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Menez une vie nouvelle à la gloire de Dieu

Menez une vie nouvelle à la gloire de Dieu

publié dans paroisse saint michel le 26 octobre 2009


Prédication pour le 20ème dimanche après la Pentecôte.

 Je vois, dans les textes liturgiques de cette messe, un appel intense à mener une « vie nouvelle », je veux dire une vie  autre que celle que menait le monde antique, le monde romain. Le monde romain, à l’orée du christianisme, vivait sans foi ni loi. Non point nécessairement sans « religion » mais sans foi car il vivait dans le polythéisme. Il vivait dans la débauche et l’enivrement. Il en périt. Pourvu que ce ne soit pas le sort de notre société…Il faut une réaction.

 

Or précisément, le Nouveau Testament et les textes de cette messe en particulier,  sont un formidable appel à la foi, à l’ordre, à la prudence.

 

A l’ordre ! C’est le premier appel de saint Paul : « Videte quomodo caute ambuletis » « Ayez soin de vous comporter avec circonspection », même « prudemment ». En latin, on a cette belle expression : « caute ambuletis ». « Caute ambulare » veut dire « marcher avec précaution ». L’adverbe « caute » est très beau. Il veut dire « prudemment, avec précaution » Il vient du verbe latin « caveo » qui se traduit en français par : « être ou se tenir sur ses gardes », « prendre garde ». On a l’expression « caveo canem », littéralement : « je prends garde du chien.  On pourrait traduire ce « caute ambulare » par « soyez vigilant » et l’on retrouverait ainsi les recommandations mille fois répétées de NSJC : « Soyez vigilants », « veillez et priez afin de ne pas entrer en tentation », « Veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure ». Les Apôtres reprennent eux aussi sans cesse ces expressions. Saint Paul ne cesse d’appeler à cette veille : « Vigilate et state in fide ». Saint Pierre, lui aussi, appel à cette veille : « Soyez sobre et veillez car le diable rugissant est là qui cherche à vous dévorer ».

 

Ces textes liturgiques de ce dimanche sont aussi un appel à la foi. La foi de cet officier du Roi, de cet officier de Capharnaum, vraisemblablement le Centurion qui est tellement louangé par Notre Seigneur

 

Ces textes ont aussi un appel à la prières. L’insistance de saint Paul est grande : « Ne vous enivrez pas de vin, c’est de la débauche. Mais remplis du Saint Esprit, entretenez vous par des psaumes et des hymnes et des cantiques spirituels chantant et psalmodiant dans vos cœurs au Seigneur, rendant grâces sans cesse pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de NSJC, vous soumettant les uns les autres dans la crainte du Christ ».

 

Voilà un appel pressant fait par Saint Paul aux Ephésiens, à la louange divine, à l’action de grâces, à la gloire de Dieu.

Il nous l’adresse tout également.

 

Mais où peut-on le mieux satisfaire cet ordre, cette louange d’action de grâces, cette gloire ? Où peut-on le mieux exprimer notre foi au Christ sinon à la sainte Messe ?

 

En effet la messe est le sacrifice visible et le sacrifice sanglant du Christ sur la Croix perpétué sur nos autels par le ministère du prêtre jusqu’à la fin des temps. « Le saint Sacrifice de l’autel n’est pas une pure et simple commémoration des souffrances et de la mort de Jésus-Christ, mais un vrai sacrifice, au sens propre, dans lequel, par une immolation non sanglante, le Souverain Prêtre fait ce qu’il a fait sur la Croix, en s’offrant lui-même au Père éternel comme une hostie très agréable » (Mediator Dei). La Victime est la même : NSJC. Le Prêtre est le même : toujours NSJC. Les prêtres qui l’offrent ne sont que les ministres de NSJC qui, par leurs mains, s’offre encore et toujours à son Père, pour lui procurer toute honneur et toute gloire. Voilà la première fin du sacrifice de la Croix, du Sacrifice de la messe.

Dès lors, vous fidèles, nous prêtres, en offrant cette divine Victime au Père, le Christ, en nous unissant tous à ce sacrifice, en épousant les sentiments du Christ dans son oblation, nous assurons aussi « toute honneur et toute gloire » à Dieu, le Père. Nous accomplissons au mieux notre raison d’être sur cette terre, notre finalité. Nous sommes créés pour servir, honorer et aimer Dieu, notre Seigneur. Nous faisons ce que saint Paul nous demande: louer Dieu par des chants et des hymnes.

 

A la messe, le Christ s’offre, toujours – par les mains des prêtres, en « action de grâces ». Vous le savez. La seconde fin poursuivie par le Christ en son offrande fut de rendre à Dieu les actions de grâces qui lui sont dues. « Seul le divin rédempteur, en tant que Fils bien aimé du Père, put Lui offrir, un digne chant d’action de grâces ». C’est ce qu’Il visa. C’est ce qu’Il voulut « en rendant grâces à la dernière Cène ». Et il ne cessa de le faire lorsqu’Il était suspendu à la Croix. Il ne le cesse pas dans le Saint Sacrifice  de l’autel, dont le sens est précisément « action de grâces » ou « action eucharistique » et ceci parce que c’est « vraiment digne et juste, équitable et salutaire » comme nous le disons à la Préface de la messe.

 

Et voilà ce que nous devons faire à la Sainte Messe : rendre des actions de grâces pour les immenses bienfaits dont nous sommes l’objet. Nous sommes l’objet des miséricordes infinies de Dieu. Nous pouvons même dire que nous sommes l’objet et la raison de ce sacrifice de la messe. C’est pour nous, à notre avantage, pour notre salut et la rémission de nos péchés que ce sacrifice a été réalisé, supporté, souffert, offert par le Christ à Dieu, son Père et notre Père. N’est-ce pas une raison d’action de grâces suffisante ? Pouvons nous demander plus ? Pouvons nous être encore plus exigeant ? N’a-t-il pas fait assez pour nous ? Ce sacrifice ne suffit-il pas pour nous arracher de nos cœurs  un chant d’action de grâces. Aurons-nous plus longtemps un cœur de pierre ? Et c’est ainsi que nous accomplissons l’ordre de saint Paul : « rendant grâces, sans cesse, pour toutes choses à Dieu le Père au nom de NSJC »

 

Mais ce n’est pas tout. Nous savons aussi que le sacrifice se propose un but d’expiation, de propitiation et de réconciliation. Aucun autre que le Christ, parce qu’Homme-Dieu,  ne pouvait assurément offrir à Dieu satisfaction pour toutes les fautes du genre humain, aussi voulut-il être immolé lui-même sur la Croix « en propitiation pour nos péchés et non seulement pour les  nôtres mais pour ceux du monde entier » (I Jn 2 2).De la même manière, Il s’offre tous les jours sur les autels pour notre rédemption afin qu’arrachés à la damnation éternelle, nous soyons inscrits « au nombre des élus ». Et cela non seulement pour nous qui jouissons de cette vie mortelle, mais aussi « pour tous ceux qui reposent dans le Christ qui nous ont précédés avec le signe de la foi et qui dorment du sommeil de la paix » ; en effet, soit que nous vivions soit que nous mourrions, « nous ne nous éloignons pas du seul et unique Christ » (Saint Augustin)

 

Dès lors pour trouver le pardon de Dieu et lui donner toute gloire, rien n’est meilleur que de nous unir dans la foi à  cette divine victime. C’est ce qu’Il voulut dans son Sacrifice de la Croix. C’est ce qu’Il veut dans son sacrifice de la messe. Allons à lui. Unissons nos cœurs à Lui. Mieux encore, soyons victimes d’amour avec Lui. Alors nous accomplirons l’ordre de saint Paul qui dit aux Romains(12 1) « Je vous conjure donc mes frères…d’offrir vos corps en hostie vivante, sainte, agréable à Dieu : c’est là le culte spirituel que vous lui devez » Et Pie XII dans « Mediator Dei », de conclure sur ce point par ces paroles : « Mais lorsque les fidèles participent à l’action liturgique avec tant de piété et d’attention qu’on peut dire d’eux : « dont la foi et la dévotion sont connues », alors il est impossible que leur foi à chacun n’agisse avec plus d’ardeur par la charité, que leur piété ne se fortifie et ne s’enflamme, qu’ils ne se consacrent tous et chacun à procurer la gloire de Dieu et, dans leur ardent désir de se rendre étroitement semblables à Jésus-Christ qui a souffert de très cruelles douleurs, il est impossible qu’ils ne s’offrent avec et par le Souverain Prêtre, comme une hostie spirituelle ». A la messe nous devons reproduire en nos âmes par le mystère de la Croix, par un immense amour de charité pour Dieu le Père, l’image de notre divin Rédempteur : voilà notre idéal réalisé. Pie XII l’écrit encore dans « Mediator Dei » : « C’est vers cet idéal que les chrétiens doivent orienter et élever leur âme quand ils offrent la divine victime dans le sacrifice eucharistique ». Amen.

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