aides est directement affectée à des organismes non seulement hors de toute religion mais encore à des institutions dont les objectifs sont à l’opposé de ceux de l’Eglise catholique ! Le CCFD craint par-dessus tout d’être découvert dans ses oeuvres, c’est pourquoi il ne donne jamais que des informations très partielles, voire fausses, sur ses activités. J’ai montré dans Le Terrorisme pastoral comment le CCFD avait falsifié les propos de Jean-Paul II sur la théologie de la libération. La prétendue référence du CCFD à la doctrine sociale est un leurre grossier. On le voit dans les participations du CCFD au Forum social mondial et au soutien qu’il apporte au congrès mondial de la théologie de la libération au Brésil en 2012 où s’expriment les ennemis de l’Eglise et de l’ordre social chrétien. Le chargé de la formation du CCFD est un diacre de la mission de France qui propage « la pensée sociale de l’Eglise » et qui n’hésite pas à se réclamer « de l’idéal républicain qui nous rassemble, fondé sur trois mots : liberté, égalité, fraternité. Quand on les relie, en les mettant au même niveau, c’est une formule passionnante, une utopie que la République n’atteint jamais ». Les déclarations et livres du président actuel sont une démonstration de l’idéologie a-catholique du CCFD. J e comprends très bien le silence des évêques car le CCFD finance des oeuvres de l’appareil du noyau dirigeant de l’épiscopat. Cependant il y a des limites. Les diocèses sont exsangues, les prêtres reçoivent des salaires de misère et les catholiques paient l’enfumage du CCFD protégé par… les évêques. Nous constatons qu’il est plus facile à un évêque français de s’élever publiquement contre une loi inique que de dénoncer les turpitudes, financières et idéologiques de sa propre Eglise. Ce constat en dit long sur la situation réelle de l’Eglise de France ! Ce constat en dit long sur le noyau dirigeant de cette Eglise et du lieu où réside le pouvoir épiscopalomédiatique ! Nous avons bien dit Terrorisme pastoral. Qu’est-ce qui rend les évêques muets ? Ils ne sont même pas curieux de savoir que le groupe qui a envahi la nonciature est soutenu par une association financée par le CCFD ! Le 11 décembre 2012, Benoît XVI a publié un motu proprio sur l’exercice de la charité pour soutenir l’admirable travail du Cardinal Sarah président de la Commission pontificale Cor Unum pour nettoyer les écuries d’Augias de la charité, car la quasi-totalité des organismes caritatifs dans le monde est gangrenée. Ce document fait un devoir aux évêques de donner aux fidèles toutes les informations pour que ceux-ci puissent donner en connaissance de cause et les fidèles sont incités à s’informer sur l’aide qui leur est demandée auprès de leur curé. Attention : en donnant au CCFD vous ne donnez jamais pour un projet particulier. La quête est un grand panier ; le CCFD fait ce qu’il veut avec les fonds. Actions à mener : 1. – Demandez des informations chiffrées à votre évêque et à votre curé. Beaucoup refuseront de vous répondre ; faites le savoir. Ces évêques et ces curés veulent bien s’opposer au mariage pour tous en France mais acceptent de le financer ailleurs par le truchement du CCFD. 2. – Faites des dons directement aux missionnaires que vous connaissez. 3. – Vous pouvez donner à L’Aide à l’Eglise en détresse, une des rares associations à ne pas faillir au plan chrétien. Aux associations pour la Vie, à la Fondation du Professeur Lejeune, à la Marche pour la Vie, à Civitas ou aux Scouts de Riaumont, etc. Les bonnes associations catholiques ne manquent pas ! Jean-Pierre Moreau P.-S. – Au sujet de ces scandales qui entourent le CCFD, l’évêque de La Rochelle et Saintes, Mgr Bernard Housset, vient encore de répondre à une lettre ouverte que lui écrivait Jean-Pierre Moreau (le 12 novembre dernier) : « L’expérience m’a appris qu’il ne sert à rien de répondre aux lettres ouvertes car la réponse ne suscite aucun dialogue avec l’auteur de la lettre. » Sans commentaire.

Tiré de Présent de samedi dernier.

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