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Réflexions suite à la « manif » du 13 janvier 2013

publié dans flash infos le 14 janvier 2013


Réflexions sur la « manif » du 13 janvier 2013

 

« Pour nous la défense de la famille, de la filiation, de la morale naturelle ne sont pas des sujets secondaires. D’ailleurs, comme le dit très justement Hannibal dans sa chronique, l’immigration de masse, le métissage généralisé, la promotion de l’avortement, de la pornographie, de l’euthanasie, du mariage homosexuel participent d’une même volonté de destruction de la civilisation européenne, blanche et chrétienne. Ce n’est pas un hasard si tous ces projets de loi sont déjà votés ou en préparation dans la plupart des pays occidentaux. Il y a manifestement une volonté satanique de la part des mêmes cénacles mondialistes de procéder à la submersion du monde blanc, à la destruction de l’Occident par l’élimination de la famille traditionnelle, de la race blanche et des nations du Vieux Continent. De même qu’il faut être résolument contre l’invasion de nos pays européens, l’on doit s’opposer tout aussi fermement aux tentatives mortifères de destruction de la famille traditionnelle.

Le mariage homosexuel est d’ailleurs l’étape ultime d’attaques récurrentes contre l’institution familiale : depuis la loi Naquet légalisant le divorce à la fin du XIXe siècle en passant par la loi Neuwirth en 1967 libéralisant la pilule contraceptive, la loi Veil en 1975 dépénalisant l’avortement, la loi Roudy en 1982 le faisant rembourser à 80 % par la Sécurité sociale (et aujourd’hui à 100 %, merci Hollande !), la loi Neiertz en 1993 créant un délit d’entrave à l’IVG, le Pacs en 1999, l’institution d’un ahurissant délit d’homophobie en 2004 jusqu’à l’actuel projet de loi Taubira, la République laïque, maçonnique et antichrétienne n’a eu de cesse de détruire la famille comme elle s’en est également pris avec une redoutable efficacité à la nation, à l’armée, à la religion, aux corps intermédiaires.

Que l’on ne s’y méprenne pas : le mariage homosexuel est l’aboutissement logique de l’idéologie et de la déclaration des droits de l’homme qui postulent qu’il n’y a pas de nature humaine, pas de morale naturelle, pas de Créateur, pas de vérités immuables et intangibles, que tout est en mouvement et que l’homme s’invente, se transforme chaque jour. Bernanos a magnifiquement expliqué dans ses écrits de combat que la civilisation des machines, le paradis des robots était une contre-Incarnation, une contre-civilisation, une entreprise sans précédent de déspiritualisation et de déshumanisation de l’homme. Que ne dirait-il aujourd’hui où l’homme est devenu l’appendice de la technique, où l’on considère comme tout à fait légitime de créer des bébés en laboratoire, des bébés éprouvette, où la techno-science alliée à la finance internationale est devenue complètement folle ? Nous vivons dans un monde de barbares, mais de barbares pianotant sur le clavier de leur ordinateur !

Jérôme Bourbon. Rivarol n° 3076 du vendredi 11 janvier 2°13

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Autre réflexion, cette fois de Jean Madiran

 

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Ce n’était pas un lapsus

 

 

Juste à la veille de la manifestation du 13 janvier a été mystérieusement manigancé un bon coup. Un coup « bon pour le moral », bon pour le troubler.

On a trouvé le moyen, contre le « mariage chrétien », de faire passer dans un journal catholique ce coup de Jarnac :

 

« Il faut attendre le Moyen Age pour qu’apparaisse le mariage chrétien. » 

 

Le mariage chrétien serait une institution apparue tardivement, l’Eglise ne l’aurait pas connue pendant des siècles, elle pourrait donc accepter qu’on la modifie ; mais des méchants, sans doute des intégristes, vous ont caché la vérité historique.

 

puce_carreAussitôt le soupçon habituel vient insinuer que la citation est sans doute détachée de son contexte. On se demande quel contexte pourrait contredire une affirmation aussi catégorique : « Il faut attendre le Moyen Age pour qu’apparaisse le mariage chrétien ». Mais si vous y tenez voici le contexte, il confirme et il aggrave le texte :

 

« Il faut attendre le Moyen Age pour qu’apparaisse le mariage chrétien fondé sur l’engagement mutuel des époux. Il met toutefois des siècles avant d’être formalisé. Il n’est intégré officiellement dans la liste des sacrements qu’au XIIIe siècle. Et ce n’est que trois siècles plus tard, lors du concile de Trente (1542) qu’il prend sa forme canonique actuelle. » 

 

Cette énorme cascade de contre-vérités, dans ce journal catholique, est signée par trois rédactrices. Je n’ai pas l’intention de donner le nom de ces fillettes, ni celui du journal qui pourtant s’engage dans cet article, assurant par le sur-titre que c’est bien lui-même qui y « retrace l’histoire de cette institution au fil des siècles ». Il la retrace en effet, et c’est ce retracé, non leurs auteurs, qui nous importe.

 

puce_carrePrétendant donc retracer son histoire au fil des siècles, le journal catholique omet de signaler que le mariage est créé par Dieu aux premières pages de la Bible. Il omet pareillement de signaler que ce mariage devient chrétien parce que le Christ en confirme l’institution et l’élève au rang de sacrement. Nous le lisons dans Mt 5, 31-32, dans Lc 16, 18, dans Mc 10, 2-12 et 19, 1-9 ; et enfin abondamment dans saint Paul. Ni l’Ancien Testament ni le Nouveau ne sont mentionnés dans l’histoire du « mariage chrétien » des trois rédactrices s’exprimant au nom de leur journal (catholique). Le faire « apparaître » seulement au Moyen Age n’était donc pas un lapsus ni une étourderie.

 

puce_carreCe n’était pas non plus, on le suppose, une mauvaise intention, mais très probablement une ignorance. En parlant ces jours-ci de l’ignorance religieuse qui s’approfondit dans le monde actuel, Benoît XVI ne manquait pas de souligner que cette ignorance est croissante aussi parmi les catholiques. Illustration immédiate le 12 janvier : le quotidien et ses trois rédactrices catholiques enseignant qu’« il a fallu attendre le Moyen Age pour qu’apparaisse le mariage chrétien ».

 

– Mais, dira-t-on, pour sortir de cette ignorance religieuse, faudra-t-il donc se livrer à des recherches historiques ?

 

– Le petit catéchisme y suffira pour l’essentiel ; et en l’occurrence savoir que « le mariage est un sacrement institué par Notre-Seigneur » et non point par des intégristes médiévaux.

 

Rendez-nous le petit catéchisme pour enfants baptisés.

 

JEAN MADIRAN

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Un texte de Gustave Thibon

Ce texte sur la Liberté » de Gustave Thibon, tiré  des son magnifique livre « Diagnostics » permettra de prolonger nos réflexions, sur la Manif du 13 janvier 2013

« Libertés »

« Il y aurait autant d’horreur à détruire la liberté où Dieu l’a mise, que de l’introduire où elle n’est pas, a dit Pascal. Cette formule ramasse et stigmatise les deux attentats dont les tyrans (avoués ou masqués) menacent la vraie liberté des peuples : l’oppression et la corruption, la destruction par atrophie et la destruction par boursouflure.

En France, depuis plus d’un siècle (note : rappelons-le, ce texte fut publié en 1940), on introduit la liberté où elle n’est pas. On arrache le peuple à la nécessité nourricière, à l’humble et maternelle alvéole d’institutions, de coutumes et de devoirs, à l’intérieur de laquelle sa liberté peut se déployer sainement, pour faire jouer celle-ci hors de son lieu, dans un domaine adapté à sa nature et où elle se réfute elle-même : dogme de la souveraineté du peuple, avec son corollaire pratique, le suffrage universel… Autant vaudrait demander à un aveugle de choisir librement entre les couleurs! A l’idéal de la liberté, on immole les cadres de la nature. On dit à l’agneau : tu es libre d’être ou de n’être pas herbivore. Car c’est à cela que se ramènent en définitive les institutions qui entretiennent dans la cervelle de tous les hommes l’illusion d’être souverains, égaux à quiconque et de trancher, par leur bulletin de vote, les problèmes les plus étrangers à leur compétence.

Mais étirer, dilater ainsi la liberté, c’est encore la façon la plus sûre (et la plus perfide) de la supprimer. D’un bien dont on mésuse, on perd même l’usage. Qui veut trop courir aujourd’hui ne pourra plus marcher demain… Après avoir promené son désir et son choix parmi les aliments carnés, l’herbivore corrompu ne sait plus choisir sainement entre les plantes qui l’entourent ; – l’homme du peuple farci « d’idées générales » et d’ambition saugrenues perd la sagesse spécifique de son milieu social et professionnel. Il n’est pas libre hors de son ordre : là, il n’a que l’illusion de la liberté ; en réalité, il est mû par des mots creux ou des passions malsaines et sa souveraineté universelle se résout en fumée et en comédie. Mais ce qui est plus grave, ce qui est terrible, c’est que dans son ordre même, il n’est plus libre. Rien plus qu’un certain mythe de liberté n’a contribué à détruire, dans l’âme des masses, la vraie liberté, la vraie sagesse.

On peut modifier ainsi le mot de Pascal : en voulant mettre la liberté où elle n’est pas, on la détruit où Dieu l’a mise. L’homme qui n’accepte pas d’être relativement libre sera absolument esclave. »

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