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La véritable histoire de Guy Môquet, victime du PCF et de l’Elysée

La véritable histoire de Guy Môquet, victime du PCF et de l’Elysée

publié dans regards sur le monde le 26 octobre 2009


La véritable histoire de Guy Môquet, victime du PCF et de l’Elysée. Guy Môquet, comme son père, était sans aucun doute un militant communiste loyal, sincère et convaincu. Mais la véritable histoire de cet adolescent, tombé à dix-sept ans sous les balles allemandes, est beaucoup plus tragique que la légende imposée aujourd’hui comme doctrine officielle, avec lectures obligatoires, par le Palais de l’Elysée et l’Education nationale.

L’exécution de Guy Môquet en effet – qu’on le veuille ou non – n’est pas la conséquence de ses actions de résistance à l’Occupant. Elle est le prix suprême dont il a dû payer sa propre ferveur militante, au sein d’un Parti sans aucune conviction patriotique ni aucun sens des valeurs nationales : un Parti qui a objectivement soutenu l’offensive allemande avant de se retourner contre elle… au lendemain de la rupture du Pacte germano-soviétique.

Tel sont les faits, abondamment confirmés par tous les historiens non communistes de la Seconde guerre mondiale, dans la chronologie implacable de leur terrible vérité :

23 août 1939 : Pacte de non-agression entre l’Allemagne nazie et l’URSS. Hitler a les mains libres pour envahir l’Europe centrale, puis occidentale. En échange du partage militaire de la Pologne entre l’Allemagne et l’Union Soviétique, Staline consentira aussi au Reich des livraisons massives de blé, de pétrole et de matières premières.
Fin août 1939 : le Parti Communiste Français (PCF) choisit officiellement la voie du “pacifisme” et de la propagande contre la “guerre impérialiste” de la France et de l’Angleterre pour emboîter le pas à l’alliance décrétée par Staline, sans entrer dans une position trop ouvertement collaborationniste avec les Allemands.
26 septembre 1939 : dissolution du PCF, soupçonné à juste titre “d’intelligences avec l’ennemi”, par le gouvernement Daladier. Le quotidien L’Humanité est interdit de parution. De nombreux responsables et militants communistes, traqués par la police française, entrent dans la clandestinité.
Octobre 1939 : arrestation de Prosper Môquet (le père de Guy), syndicaliste cheminot et député communiste du XVIIe arrondissement de Paris, qui sera condamné en avril 1940 à cinq ans de prison.
8 novembre 1939 : Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, a quitté nuitamment sa garnison d’Arras et s’installe à Moscou. Il sera condamné comme déserteur le 28 novembre 1939 par le tribunal militaire d’Amiens.
Avril-mai 1940 : condamnation de militants communistes pour faits de sabotage dans les usines d’armement, juste avant l’invasion de la Belgique et de la France par l’armée allemande. (1)
octobre 1940 : arrestation de Guy Môquet, gare de l’Est à Paris, par la police française du gouvernement de Vichy. Il a alors seize ans, et milite au sein des jeunesses communistes en distribuant des tracts “pacifistes” conformes à la ligne officielle du Parti, dictée par Moscou.
22 juin 1941
: rupture du Pacte germano-soviétique. Hitler envahit l’URSS. Staline rejoint le camp des Alliés. Les communistes français entrent alors – et alors seulement – en résistance contre l’Occupant nazi. Ils s’y montrent d’autant plus efficaces qu’ils ont déjà près de deux ans d’expérience – au service de la cause “pacifiste” ordonnée par Staline – en matière de clandestinité.
20 octobre 1941 : assassinat de Karl Hotz, commandant des troupes d’occupation de la Loire-inférieure, par trois militants communistes. En représailles, l’Occupant décide de fusiller 50 otages.
22 octobre 1941,
conclusion logique de tous les faits précédents : Guy Môquet est fusillé avec tous les autres internés communistes du camp de Chateaubriant, à l’âge de dix-sept ans. Parallèlement, vingt-et-une autres personnes sont fusillées à Nantes et à Paris.

Guy Môquet a donc eu le malheur d’être arrêté par la police française en octobre 40, huit mois avant la rupture du Pacte germano-soviétique, quand nos jeunes militants communistes servaient les plans de Staline en distribuant des tracts “pacifistes”, objectivement pro-allemands dans une France occupée (2), tandis que les moins jeunes avaient déjà déserté l’Armée française ou saboté ses chars et ses avions…! Arrêté un an plus tard, en octobre 41, nul doute que le jeune et bouillant Guy Môquet se serait retrouvé du côté des réseaux de la Résistance gaullo-communiste, qu’il y aurait pris tous ses risques et qu’il serait mort à ce titre dans un camp de concentration, ou sous les balles de l’Occupant.

« Thorez, c’est par toi que je meurs ! »

L’histoire de Guy Môquet est celle de ces milliers de jeunes que le Parti Communiste français a trompé pendant près de deux ans, d’août 1939 à juin 1941 inclus, en détournant leur ferveur patriotique au service d’une obscure alliance entre Hitler et Staline, les deux plus grands monstres totalitaires que le XXe siècle ait compté…

Elle est celle de ces jeunes que le Parti Communiste français a sacrifié alors sur l’autel de la “révolution mondiale” et de son inféodation au Kremlin, comme le Président Sarkozy sacrifie aujourd’hui les leçons de l’Histoire aux légendes d’un Parti qui n’a plus d’électeurs, et n’est même pas le sien !

Elle est celle de ces petits et gros mensonges mille fois répétés, récités, imprimés, romancés, cinématographiés et télédiffusés, comme celui du postulat Communiste=Résistant, qui permettent de naviguer toujours dans l’émotif, le subjectif, le “politiquement correct” et l’image d’Epinal, pour éviter d’avoir à se casser la tête sur les vraies leçons de choses historiques, la complexité des motivations humaines et l’obstacle des réalités.

Il reste qu’une grande injustice est faite aujourd’hui à la mémoire de Guy Môquet, tombé à dix-sept ans sous les mensonges et les manipulations criminelles du Parti Communiste français, seul véritable assassin de sa jeunesse, de sa générosité et de son idéal. Fusiller la vérité de l’histoire d’un homme, et plus encore de celle de sa mort, c’est l’assassiner deux fois.

©Emmanuel Barbier/Sedcontra.fr, 22 oct. 2009

(1) Appel au sabotage des matériels de guerre français, trois mois avant l’invasion allemande :

“Par tous les moyens appropriés, en mettant en œuvre toutes vos ressources d’intelligence et vos connaissances techniques, empêchez, retardez, rendez inutilisables les fabrications de guerre !” (Tract diffusé dans la région parisienne en février 1940.)

(2) Extraits des propagandes “pacifistes” et pro-allemandes du Parti Communiste français avant la rupture du Pacte germano-soviétique :

“Le gouvernement appuyé par la réaction et par les chefs socialistes, prétend qu’il fait la guerre de la liberté contre le fascisme. Rien n’est plus faux. Comme en 1914, ce sont les intérêts capitalistes qui sont en jeu et ce sont les ouvriers et les paysans que l’on envoie au massacre pour défendre les intérêts qui ne sont pas les leurs.” (Tract diffusé dans la banlieue ouest de Paris en décembre 1939.)

“Nous ne voulons pas que nos poilus meurent pour la finance internationale. Les Français veulent vivre. Vive la paix ! A bas la guerre !” (Appel aux femmes françaises, décembre 1939.)

“Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheur de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir amicalement avec des soldats allemands, soit dans la rue, soit au bistrot du coin. Bravo ! camarades, continuez, même si ça ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants.” (Article publié sous le titre “Travailleurs français et soldats allemands” dans L’Humanité clandestine du 14 juillet 1940.)

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