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RÉACTIONS DE MGR REY EN CONCLUSION DE « SACRA LITURGIA 2013″

publié dans nouvelles de chrétienté le 4 juillet 2013


Paix liturgique, dans son numéro 394 du  2 Juillet 2013 donne les réponses de Mgr Rey suite à la conclusion di Congrès Sacra Liturgia qui s’est tenu fin juin 2013 à Rome. Nous avons donné sa leçon inaugurale sur ITEM

 RÉACTIONS DE MGR REY EN CONCLUSION DE SACRA LITURGIA

Les questions 1 et 2 sont issues d’un entretien donné au correspondant de Paix liturgique à Rome le 28 juin 2013. Les questions 3 et 4 proviennent d’un entretien donné le même jour à Jean-Marie Dumont de Famille chrétienne.

1) Mgr Rey, comme organisateur de cette conférence, quel premier bilan faites-vous de ces journées ?

Mgr Rey : Tout d’abord, j’ai été très touché par le nombre de participants puisque nous dépassons les 300 participants, ce qui, pour ce genre de congrès, est très intéressant. ça montre l’intérêt de ces questions.

J’ai été aussi favorablement impressionné par le bon climat. Les prêtres, les évêques, les laïcs venaient d’horizons géographiques et spirituels extrêmement diversifiés mais ont, avec beaucoup de sérénité, partagé leurs opinions et essayé de retrouver ensemble le fond de la vie liturgique. J’ai été impressionné encore par le climat de prière qui a été nourri par le fait que l’on ait pu célébrer ensemble les célébrations liturgiques sous les deux formes du rite d’une manière très paisible, dans ce souci qui nous habite tous de porter la mission de l’Église dans un monde qui est sécularisé et qui a besoin de retrouver la symbolique chrétienne et le sens du sacré.

Pour toutes ces raisons, je suis heureux de ces quelques jours passés au cœur de Rome.

2) Mgr Sample a rappelé que la formation des prêtres ne s’arrêtait pas le jour où ils devenaient évêques. Avez-vous, à titre personnel, retiré des lumières, des enseignements particuliers pour votre vie de prêtre et d’évêque ?

Mgr Rey : Cela m’a conforté dans un certain nombre d’orientations que j’ai prises dans mon diocèse. Notamment, j’ai ouvert la première paroisse personnelle attachée à la forme extraordinaire du rite. J’ai accueilli aussi une communauté, la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine, qui est parfaitement insérée dans mon diocèse et qui, à l’occasion, participe aussi à la forme ordinaire lorsque les cérémonies sont célébrées par l’évêque, en étant attachée aussi à l’enseignement du Concile.

Je dirais que cela m’a conforté aussi dans le fait que, au niveau de la formation au séminaire, nous avons pris la décision de créer une maison pouvant accueillir des jeunes qui, tout en étant rattachés au séminaire, puissent prier selon la forme extraordinaire dans la liturgie.

J’ai été conforté dans les orientations que j’ai prises. Nous avons affaire maintenant à de nouvelles générations de jeunes, de prêtres et d’évêques qui, sur ces questions-là, dépassent les antagonismes et les cassures du passé.

Je crois que cela ne peut que me renforcer dans cette recherche, comme le disait le Motu Proprio, d’un enrichissement mutuel au service du témoignage de la foi et de l’annonce de l’évangile.

3) Quelles suites concrètes espérez-vous de ce colloque ?

Mgr Rey : Ce congrès est l’occasion de nombreuses rencontres et d’une grande richesse dans les échanges. Il ouvre ainsi une voie qui, je l’espère, pourra être déclinée dans des pays comme la France, mais aussi ailleurs. Nos échanges ont également ouvert différentes perspectives, qu’il me semble souhaitable de voir maintenant approfondies. Il en va ainsi du rapport entre musique et architecture, et de la place que peut jouer la liturgie dans l’œcuménisme, puisqu’a été évoquée la question anglicane.

4) Ce congrès contribue-t-il à l’apaisement des catholiques sur les questions de liturgie ?

Mgr Rey : L’intérêt de ce congrès est également de casser les barrières, notamment grâce à la diversité des participants. Je pense qu’avec les nouvelles générations il y a des dialectiques, dans lesquelles nous avons été enfermés, qui tombent. D’autres dans lesquelles nous nous sommes placés, qui évoluent. Aujourd’hui, vous pouvez avoir un jeune prêtre diocésain qui célèbre régulièrement la forme extraordinaire, accompagne un groupe de prière charismatique, s’informe sur des sites internet « tradi » et participe plein d’enthousiasme aux JMJ. La nouvelle génération est en pleine évolution et ce congrès participe à ce mouvement.

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