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Le secrétaire général des évêques d’Italie plaide pour l’accueil « des divorcés remariés »

publié dans flash infos le 30 août 2014


Le secrétaire général des évêques d’Italie plaide pour l’“accueil” des divorcés “remariés”

Le secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Nunzio Galantino – nommé à ce poste en 2013 – vient de déclarerque les couples « irréguliers » subissent au sein de l’Eglise « discrimination de fait » et « préjugés » de la part d’autres fidèles. Une « exclusion » qui naît de la manière dont ceux-ci perçoivent la « discipline »  de l’Eglise, a-t-il précisé.
Mgr Galantino, évêque de Cassano all’Jonio, s’exprimait à Orvieto lors de la 65e semaine nationale liturgique organisée par le Centre d’action liturgique italien.
S’appuyant sur l’appel du pape François qui veut une Eglise qui sorte d’elle-même, le prélat a plaidé pour que chacun se sente chez soi à la messe : le vieillard, l’enfant, le pauvre, le riche, le malade, le bien-portant, le handicapé (« éliminons les barrières architecturales ! ». Il a notamment demandé que certaines habitudes paroissiales soient modifiées, comme celle de la « messe des enfants » – pour en finir avec les messes catégorielles.
Cela est à double tranchant : on comprend ce que Mgr Galantino veut dire en demandant une vraie charité pour les personnes en situation matrimoniale irrégulière, ou que l’on veuille bien considérer que les familles entières doivent venir à la messe.
Mais dans le contexte actuel,  avec la controverse déclenchée par le cardinal Kasper autour des divorcés « remariés », les paroles de Mgr Galantino sonnent comme un appel à des changements d’attitude qui risquent de minimiser la doctrine. Tout comme la dénonciation des messes « sectorielles » pour telle ou telle communauté qui font « leur » célébration en marge de la réalité paroissiale peut être perçue comme une discrète critique à l’égard des messes célébrées selon la forme extraordinaire.
Mgr Galantino déploredonc que certains se sentent « exclus », depuis le mendiant à la porte jusqu’aux personnes qui sont en « situation matrimoniale irrégulière » : « Pour eux, s’ajoute au poids du refus de l’admission aux sacrements, une discrimination de fait qui n’est pas justifiée et dont le prix est trop lourd à payer. »
Le prélat a clairement souligné que ces personnes « ne peuvent recevoir la communion eucharistique ». Mais il faut, a-t-il dit, se rappeler ce que veut le pape François, qui propose l’image d’une Eglise « qui n’est pas celle de la citadelle arcboutée sur sa défense, ni celle d’une cité immobile qui attend d’être visitée ».
Mais enfin l’homme est ainsi fait que la sanction joue un rôle préventif et un rôle de justice, et dans le cas des personnes en « situation irrégulière » – en clair, les divorcés remariés – son but est entre autres pédagogique : amener ces personnes à changer de vie, empêcher que d’autres suivent leur chemin. Sans compter le point central : celui du respect de la signification profonde du sacrement de mariage et de la dignité infinie du sacrifice eucharistique.
La rhétorique de l’accueil a ses limites : si comptent avant tout « l’accueil, de la compréhension, de l’accompagnement, du soutien », pourquoi exclure une délégation de la Gay Pride, un groupe de militantes pour l’avortement ou de franc-maçons chrétiens des églises, ou d’un de ces « parcours de vie ecclésiale » que Mgr Galantino aimerait voir fleurir.
Il a conclu son intervention en parlant de ces fidèles en situation matrimoniale irrégulière qui « vivent leur condition avec grande souffrance ». Tous ? Vraiment ? Sans aucun doute parle-t-il d’expérience, mais en semblant oublier la tendance à l’auto-justification de ceux qui font un choix de vie contraire à leurs convictions, tendance qui aboutit si souvent au rejet de ces convictions et de tout ce qui y touche, de près ou de loin…
D’après Zenit, cité par Hilary White, Mgr Galantino a donné en exemple le cardinal Kasper et le cardinal Yves Congar en tant que théologiens, expliquant que par le passé l’Eglise a considéré les personnes divorcées et civilement mariées comme « adultères », mais que le monde avait avancé par rapport à ces opinions.

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