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Fête du Christ Roi

Fête du Christ Roi

publié dans paroisse saint michel le 26 octobre 2009


Prédication pour le 21ème dimanche après la Pentecôte

« Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez confiance, j’ai vaincu le monde »
« Confidite, ego vici mundum ».

MBCF, avec l’Annonciation, l’Incarnation, le Calvaire, la Résurrection, l’envoi de l’Esprit Saint, la Pentecôte, nous sommes entrés dans ce que Saint Paul appelle la « plénitude des temps ».

 

La « plénitude des temps. Qu’est-ce à dire ?

 

Saint Paul nous en donne l’intelligence. Ecoutez : « Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils né d’une femme, né sujet de la Loi afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale. Et la preuve que vous êtes des fils c’est que Dieu a envoyé dans vos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : « abba, Père » (Gal 4 4).

La « plénitude des temps » c’est donc le temps messianique, le temps de la régénération de toutes choses dans le Christ. C’est le temps de la filiation divine grâce au Christ et à sa Rédemption. Saint Paul le confirme aux Ephésiens en disant : « Dieu a voulu dans l’ordonnance de la plénitude des temps instaurer toutes choses dans le Christ ». Ainsi avec l’Incarnation rédemptrice qui édifie toutes choses dans le Christ Jésus, qui scelle l’Alliance nouvelle et éternelle, comme le dit le prêtre alors qu’il consacre le vin au Sang du Christ, nous sommes entrés dans la « plénitude des temps », dans les temps qui sont les derniers, les temps du Verbe de Dieu incarné, de l’Esprit Saint envoyé, de l’Eglise fondée.

 

« Dans la plénitude des temps ». Il y a un début à ce temps : c’est lorsque Elisabeth, étant parvenu à son sixième mois, l’Ange Gabriel fut envoyé de la part de Dieu à la Vierge Marie. Ainsi les derniers temps sont ouverts par le Fiat de Notre Dame. Mais ils connaîtront une « floraison dernière » « lorsque paraîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme, lorsque le Seigneur viendra avec – cette fois – une grande puissance et une grande gloire » « pour nous ressusciter, nous juger tous, instaurer les lieux nouveaux et la terre nouvelle, réduire les démons et les hommes damnés à une impuissance totale et les fermer dans l’étang de la seconde mort » (Mt 24 ; I Cor 15 ; Apo 20)

 

Ainsi entre le début et la conclusion de la « plénitude des temps », quel que soit le nombre de siècles qui viendront se ranger à l’intérieur des derniers temps, ces temps restent bien les derniers. Ils ne seront pas remplacés par des temps nouveaux.- Le New Age est une vaste fumisterie – C’est-à-dire que nous nous trouvons à jamais dans les temps messianiques, les temps de l’Incarnation rédemptrice et de Marie, Mère de Dieu et Mère de l’Eglise, les temps que l’on pourrait appeler « christiques », les temps où a éclaté à jamais le cri du Christ Jésus triomphant sortant victorieux du tombeau, de la mort, ayant vaincu pour toujours l’enfer et son Maître, le Dragon de l’Apocalypse. Cri triomphant que l’Eglise commémore chaque année dans sa nuit pascale où, sur le cierge allumé, elle inscrit, par la main de son prêtre, ces apostrophes : « Je suis l’Alpha et l’Omega, le principe et la fin… dans tous les siècles des siècles ».

 

La succession des siècles est désormais dans une dépendance absolue à l’égard de l’Incarnation rédemptrice. Ils ne peuvent qu’en déployer les richesses de grâces, pour permettre aux élus de se multiplier, pour manifester la variété multiforme de leur participation à l’amour et à la Croix de Jésus, pour rendre témoignage à Notre Dame et pour grandir dans l’amour et la fidélité à l’Eglise qui est l’Epouse du Christ.

 

Avec le Christ, qui est « la plénitude de grâces et de vérité » nous avons tout reçu. Et ce qui nous est donné en ce temps, aujourd’hui, par la grâce, s’épanouira, demain, lors de la Parousie, dans la gloire. Le Christ qui nous fut donné une fois pour toutes et que nous recevons dans la foi, fera éclater sa victoire en plénitude ; Il laissera déborder toute la puissance de son amour et de sa justice…Mais cet amour, cette justice éclatèrent d’abord lors de sa Résurrection. Et c’est dans la communion à cet amour divin qui se fit connaître à la « plénitude des temps », que se forme au cours du temps son Corps Mystique « au milieu de la grande tribulation » (Apo).

 

Et de fait ces derniers temps « cette plénitudes des temps » sont des « temps » de tribulations. Une autre qualification de cette « plénitude des temps ».

 

Mais au milieu de cette tribulation, le Christ et son Eglise sont plus que vainqueurs. C’est ce que nous enseigne l’Apocalypse de saint Jean, livre si poignant par son optimise théologal. C’est ce qu’il nous enseigne dans son évocation du combat entre le Dragon et la Femme au chapitre 12.

 

Mais ce combat s’applique non seulement à la Vierge, Mère de Dieu mais aussi à la sainte Eglise qui est l’image de la Vierge. Saint Jean nous apprend alors que l’Eglise est poursuivie par le Dragon et qu’elle va se cacher dans le désert ; c’est dire que son existence est avant toute secrète, contemplative, retirée en Dieu, infiniment distante de la vie selon le monde. En effet l’Eglise, parce qu’elle demeure en Dieu par la charité, charité qui la recueille en Dieu, n’a pas à redouter les attaques du Dragon. D’avance elles sont vouées à l’échec car la région où l’Eglise a trouvé asile – la charité en Dieu – la défend comme un désert inaccessible, un abri inexpugnable. Depuis sa fondation l’Eglise a reçu les deux ailes du grand aigle pour s’envoler au lieu de son refuge : là elle est en sécurité jusqu’au dernier jour, assistée par l’Esprit de Jésus, nourrie, réconfortée par son sang sous les espèces eucharistiques.

 

Que fait alors le Dragon ? Irrité de son insuccès personnel, il va chercher à recruter des alliés pour les lancer contre l’Eglise. Par leur intermédiaire, il poursuivra la lutte, une lutte sans répit qui durera toujours. Il s’arrête donc sur le sable de la mer (Apo 12 18). Il aperçoit s’élevant du fond de l’abîme, une Bête énorme et monstrueuse et il lui communique aussitôt sa force et sa grande puissance ; sans plus tarder la Bête se déchaîne (Apo 12 1-10)

 

Cette allégorie veut dire que le diable s’introduit dans le pouvoir politique afin de le tourner contre l’Eglise. Le premier des empires qu’il ait utilisé pour l’exécution des ses volontés persécutrices est l’Empire romain. Saint Jean le désigne comme la Bête de la mer. Ainsi Satan s’introduit dans la cité politique afin de mieux guerroyer l’Eglise et les saints. Il a commencé en se servant de Rome et depuis lors il n’a jamais cessé. Durant les siècles de chrétienté, il essayait de faire déchoir les rois et les sujets de l’idéal de justice chrétienne qui était celui de la cité. Mais depuis trois ou quatre siècles, depuis la Renaissance et surtout la Révolution française, la cité politique redevient à nouveau cette Bête refusant de reconnaître le Christ et son Eglise, se faisant persécutrice, soit au grand jour, soit de manière camouflée imposant la laïcité à toutes les générations et détruisant tout Empire expressément chrétien comme la famille des Habsbourg. Clemenceau eut put sauver l’Empire Austro-Hongrois, Il ne le voulut pas, cette famille impériale étant trop expressément catholique comme l’Impératrice Zita et son marie, Charles Ier . Cependant il faut noter une différence avec la Rome païenne, la cité moderne, parce que laïque, n’est pas au service de l’idolâtrie, elle est plutôt bien souvent acoquinée avec l’apostasie et le refus du Décalogue ; une apostasie qui est très capable à l’occasion de se déguiser sous des noms chrétiens, le libéralisme politique. De la sorte la Bête de la mer est devenue pire qu’à l’époque de saint Jean.

 

Mais elle n’est pas seule : une autre lui prête son concours, c’est la Bête de la terre (Apo 12 11 18) Elle sévit de nos jours plus encore qu’aux premiers siècles. Cette Bête désigne les faux docteurs avec leurs fausses doctrines, les politiques actuels qui, avec leur taxe carbone et leur vaccin et je ne sais quoi de plus, trompent le peuple qui fait confiance. Ce sont les hérésiarques avec leur évangile déformé, les porte parole de l’apostasie. Ce sont les Bunigni et sa nouvelle messe qui depuis 40 ans empoisonne la vie de l’Eglise et la trouble dans sa foi en l’Eucharistie, les cardinaux Villot qui trahissent l’Eglise dans son gouvernement, les Cassaroli avec son nouvelle politique « cajolant » le communisme alors que des chrétiens souffrent le martyr….
C’est ainsi que se présente, d’après le chapitre 12 de l’Apocalypse, l’antagonisme entre le Dragon et la Femme. Non seulement le diable en personne mène le combat, mais il dispose encore de deux auxiliaires formidables tout au long des siècles, les institutions de la cité, les faux prophètes, la force de l’autorité, la loi, le pouvoir politique, le prestige et la séduction de l’intelligence, le système, les faux dogmes ou l’art drapé.

 

Mais vain est ce combat du Dragon contre  l’Eglise. La finale est pour le Christ et son Eglise et ses élus. Vous connaissez la conclusion du texte de l’Apocalypse. C’est le chapitre 14 1-6 : « Je regardai encore et voici que l’Agneau se tenait sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille personnes, qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur le front. Et j’entendis un son qui venait du ciel, pareil au bruit de grandes eaux et à la voix d’un puissant tonnerre; et le son que j’entendis ressemblait à un concert de harpistes jouant de leurs instruments. Et ils chantaient comme un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre animaux et les vieillards; et nul ne pouvait apprendre ce cantique, si ce n’est les cent quarante-quatre mille qui ont été rachetés de la terre. Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges. Ce sont eux qui accompagnent l’Agneau partout où il va. Ils ont été rachetés d’entre les hommes, comme des prémices pour Dieu et pour l’Agneau ; et il ne s’est point trouvé de mensonge dans leur bouche, car ils sont irréprochables. Puis je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, tenant l’Evangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue et à tout peuple ». Ils sont vierges, même dans le mariage en ce sens qu’ils ont consacré à Jésus-Christ leur âme et leur corps, ils sont vierges en ce sens encore qu’ils ont gardé leur âme dans la sainteté de Dieu, qu’ils n’ont pas prostitué leur vie au culte du Dragon et des bêtes ou alors ils ont fait pénitence avant de mourir. Ils triomphent par la croix de Jésus ; ils avancent en effet : « Après cela, je vis une foule immense que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. Ils étaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches et tenant des palmes à la main. Et ils criaient d’une voix forte, disant :  » Le salut vient de notre Dieu qui est assis sur le trône, et a l’Agneau !  » Et tous les anges se tenaient autour du trône, autour des vieillards et des quatre animaux; et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône, en disant  » Amen! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance et la force soient à notre Dieu, pour les siècles des siècles! « . Alors un des vieillards, prenant la parole me dit:  » Ceux que tu vois revêtus de ces robes blanches qui sont-ils, et d’où sont-ils venus?  » Je lui dis :  » Mon Seigneur, vous le savez.  » Et il lui dit  » Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu et le servent jour et nuit dans son sanctuaire. Et Celui qui est assis sur le trône les abritera sous sa tente; ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif; l’ardeur du soleil ne les accablera plus, ni aucune chaleur brûlante; car l’Agneau qui est au milieu du trône sera le pasteur et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. « .

 

Mais pour ce qui est de la Bête de la mer, la cité politique passée sous la mouvance de Satan, la Grande Babylone, la prostitué superbe, enivrée du sang des martyrs de Jésus, elle s’écroule en quelque instant, semblable à cette pierre énorme soulevée par un ange et précipitée au fond des océans (18 21) . Le diable et les deux bêtes ne sont pas près de prendre en main les destinées du monde. C’est à l’Agneau immolé et glorifié qu’elles ont été remises et il est maître souverain. Il est Dieu. Le diable et les deux bêtes ne sont pas près de mettre un terme à leurs désastres. Ils ne sont pas près d’avoir le dessus ; souvent ils peuvent sembler se ressaisir ; on dirait même que le triomphe est de leur côté, mais ce n’est qu’une apparence. Et c’est alors que le Bon Dieu succite un pape nouveau prudent et intelligent qui cherche à restaurer. Il faut prier pour lui comme il le demanda le premier jour de son règne afin qu’il échappe aux « loups ». Finalement le diable et les deux Bêtes « seront jetés vivants dans l’étang de feu et de souffre et tourmentés nuit et jour dans les siècles des siècles » (20 ,10)
Courage, petit troupeau, j’ai vaincu le monde. « Vici mundum. Je suis Dieu. Le Roi des rois.

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