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Du côté des Franciscains de l’Immaculée?

publié dans nouvelles de chrétienté le 9 décembre 2013


Quel mal ont donc fait les Franciscains de l’Immaculée ?

C’est la question que pose le vaticaniste Marco Tosatti dans le blogue Vatican Insider du quotidien italien La Stampa, le 4 décembre dernier. Des questions qui exigent désormais des réponses claires…

Nous recevons une lettre d’un laïc proche des Franciscains de l’Immaculée, le petit Ordre “commissarié’” – une décision hautement discutable selon diverses sources – qui dénonce une situation de notable dureté de la part des nouveaux gestionnaires de la situation. D’une longue expérience, nous savons que la cruauté envers les confrères dans les milieux ecclésiastiques n’a rien à envier aux autres milieux. Mais le pape Bergoglio, qui a approuvé l’envoi d’un commissaire, exhortait dans son interview au directeur de la Civiltà Cattolica à une attitude de « miséricorde » et de « tendresse », il parlait de l’Église comme d’un « hôpital de campagne après la bataille » et il affirmait : « Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin l’Église aujourd’hui est la capacité de guérir les blessures », parce que « à la fin, les gens sont fatigués de l’autoritarisme ».

Lisez donc ce qui suit pour savoir si autoritarisme et sa sœur tyrannie sont présents dans le cas des Franciscains de l’Immaculée. On en vient à se demander : mais, qu’ont donc fait ces pauvres religieux ? Escroqué, abusé des mineurs, conduit une vie immorale ? Voici la lettre :

« Après la nouvelle de la mise sous tutelle avec un commissaire apostolique des Franciscains de l’Immaculée, les évènements sont peu connus. Il est bon de faire un résumé :

1. Après avoir accusé le père Stefano Maria Manelli, fondateur de l’Institut des Franciscains de l’Immaculée (FI), d’avoir fait dévié les Frères de leur charisme de fondation, sans expliquer, jusqu’à aujourd’hui, de quelle route le Père aurait dévié ;

2. Après avoir interdit de célébrer le Vetus Ordo, interdiction encore en cours, suivi de l’obéissance totale de la part de l’Institut, après avoir déposé de leurs charges, transféré et éloigné, avec furie et précipitation, les frères fidèles au charisme des Pères Fondateurs et après avoir promu tous les frères qui appuient la ‘“nouvelle’” ligne dans les différents couvents FI disséminés par le monde ;

3. Après avoir, sans motif clair, éloigné de l’enseignement le père Apollonio, Procurateur Général, Président du Séminaire Théologique et Gardien du couvent de Rome-Boccea et après l’avoir transféré au Portugal ;

4. Après avoir éloigné de l’enseignement le père Lanzetta, vice-délégué FI pour l’Italie, supérieur à Florence et enseignant au séminaire et après l’avoir transféré en Autriche, après avoir transféré le père Settimio Manelli et le père Siano, respectivement recteur et vice-recteur du séminaire, déposés de leur charge et remplacés par deux frères de la “nouvelle” ligne, dont l’un n’est même pas bachelier en théologie ;

5. Après avoir expédié en Afrique, du jour au lendemain, le père Budani, en maîtrise de Droit Canon et empêché de poursuivre ses études, après avoir exilé le père Stefano, toujours obéissant, et l’avoir privé de recevoir des visites, même de ses parents de sang, sous peine de péché grave et après lui avoir interdit de recevoir des appels téléphoniques et entretenir tout contact direct avec le monde extérieur…

6. Après tout cela, par une lettre du 27 novembre, le père Fidenzio Volpi, avec l’appui du père Alfonso Bruno, a retenu opportun de continuer sa guerre totale également contre les laïcs. Il a en effet suspendu toutes les activités des laïcs appartenant à la MIM (Mission de l’Immaculée Médiatrice) et au TOFI (Tiers-Ordre Franciscain de l’Immaculée) et a interdit aux tertiaires de porter l’habit. »

Est-ce ainsi, avec cette dureté inouïe et ces purges staliniennes, que l’on résout d’éventuelles difficultés internes à une congrégation religieuse ? Ou bien c’est ainsi que l’on détruit un charisme, non seulement en mesure d’attirer de nombreuses vocations, mais aussi qui était loué jusqu’à hier et soutenu par les plus hautes autorités vaticanes (que l’on songe qu’il y seulement quelques mois les pères Manelli et Lanzetta, aujourd’hui réprouvés, fréquentaient évêques et cardinaux et trouvaient l’hospitalité sur l’Osservatore Romano).

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