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le mariage homoxesuel

publié dans regards sur le monde le 21 juin 2016


Mexique : Les évêques opposés au « mariage homosexuel »

 

 

Déjà légalisé dans certains Etats du pays, le mariage entre personnes de même sexe pourrait être généralisé au Mexique. C’est en tout cas le souhait de son président, Enrique Peña Nieto qui, d’après Le Monde du 18 mai 2016, a annoncé, lors d’une « journée internationale de lutte contre l’homophobie », vouloir modifier la Constitution afin d’établir comme « un droit » le fait que les personnes puissent se marier « sans discrimination ».

Le président a également déclaré vouloir réviser le langage du code fédéral dans le but de supprimer « les expressions discriminantes ».

Selon le site de Radio Vatican le 19 mai 2016, les évêques mexicains s’opposent à ces projets et ont publié un communiqué contre toute modification constitutionnelle. Ils ont rappelé que « les unions entre personnes de même sexe » ne peuvent pas « se comparer au mariage. Aucune union précaire ou fermée à la transmission de la vie ne nous assure le futur de la société », ont-ils écrit. Malgré la jurisprudence en vigueur au Mexique depuis 2009, l’épiscopat a réaffirmé qu’il n’existe « aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, pas même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille ».

Jusqu’à présent, trois Etats et la ville Mexico ont légalisé cette union. En juin 2015, la Cour suprême du Mexique avait rendu un arrêt déclarant inconstitutionnelle toute décision interdisant le mariage entre les personnes de même sexe.

Le 15 février 2016, lors de son voyage au Mexique, le pape François avait eu ces paroles : « Nous voyons comment la famille est affaiblie » et « remise en question », « avec la prétention de la modernité », à l’aide « d’idéologies destructrices de la famille, du noyau familial qui est la base de toute société saine ». (Voir DICI n°331 du 26/02/16)

(Sources : apic/le monde/radio vatican – DICI n°337 du 17/06/16)

Lire également :
Italie : Impressionnante manifestation contre le “mariage pour tous”
Slovénie : La population rejette le « mariage » entre personnes de même sexe
Irlande : Le peuple irlandais adopte le « mariage » entre personnes de même sexe
Etats-Unis : L’Illinois approuve le “mariage” homosexuel en se référant au pape
Colombie : Le « mariage » homosexuel refusé par le Sénat
Europe : L’Angleterre se prononce pour le « mariage » homosexuel, la Pologne contre 
Slovaquie : Rejet du projet de loi sur le partenariat homosexuel
France : Manifestation catholique pour la famille
Ecosse : Le « mariage » homosexuel sera légalisé
Brésil : La Cour suprême a autorisé le premier mariage civil homosexuel
Amérique latine : Après l’Argentine et la ville de Mexico, un projet de loi en faveur du « mariage » homosexuel au Chili
Argentine : Les sénateurs votent la loi en faveur du « mariage homosexuel »
Portugal : Débat autour du mariage homosexuel 
Violentes réactions à la note du Saint-Siège contre la légalisation des unions homosexuelles
Canada : Oppositions au « mariage » homosexuel
Espagne: Le “mariage homosexuel” et l’”homoparentalité”

 

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Italie : Impressionnante manifestation contre le “mariage pour tous”

12-02-2016
Classé sous ActualitésEglise dans le monde

Le samedi 30 janvier 2016, près d’un million de personnes venues de toute l’Italie se sont rassemblées à Rome, au Cirque Maxime, pour manifester contre le ‘mariage pour tous’ à l’initiative du Comité Difendiamo i nostri figli (Défendons nos enfants). Dans la soirée, les organisateurs ont cité des sources ‘officielles’ parlant de 780.000 à un million de personnes, annonce Le Point du 31 janvier. Ce Family Day fut l’occasion d’un immense rassemblement d’opposition au projet de loi sur les unions civiles pour les couples de même sexe et sur l’adoption des enfants de l’un des deux conjoints par ces couples, deux jours après le début de l’examen du texte au Sénat.

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Sur la banderole : “Ici pour l’amour de nos enfants”.

Parmi les manifestants, on notait la présence de nombreux laïcs catholiques, des représentants des diocèses, des associations familiales catholiques, des mouvements d’Eglise très présents dans la Péninsule, ainsi que des religieuses, des religieux, des prêtres et des politiciens de l’opposition. Plusieurs responsables gouvernementaux, dont le ministre de l’Intérieur Angelino Alfano, membre du Nouveau Centre droit, partenaire minoritaire de la coalition, ont participé à la manifestation, opposés qu’ils sont à l’adoption de l’enfant de l’un des conjoints par le couple homosexuel.

Le neurochirurgien Massimo Gandolfini, porte-parole du Comité Difendiamo i nostri figli, a rappelé sur la scène du Cirque Maxime qu’il ne voulait marginaliser personne, ne mettre personne dans un ghetto, « mais dire clairement que le tissu de la nation, ce sont les familles, et ces familles doivent être soutenues ». Déclarant le projet de loi « inacceptable du premier au dernier mot » : « il doit être intégralement rejeté», et soulignant que « nous sommes tous nés d’un homme et d’une femme », il a précisé que « cela signifie une société naturelle ; les autres formes de soi-disant familles vont briser au plus profond la structure même de l’homme ». Et de glisser qu’aux prochaines élections législatives de 2018 « nous nous souviendrons de ceux qui se tenaient du côté de la famille et des enfants, et des autres…». Simone Pillon, membre du Comité organisateur, cité par La Croix du 31 janvier, affirmait que « ce projet de loi introduit, de fait, le mariage gay en Italie. Et en autorisant l’adoption, il légitimerait la gestation pour autrui. C’est pourquoi nous devons le stopper. »

Parmi les associations présentes figurait Famiglia Domani, qui avait organisé en 2011, avec le Mouvement Européen Défense de la Vie (MEDV), la Marche Nationale pour la Vie qui se déroule chaque année à Rome. Son communiqué du 22 janvier avait fermement déclaré : « Famiglia Domani s’oppose, rejette, réfute dans son intégralité le projet de loi Cirinna et affirme avec force que la protection de la famille est inséparable d’une défense totale et intégrale de la vérité et de l’ordre naturel et chrétien. »

L’Italie est le dernier pays européen à ne pas avoir légiféré sur l’union civile des couples homosexuels. Le président du Conseil Matteo Renzi avait promis que la loi serait adoptée avant la fin de l’année dernière, mais il s’est heurté à une forte résistance au sein même de sa coalition. Il a affirmé vouloir passer outre, même si 36 parlementaires du Parti démocrate, lui demandaient de renoncer à l’adoption de l’enfant d’un des deux conjoints, en cas d’union homosexuelle.

Lupo Glori dans Correspondance européenne du 31 janvier, rappelle que la manifestation du 30 janvier diffère notablement de celle menée le 12 mai 2007 contre le projet de loi intitulé Droits et devoirs des personnes vivant de manière stable en concubinage (DICO en italien, et similaire au Pacs français) proposé par le gouvernement de Romano Prodi. « Si en 2007, c’était la Conférence Episcopale Italienne (CEI) qui avait appelé les catholiques à descendre dans la rue contre un projet de loi inacceptable, les rôles aujourd’hui se sont paradoxalement inversés et, après la manifestation de la place de Saint-Jean-de-Latran le 20 juin 2015, où des milliers de personnes ont protesté contre l’enseignement de la théorie du genre dans les écoles, c’est aujourd’hui le peuple catholique lui-même qui a adressé un vibrant “non possumus” à la hiérarchie ecclésiastique, l’invitant à se joindre à elle. » (voir DICI n°329 du 29/01/16 sur les tergiversations du pape et de l’épiscopat italien). « En ce sens, écrit Roberto de Mattei sur le site Corrispondenza Romanale 3 février, l’Italie du Family Day n’est pas celle de Mgr Nunzio Galantino, secrétaire de la Conférence épiscopale italienne, ni celle des associations comme Communion et Libération, l’Agesci, le Mouvement des Focolari, le Renouveau de l’Esprit, qui ont déserté le Circo Massimo le 30 janvier ». En conclusion de cette journée Massimo Gandolfini lançait : « A nous la bataille, à Dieu la gloire ! ».

(Sources : apic/la croix/correspondance européenne/famiglia domani/ Corrispondenza Romana – DICI n°330 du 12/02/16)

 

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Slovénie : La population rejette le « mariage » entre personnes de même sexe

 

5_SlovenieConsultés le 20 décembre 2015 lors d’un référendum d’initiative populaire, les Slovènes se sont prononcés contre la loi autorisant l’union de deux personnes de même sexe à 63% des voix. La loi avait pourtant été adoptée à une large majorité par les députés de gauche et du centre en mars dernier. Mais, grâce à 40.000 signatures, l’opposition de droite, soutenue par les évêques slovènes, avait obtenu la tenue d’un référendum d’initiative populaire, suspendant immédiatement l’application du vote du parlement.

Le pape François a appelé, lors de l’audience générale du 16 décembre 2015, les responsables politiques slovènes à « soutenir la famille, structure de référence de la vie sociale ». Il a salué les pèlerins slovènes présents ce jour-là et félicité l’Eglise catholique du pays « pour son engagement en faveur de la famille ».

En 2012, les Slovènes avaient déjà dit non à 55% au « mariage homosexuel » lors d’un référendum similaire. Dans l’Union européenne, onze pays autorisent ce type de « mariage », huit permettent une union civile, dont la Slovénie. Les derniers pays « résistants » et refusant un statut particulier aux « couples » de même sexe sont la Grèce, l’Italie, la Slovaquie, la Roumanie, la Pologne, la Hongrie, la Lettonie, la Bulgarie et la Lituanie. Aucun pays de l’ex-bloc communiste n’a pour l’instant légalisé le « mariage » contre-nature.

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Irlande : Le peuple irlandais adopte le « mariage » entre personnes de même sexe

 

5 irlande1Les Irlandais ont dit ‘oui’, le 22 mai 2015, lors du référendum leur proposant d’amender la constitution de leur pays afin d’autoriser le mariage entre deux personnes de même sexe. 1.201.607 voix ont voté pour ; 734.300 ont voté contre. Soit 62,1% contre 37,9%. Au total, 60,5% des Irlandais se sont déplacés pour prendre part au scrutin. Le ‘oui’ a été défendu par tous les principaux partis politiques irlandais, y compris le Fine Gael – pourtant plutôt « conservateur » – du Premier ministre Enda Kenny.

L’Irlande est donc le premier pays à autoriser le « mariage » homosexuel après un vote national. Jusqu’ici, il avait été autorisé uniquement après les votes de vingt parlements dans le monde. Pour le quotidien anglais The Guardian daté du 23 mai, un tel référendum était « impensable » il y a vingt ans. « C’est seulement en 1993 que l’homosexualité a été décriminalisée » dans le pays, rappelle le correspondant britannique à Dublin, Henry McDonald.

D’après le quotidien écossais The Scotsman, cité par Le Monde du 24 mai 2015, « les analystes politiques qui couvrent les référendums en Irlande depuis des décennies s’accordent à dire que la victoire écrasante du ‘oui’ marque un important tournant générationnel par rapport aux années 1980, lorsque les électeurs soutenaient toujours fermement les traditions catholiques et votaient en grand nombre contre l’avortement et le divorce. »

Egalement cité par Le Monde du 24 mai, un analyste de la BBC note que « les résultats du référendum en disent énormément sur une République d’Irlande changée, et il est tentant d’écrire : “L’Irlande catholique est morte et enterrée” ».

Dans un éditorial publié sur le site internet independent.co.uk le 24 mai dernier, Paul Vallely, professeur de l’université de Chester en Angleterre, considère que les nombreuses affaires de pédophilie qui ont secoué le clergé irlandais ont creusé le fossé entre l’Eglise et la société. Il note que « le dimanche, la participation à la messe, qui était de plus de 90% dans les années 1970, est tombée à 34% en 2013. » D’après l’éditorialiste, dans un pays où la majorité de la population est aujourd’hui « fonctionnellement athée », l’Eglise a « perdu son emprise sur les Irlandais ». Et il constate que l’archevêque de Dublin, Mgr Diamund Martin, n’a pas vraiment fait campagne en faveur du ‘non’ : « le ton de l’évêque a été extraordinairement mesuré ».

Ce que déplore vivement Roberto de Mattei dans Correspondance romaine. Le 27 mai dernier, il écrivait que « ce qui suscite le plus de scandale, ce sont les silences, les omissions et la complicité des évêques et des prêtres irlandais pendant la campagne électorale. » L’universitaire italien rappelait qu’avant l’élection, le primat d’Irlande « a déclaré qu’il voterait contre le mariage homosexuel, mais qu’il ne dirait pas aux catholiques comment voter ». C’est dans cette « reddition culturelle et morale face au monde de leurs pasteurs, qui acceptent cette dégradation comme une évidence sociologique, sans se poser le problème de leurs propres responsabilités » qu’il faut trouver, selon Roberto de Mattei, « la véritable cause » du vote.

Un vote qui est une « défaite pour l’humanité », selon le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège qui a tenu ces propos le 26 mai, en marge d’une conférence à Rome, repris par l’agence I.Media. D’après le journal catholique britannique The Tablet cité par l’agence Apic le 28 mai, le cardinal Raymond Burke a déclaré que ce référendum est « une façon de défier Dieu. C’est tout bonnement incroyable. Les peuples païens ont peut-être bien toléré les comportements homosexuels, mais ils n’ont jamais osé les assimiler au mariage ». Une régression morale et publique dans laquelle a pourtant sombré le peuple irlandais. Ce qui amène Roberto de Mattei à se poser la question du « silence sépulcral sur l’Irlande du pape François (…) Pourquoi, dans les jours précédant le vote, le Saint-Père n’a-t-il pas lancé un appel vigoureux et affligé aux Irlandais en leur rappelant que la violation de la loi divine et naturelle est un péché social dont le peuple et ses pasteurs rendront un jour compte à Dieu ? Avec ce silence, ne s’est-il pas fait lui aussi complice de ce scandale ? »

(Sources : apic /lemonde /huffingtonpost /theguardian /independent /benoitetmoi – DICI n°316 du 05/06/15)

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Etats-Unis : L’Illinois approuve le “mariage” homosexuel en se référant au pape

 

Pat Quinn.

Avec 61 voix pour et 54 contre, la Chambre de l’Illinois a approuvé la loi qui, après la signature du gouverneur Pat Quinn, autorisera, à partir de juin 2014, le « mariage » homosexuel. Le Chicago Tribune met en lumière un aspect particulier de cette légalisation des unions contre-nature, en soulignant que les militants homosexuels de l’Illinois se sont appuyés sur la phrase du pape François, lors du vol de retour de la Journée mondiale de la Jeunesse à Rio de Janeiro, lorsqu’il affirma aux journalistes présents dans l’avion : « Si une personne est homosexuelle et cherche Dieu de bonne foi, qui suis-je pour la juger ? ». Selon le journal de Chicago cette affirmation a conduit plusieurs législateurs catholiques à un « examen de conscience », y compris la démocrate Linda Chapa LaVia et le président de la Chambre, Michael Madigan. Ce dernier a souligné que les commentaires du pape sur l’homosexualité ont assuré entre 5 et 10 votes décisifs pour le passage de la loi.

En commentant la nouvelle, le site canadien LifeNews.com rapporte une déclaration de Linda Chapa LaVia qui justifie son vote en faveur du « mariage » homosexuel en disant : « en tant que catholique disciple de Jésus et du pape François, il est clair pour moi que notre doctrine religieuse catholique a en son centre l’amour, la compassion et la justice pour toutes les personnes ». De son côté Michaël Madigan, sans nommer directement le pape, a fait clairement référence à sa phrase en déclarant : « Pour ceux qui se trouvent être homosexuels et qui vivent leur relation dans un cadre harmonieux et productif (sic), mais illégal, qui suis-je pour juger qu’ils devraient rester illégaux ? ».

Comme le faisait remarquer le journaliste de La Vie, Jean Mercier, dans son article intitulé « Le pape est-il démago ? » (voir DICI n°282 du 04/10/13) : « Lorsqu’on demande au pape de se positionner sur l’homosexualité, il répond : ‘Qui suis-je pour juger…?’ Tout est dans le ‘Qui suis-je ?’. Eh bien, tout simplement : il est le pape… Et c’est pour cela qu’on lui pose la question. (…) Sa réponse est soit une manière de ne pas assumer son état, soit une pirouette destinée à séduire la totalité de la planète médiatique par son humilité – et faire conclure à une ‘révolution’ sur l’attitude de l’Eglise. »

(Source : Correspondance Européenne – DICI n°285 du 22/11/13)

 

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Colombie : Le « mariage » homosexuel refusé par le Sénat

17-05-2013
Classé sous ActualitésEglise dans le monde

Le 23 avril 2013, le Sénat de la Colombie a refusé, par 51 voix contre 17 et 10 abstentions, un projet de loi sur le « mariage » entre personnes de même sexe. Le gouvernement colombien avait adopté le principe des unions civiles entre homosexuels en 2011. Depuis lors, la Cour constitutionnelle avait fixé au parlement un délai, courant jusqu’en juin 2013, pour décider ou non d’étendre cette législation aux mariages.

Cette proposition de loi a été vivement critiquée par l’Eglise, dans un pays où 80% des 47 millions d’habitants sont de confession catholique. Dans une lettre publique aux sénateurs, l’épiscopat en avait appelé à leur « conscience » et leur avait demandé de soutenir « le seul et vrai mariage, constitué par l’union d’un homme et d’une femme ».

Le cardinal Ruben Salazar, président de la Conférence épiscopale de Colombie, avait déclaré à l’agence catholique péruvienne Aci Prensa : « Nous avons clairement le sentiment que considérer comme égaux le mariage et l’union homosexuelle affecte la construction même de la société ». Et l’archevêque métropolite de Bogota de rappeler que l’Eglise « promeut la famille comme l’union permanente sanctifiée par le sacrement du mariage entre un homme et une femme, qui offre aux enfants la possibilité de grandir dans un climat de sécurité affective leur permettant d’acquérir tous les éléments nécessaires pour se développer progressivement et atteindre une vie pleine à l’âge adulte. »

Depuis 2007, soit quatre ans avant la légalisation des unions civiles, la Cour constitutionnelle colombienne a accordé aux couples homosexuels les mêmes droits sociaux et patrimoniaux que ceux dont bénéficient les unions libres. En revanche, il leur est interdit d’adopter des enfants.

En Amérique latine, le mariage homosexuel est autorisé en Argentine depuis 2010, en Uruguay depuis le 10 avril dernier, ainsi que dans la capitale du Mexique, Mexico, depuis 2009.

En France, la loi a été votée le 23 avril dernier. Dans son édition du 25 avril 2013, L’Osservatore Romanodéplore « un choix idéologique », et s’en prend au gouvernement de Jean-Marc Ayrault, « qui a fortement soutenu le projet de loi » et qui « n’a donc pas voulu écouter les très nombreuses voix qui s’étaient élevées ces derniers mois dans de larges pans de la société française, et pas seulement chez les catholiques ». « Le mouvement qui a vaillamment tenté de s’opposer à l’approbation de la loi telle qu’elle a été conçue », rappelle L’Osservatore Romano, « rassemble en effet de vastes couches de la population et compte dans ses rangs des intellectuels et des représentants de toutes les orientations politiques et religieuses, sans distinctions ». Raison de plus pour condamner « le comportement des législateurs qui ont ignoré les raisons de ce mouvement transversal », relève le quotidien du Vatican qui juge que le vote de 331 oui contre 225 non « indique une profonde division ». Et de déplorer l’absence d’un référendum sur le sujet : « On peut se demander si dans le processus qui a conduit, avant même son approbation, à l’élaboration de la nouvelle loi, il n’aurait pas été nécessaire d’impliquer toute la société civile ».  (Sources : apic/lemonde/imedia/radiovatican – DICI n°275 du 17/05/13)

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Europe : L’Angleterre se prononce pour le « mariage » homosexuel, la Pologne contre

 

Les députés britanniques ont voté le 5 février dernier en faveur d’un texte légalisant le « mariage » pour les personnes du même sexe, par 400 voix contre 175. Plus de la moitié des 303 députés des Tories ont voté contre ou se sont abstenus et n’ont donc pas suivi le choix de leur chef de file, le premier ministre « conservateur »David Cameron. Lors d’une déclaration télévisée enregistrée avant le vote, et reprise par le quotidienLe Monde dans son édition en ligne du 5 février 2013, celui-ci avait renouvelé son soutien à cette réforme, affirmant qu’elle rendrait la société britannique « plus forte » : « Je suis un grand adepte du mariage. Il aide les gens à s’engager mutuellement et je pense que c’est la raison pour laquelle les homosexuels devraient pouvoir se marier aussi (…) C’est un bon pas en avant pour notre pays et je suis fier que notre gouvernement l’entreprenne ».

Le projet doit maintenant être approuvé par la Chambre des lords, avant de retourner à la Chambre des communes (sur la photo) au début de l’été. Il concernera l’Angleterre et le Pays de Galles, puisque l’Ecosse et l’Irlande du Nord légifèrent séparément. Sur le plan religieux, cette union restera illégale pour l’Eglise anglicane mais elle sera possible pour les autres confessions qui auront la liberté de la célébrer ou non.

Outre-Manche, les couples homosexuels peuvent déjà « s’unir » dans le cadre d’un partenariat civil depuis 2005 et ont aussi accès à l’adoption depuis 2002. Ils ont également la possibilité de recourir à la procréation médicalement assistée et à une mère porteuse, à condition qu’elle ne soit pas rémunérée.

En Pologne, la Diète, chambre basse du parlement, a rejeté trois projets de loi visant à introduire « un partenariat enregistré » pour les couples homosexuels et hétérosexuels. Les parlementaires, réunis le 25 janvier à Varsovie, ont nettement voté contre les deux projets des partis de gauche, alors que celui de la Plateforme civique, le parti au pouvoir, a été rejeté de 17 voix seulement (228 contre 211, avec 10 abstentions).

Les deux premiers textes, du parti anticlérical Palikot et de la gauche social-démocrate, étaient calqués sur le modèle français du PACS, alors que celui de la Plateforme civique prévoyait que l’union entre deux personnes du même sexe ou de sexes différents pourrait être conclue devant un notaire ou devant un maire.

Aucun des projets ne prévoyait toutefois le mariage, ni l’adoption d’enfants par les couples homosexuels. Avant le vote, le gouvernement était lui-même divisé puisque le ministre de la Justice Jaroslaw Gowin avait jugé les trois projets « contraires à la Constitution », alors que le Premier ministre Donald Tusk avait déclaré « que l’on ne pouvait pas fermer les yeux sur un fait social existant réellement ».

La droite catholique était nettement opposée à ces projets, qui visaient « à légaliser la décadence morale de la société », comme l’a exprimé Artur Gorski, député conservateur du parti Droit et Justice. En Pologne où plus de 90% des habitants se déclarent catholiques, la Constitution précise que le mariage est une union entre un homme et une femme.

(Sources : apic/afp/Le Monde – DICI n°270 du 15/02/13)

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France : Manifestation catholique pour la famille

 

Le 13 janvier 2013, au soir de la journée demanifestation contre le projet de loi en faveur du « mariage » homosexuel, à Paris, Alain Escada, président de l’Institut Civitas, a publié un communiqué dans lequel il en donnait le compte-rendu : « Jamais l’Institut Civitas n’avait réuni autant de monde autour de lui. Près de 50.000 personnes se sont retrouvées place Pinel pour prier pour la France et pour dénoncer l’épouvantable projet de loi que les gouvernants, tels des apprentis sorciers, ont tenté de présenter. Nous tenons à remercier les nombreuses associations amies qui se sont jointes à nous. Dans la capitale ce dimanche, le million de manifestants a été frôlé (1). Ils venaient de tous horizons et de toutes les régions. » Et d’inviter à poursuivre le combat : « La conséquence apparaît clairement. Si le président de la République ne veut pas que son quinquennat tourne à la catastrophe, il devrait rapidement se mettre à l’écoute des Français qui ne l’ont visiblement pas élu pour sa proposition n°31. »

Alain Escada souligne que la manifestation s’est faite dans le calme sans aucune provocation : « La démonstration de Civitas s’est déroulée de manière très sereine, malgré la longue attente qu’a imposée l’écoulement du flot de marcheurs de l’une des parties de la ‘Manif pour Tous’ qui utilisait le même itinéraire. Notre colonne n’a pu s’ébranler qu’au bout de trois heures et avant de pouvoir battre le pavé, les chants et les prières ont ranimé tous les cœurs. Les médias auront peut-être l’honnêteté de reconnaître que lorsqu’une manipulation de quelques ‘femen’ n’est pas orchestrée par une journaliste d’extrême gauche, c’est l’ambiance bon enfant qui caractérise nos activités. Quant à ces activistes, elles ont achevé de se ridiculiser ce matin sous les fenêtres du souverain pontife lors de l’Angelus. Nous condamnons fermement cette provocation supplémentaire et remercions les carabinieri d’avoir rétabli l’ordre à Rome, comme nous saluons le courage des forces de police française qui ont assuré notre sécurité. » – De fait, ce dimanche 13 janvier, quatre militantes du mouvement des Femen, se tenant près de l’arbre de Noël sur la Place Saint-Pierre, se sont dénudées lorsque Benoît XVI a commencé la récitation de l’Angélus. Sur leur poitrine elles avaient inscrit : « shut up » (tais-toi), et sur leur dos : « in gay we trust » (nous croyons en l’homosexualité). Elles ont été immédiatement interpelées par la police.

La manifestation organisée par l’Institut Civitas avait reçu le soutien de différents mouvements, parmi lesquels et à titre non-exhaustif on pouvait noter : le collectif “Elus locaux pour la Famille”, l’Association Catholique des Médecins et Infirmières, Les Tourtereaux, l’Association de Catholiques du Val d’Oise, l’Association Marnaise Christianisme et Société, Laissez-les-Vivre, le Mouvement Catholique des Familles, Renaissance Catholique, SOS Tout Petits, l’Association Notre-Dame de Lumière, SOS Mamans, le collectif des Etudiants Angevins contre le mariage homosexuel, les Etudiants Catholiques de Toulouse, Terre Nette Vendée, Honneur Catholique, Riaumont, Scouts de Doran, Scouts Godefroy de Bouillon, Amitiés périgourdines pour la France, l’Association des Descendants des Zouaves Pontificaux, le Cercle National des Combattants, Réagir, Famille Solidarité Versailles, le CERPH, le collectif “Oui à la Famille, non à l’homofolie” et l’association Papa, Maman et Nous. Parmi les manifestants, on a pu remarquer l’abbé Régis de Cacqueray et de nombreux prêtres de la Fraternité Saint-Pie X, le Père Jean-Noël, Supérieur de la Fraternité de la Transfiguration, ainsi que plusieurs prêtres de l’Institut de la Sainte Croix de Riaumont, de l’Institut du Christ-Roi et de l’Institut du Bon Pasteur.

A Rome, comme dans d´autres capitales à travers le monde, des défenseurs de la famille se sont réunis, place Farnèse, devant l´ambassade de France en Italie. Ils étaient plus de 500, dont de nombreux enfants, venus manifester pacifiquement contre le projet de loi du gouvernement français. L’Osservatore Romano du 14 janvier a relaté la manifestation parisienne contre ce projet de loi, sous le titre « La France descend dans la rue en faveur de la famille naturelle ».

(1) La Préfecture de Police de Paris ne parle que de 340.000 manifestants, mais de source policière officieuse le vrai chiffre serait de 1.300.000 participants. Le sénateur UMP de Paris, Pierre Charon, a demandé le 14 janvier la convocation du directeur du renseignement de la Préfecture de Police, René Bailly, « afin de comprendre l’annonce de la différence de chiffres entre la réalité des participants de dimanche et ceux de la Préfecture de Police ».

(Sources : Civitas/ sources privées/Europe1/IMedia/Osservatore Romano – DICI n°268 du 18/01/13)

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Ecosse : Le « mariage » homosexuel sera légalisé

 

Nicola_SturgeonLe 25 juillet 2012, les autorités écossaises ont annoncé le projet d´introduire dans l´année une loi autorisant le “mariage” homosexuel. Suite à une consultation publique où 65% des opinions exprimées (sur un total de 80.000 personnes interrogées) se sont prononcées en faveur du “mariage” homosexuel, le vice-premier ministre écossais Nicola Sturgeon (sur la photo) a affirmé que « dans une société qui aspire à être égalitaire et tolérante, cette légalisation est le bon choix (sic) ». Les autorités écossaises ont cependant garanti qu´aucune Eglise ne serait forcée d´organiser des cérémonies pour ces “mariages”.

« Le gouvernement écossais s´embarque dans une expérience sociale dangereuse à grande échelle. L´Eglise regarde plus loin que les échéances à court terme des hommes politiques », a réagi un porte-parole de l´Eglise catholique en Ecosse.

Si la loi est effectivement promulguée, l´Ecosse deviendra la première province du Royaume-Uni à permettre les “mariages” homosexuels. L´Ecosse, dirigée par le parti indépendantiste Scottish National Party, dispose d´une autonomie élargie qui lui permet d´adopter ses propres lois dans de nombreux domaines, à l´exclusion de la Défense, des Affaires étrangères et des politiques fiscales et économiques. Le gouvernement du Royaume-Uni, dirigé par le « conservateur » David Cameron, s´est pour sa part engagé à légaliser le “mariage” homosexuel d´ici 2015.

Le 25 août, plus de 500 prêtres catholiques d´Ecosse ont lu à leurs paroissiens une lettre de protestation contre le projet de loi, rapporte le site d´information britannique Mail.online. Ils ont ainsi affirmé : « L´enseignement de l´Eglise sur le mariage est univoque : il s´agit uniquement de l´union entre un homme et une femme. Il est déplorable que les gouvernements, les politiciens et les parlements cherchent à altérer ou à détruire cette réalité. »

Le gouvernement écossais a répondu en redisant son intention de légaliser le “mariage” pour les personnes de même sexe et d´autoriser que ces unions civiles soient également célébrées par des cérémonies religieuses ; il a cependant réaffirmé qu´aucun clerc ne serait forcé de célébrer de telles cérémonies.

Le primat de l´Eglise catholique en Ecosse, le cardinal Keith O´Brien a décrit le “mariage” homosexuel comme « la subversion grotesque d´un droit humain universellement accepté ». Il a ensuite rompu ses discussions avec Alex Salmond, le Premier ministre écossais.

(Sources : Apic/mail.online – DICI n°260 du 14/09/12)

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Brésil : La Cour suprême a autorisé le premier mariage civil homosexuel

 

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Sergio Cabral, gouverneur de Rio de Janeiro, est à l’origine de la demande de légalisation du mariage civil homosexuel.

L’Eglise catholique au Brésil a exprimé son inquiétude devant la décision du Tribunal supérieur de justice (STJ) – Cour suprême d´appel – qui a autorisé pour la première fois dans l´histoire du pays le mariage civil de deux femmes.

Quatre des cinq juges se sont prononcés pour l´autorisation de ce « mariage » entre deux femmes de l´Etat de Rio Grande, vivant ensemble depuis 5 ans. Le seul juge qui s’y était opposé a fait valoir qu´une telle décision pourrait être cassée par le Tribunal fédéral suprême (STF) qui traite les questions juridiques fondamentales.

Le dossier avait été remis au Tribunal supérieur de justice après qu´une instance inférieure ait interdit cette union. De tels jugements rendus par des tribunaux d’Etat ne sont pas rares, mais l’Eglise craint que cette première autorisation de la Cour suprême d´appel puisse faire jurisprudence au Brésil où le « mariage homosexuel » n’est pas légalisé, contrairement à l’Argentine.

Ce jugement n’est pas sans rapport avec la décision de la Cour suprême, du 5 mai dernier, de reconnaître l’union civile pour les couples homosexuels stables. Cette décision a été adoptée à l’unanimité par les dix juges, avait annoncé le président de la Cour, Cezar Pelluzo, en dépit de la farouche opposition de l’Eglise catholique. « En l’absence d’une loi qui réglemente le mariage des homosexuels, la reconnaissance de l’union civile par la Cour suprême était le mieux à quoi on pouvait s’attendre » avait déclaré à l’AFP la jugeMaria Berenice Dias. La demande de reconnaissance de l’union civile pour les homosexuels émanait du gouverneur de Rio de Janeiro, Sergio Cabral, qui souhaitait donner les mêmes droits à tous ses fonctionnaires, et du procureur général de la République, Roberto Gurgel. (Sources : apic/kna/afp – DICI n°244 du 11/11/11)

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Amérique latine : Après l’Argentine et la ville de Mexico, un projet de loi en faveur du « mariage » homosexuel au Chili

 

Cardinal-SandovalLes campagnes de propagande en faveur du « mariage gay » se succèdent en Amérique latine. Après la ville de Mexico, en décembre dernier, c’est l’Argentine qui, en juillet dernier, a légalisé le « mariage » entre personnes du même sexe, autorisant même l’adoption d’enfants par les couples homosexuels. (voir DICI n° 219). Dès les premiers jours qui ont suivi ce vote, le débat a rebondi au Chili, pays voisin et dont la population est pourtant officiellement catholique à 70%. Profitant du fait qu’un des premiers couples à s’être « mariés » en Argentine était chilien, le parti socialiste a déposé, au début du mois d’août, un projet de loi en faveur de l’union entre personnes du même sexe. Le texte proposait de modifier le Code civil qui définit le mariage comme « un contrat solennel entre une femme et un homme », en remplaçant « une femme et un homme » par « deux personnes » et en retirant la mention faite à la procréation parmi les engagements des époux. Le sénateur socialiste Rossi, qui se prétend fidèle catholique, a expliqué avoir avancé la présentation du projet de loi à la suite des propos de l´archevêque de Santiago, Mgr Francisco Errázuriz. Ce dernier, au lendemain des premières unions célébrées en Argentine, avait admis qu’il se peut que « deux personnes, deux hommes ou deux femmes, veuillent vivre ensemble et partager leur vie ». Alors qu’il venait de célébrer une messe sur le campus de l’université catholique à Santiago, il avait précisé, selon l’agence de presse Apic, qu’« appeler cela un mariage est une aberration dans laquelle tombent certains pays. Je regrette que l´Argentine y soit tombée ».

« Corriger » l´homosexualité, comme l´alcoolisme

Quelques jours auparavant, un autre cardinal chilien, Mgr Jorge Medina, évêque de la deuxième plus grande ville du pays, Valparaiso, avait déjà déclenché la polémique en qualifiant l´homosexualité de « défaut », « comme lorsqu´il manque à quelqu´un un œil, une jambe ou un pied ». Distinguant la tendance de la pratique, le cardinal avait invité les homosexuels à « corriger » la première grâce à une cure, les comparant aux alcooliques.

Dans la classe politique chilienne, les réactions indiquent une profonde division, y compris à gauche. Si le projet a finalement été repoussé par le gouvernement de droite, l´initiative du sénateur PS a reçu des critiques dans son propre camp. Pour le sénateur socialiste Osvaldo Andrade, la société chilienne ne serait « pas encore prête », jugée trop « conservatrice », le divorce n’ayant été, à titre d’exemple, légalisé qu’en 2004.

Mais c’était également le cas en Argentine, pays où la foi catholique reste encore profonde et répandue (90% de la population). Plus de 120 000 personnes avaient même défilé la veille du vote, devant la Chambre des sénateurs. Il semble toutefois qu’il ait manqué un certain souffle aux défenseurs de la famille traditionnelle. Et la pugnacité a fait défaut aux évêques argentins, comme cela fut le cas en France, en 1975, au moment du vote de la loi autorisant l’avortement. Comme l’indiquait l’abbé Christian Bouchacourt, supérieur du district d’Amérique du Sud de la Fraternité Saint-Pie X (voir DICI n°219) : « L’épiscopat a réagi avec une certaine fermeté, mais tard… Lors des grands rassemblements les évêques ont diffusé des messages terriblement édulcorés ». A l´issue de leur assemblée générale, le 19 août dernier, les évêques n’ont, semble-t-il, pas fait le même constat, regrettant même d’avoir assimilé le « mariage gay » à une « œuvre sataniste ». Selon leur porte-parole, Mgr Jorge Oesterheld, ce genre de remarques, au lieu de convaincre, a contribué à la réaction négative d´une bonne partie de la population. « L´attitude de gens d’Eglise a amené », d’après lui, « à une incompréhension au sein de la population et conduit les autorités politiques à se déterminer en faveur du mariage entre personnes du même sexe. »

«Une aberration qui obéit à des intérêts internationaux »

Ce « jus d’eau tiède », pour reprendre les termes de l’abbé Bouchacourt, n’est pas encore de mise auMexique où le cardinal Juan Sandoval Iniguez (sur la photo) a accusé le chef du gouvernement du district fédéral de Mexico ainsi que des organisations internationales, d´avoir « acheté » les juges de la Cour suprême de justice de la nation (SCJN). Le prélat affirme qu’ils auraient reçu de l´argent pour les inciter à déclarer constitutionnelle la loi sur le mariage homosexuel adoptée en décembre dernier par la municipalité de gauche au pouvoir dans la capitale Mexico.

L´agence de presse mexicaine Notimex rapporte que l’archevêque de Guadalajara (deuxième ville du Mexique, à l’ouest de Mexico) a lancé ces accusations à Aguascalientes (au centre du pays), le 15 août dernier, au cours d´une conférence de presse. Il a déclaré qu´il n´y avait plus « aucun doute » sur le fait que désormais la Cour suprême approuverait les adoptions d’enfants par les couples gays. Les magistrats, affirme-t-il, ont reçu des « cadeaux » dans ce but. Pour le cardinal, tant le « mariage » de couples homosexuels que l’adoption sont « une aberration qui obéit à des intérêts internationaux disposant d´un très haut pouvoir économique ».

Le prélat mexicain estime que derrière ces légalisations, tout comme derrière la dépénalisation de l´avortement, se cache l’objectif de faire diminuer la population du monde. Il affirme que « ces organisations tentent d´introduire ces mesures dans divers pays et maintenant, elles arrivent au Mexique, grâce en plus à la Cour suprême. » Il a accusé le Parti de la Révolution Démocratique (PRD) et les partis de gauche du monde entier d´être à l´origine d’un ensemble de lois allant dans ce sens, « avec l´appui des grands capitalistes »… Et de viser en particulier le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero ainsi que « ceux qui, en Italie, veulent proposer toutes ces mesures qui vont contre la famille ».

(Sources : Apic/kns/Notimex – DICI n°221 du 18/09/10)

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Argentine : Les sénateurs votent la loi en faveur du « mariage homosexuel »

 

8_mariage_gay_argentineLe 15 juillet, l´Argentine est devenue le premier pays d´Amérique latine à autoriser le « mariage homosexuel », par le vote d’une loi qui permet également aux couples homosexuels d´adopter des enfants.

L´Eglise catholique avait organisé une grande mobilisation face au Congrès le 13 juillet, veille du débat sur le projet de loi. Elle avait fait parallèlement campagne pour un référendum sur ce sujet, sans succès. Le texte de loi, soutenu par le gouvernement de centre gauche de la présidente Cristina Kirchner, a été adopté par 33 voix pour, 27 voix contre et trois abstentions après quinze heures de débats. Cristina Kirchner avait critiqué les arguments de l´Eglise qui renvoient selon elle « à l´Inquisition ». « Eglise, ordure, tu es la dictature ! », ont scandé face au Sénat des centaines de membres d´organisations homosexuelles et de partis de gauche, tandis que des manifestants catholiques répondaient en récitant des prières ou en montrant des images de la Vierge Marie. De brefs affrontements ont eu lieu et les policiers ont été obligés de séparer les manifestants.

« Il s´agit d´un grave préjudice fait à la société », a déclaré le 15 juillet l´archevêque de la province de San Juan (ouest), Mgr Alfonso Delgado. Ce texte « n´a pas la légitimité sociale requise », a-t-il encore estimé, car il ne tient pas compte de l´opinion majoritaire dans le reste du pays, loin de Buenos Aires, la capitale. Certains prêtres avaient pourtant soutenu le projet de loi en faveur du mariage homosexuel. L´un d´entre eux s´est vu interdire de célébrer la messe dans la province de Cordoba (centre). Pour toute réponse, cet ecclésiastique, le P. Nicolas Alessio, curé de Cordoba, capitale de la province, a déclaré : « Je crois plus en l´Evangile que dans ces codes canoniques. Je vais donc célébrer la messe ce dimanche, à moins qu´on ne me jette en prison ». – Lire dans Nouvelles de la Tradition l’analyse de l’abbé Bouchacourt et également son communiqué(Source : Apic – DICI n°219 du 24/07/10)

 

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Portugal : Débat autour du mariage homosexuel

 

gay cake topperLe gouvernement socialiste de José Socrates, élu en septembre dernier, s’est engagé à légaliser rapidement le mariage homosexuel. Contrairement à la question de la dépénalisation de l’avortement qui avait nécessité deux référendums – le premier, en 1998, avait vu la victoire du “non” avant que le “oui” l’emporte en 2007 -, José Socrates a exclu l’organisation d’une consultation populaire réclamée par une partie de la droite et des socialistes catholiques.

« De la même façon qu´il y a eu un référendum sur l´interruption volontaire de la grossesse, il devrait y en avoir aussi un pour le mariage homosexuel », a déclaré, le 4 novembre, le père Manuel Marujao, porte-parole de la Conférence épiscopale portugaise. Car ce référendum permettrait « un débat clarificateur ». « On ne décide pas derrière le dos du peuple sans qu’il y ait d’abord cette clarification au sein de l’opinion publique », a-t-il souligné à l’agence Lusa. Mgr Manuel Clemente, évêque de Porto, a déclaré le référendum « une possibilité tout à fait admissible ».

Le Parti socialiste portugais a réagi aux exigences de l’Eglise, par la voix du député Francisco Assis, chef de son groupe parlementaire. Selon lui, une consultation référendaire n´aurait « aucun sens ». « Ce parlement a toute la légitimité pour traiter cette question et il le fera prochainement », a-t-il affirmé. Cependant, les militants socialistes catholiques ont appelé le Premier ministre à faire preuve de « courage personnel et politique pour réaliser un référendum national sur ce thème ».

Le 11 novembre, à l’ouverture des travaux de l’assemblée plénière des évêques du Portugal, Mgr Jorge Ortiga, président de la conférence épiscopale (CEP) et archevêque de Braga, a mis en garde contre la campagne idéologique dont est victime aujourd’hui la famille. Et notamment contre certaines « conceptions d’égalité tendant à considérer comme insignifiante la différence naturelle entre l’homme et la femme et proposant une uniformité entre tous les individus, comme s’il n’existait aucune différence sexuelle entre les personnes, tendant par conséquent, et cela est inévitable, à considérer les comportements et les penchants sexuels de manière équivalente ».

On estime ainsi que « chaque individu a le droit de concrétiser librement, voire dans beaucoup de cas, de modifier ses propres choix sur la base de ses préférences, de ses désirs et de ses inclinations. Les unions homosexuelles prétendent se présenter sous un statut identique à celui de la famille ». Le rôle de l’Eglise, a déclaré Mgr Ortiga, sera toujours de « proposer et défendre la dignité humaine, indépendamment de l’idéologie des individus, en unissant le respect et le courage ».   (DICI n°206 – 28/11/09 – Sources : apic/afp/imedia )

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Violentes réactions à la note du Saint-Siège contre la légalisation des unions homosexuelles

 

En Italie, les organisations Arci Gay (Mouvement gay national italien) et l’association athée « No God – Atei per la laicita degli stati » (Pas de Dieu – Athées pour la laïcité des Etats) ont appelé à manifester place Saint-Pierre, en dénonçant « une nouvelle attaque du Vatican contre leur droits ». Le Parti radical italien a déclaré : « Ce nouveau document homophobe est une nouvelle attaque contre les libertés individuelles et une violation des droits civils les plus élémentaires ». Des plaintes doivent être déposées auprès du Parquet de Rome, de la Commission européenne et du Parlement européen contre l’Etat du Vatican « pour ses continuelles ingérences dans les affaires intérieures de l’Etat italien », ont annoncé les dirigeants du Parti radical.

En Suisse, les associations d’homosexuels ont été saisies d’indignation par le ton discriminatoire employé dans le document, et contraire, selon elles, à la Constitution suisse. Elles ont qualifié ce texte de « méprisant » et d’ « insultant » à leur égard. Il est inacceptable, à leurs yeux, que la reconnaissance légale d’un partenariat homosexuel puisse être considéré comme nuisible au bien commun. – Il est vrai que les évêques suissesn’avaient guère préparé leurs concitoyens à une position doctrinale ferme sur ces questions. Dans un document du 3 octobre 2002, ils avaient rejeté toute discrimination des personnes homosexuelles et avaient demandé pardon si de telles discriminations avaient été commises dans le passé au nom de l’Eglise et de la foi chrétienne. Et, tout en repoussant l’idée d’une bénédiction des unions homosexuelles, la Conférence des évêques de Suisse ne s’était pas déclarée opposée à l’introduction d’un partenariat enregistré (PACS, en France) dans le cadre de la consultation du Conseil fédéral sur la situation juridique des couples homosexuels. Mgr Bernard Genoud, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, avait affirmé à cette occasion que l’Eglise ne rejetait pas les personnes homosexuelles, « car personne ne choisit d’être homosexuel. L’amour entre deux partenaires homosexuels peut être très grand, très généreux. Mais il ne faut pas mettre une telle union au même niveau qu’un mariage chrétien qui se vit, comme l’enseigne la Bible et l’Eglise, dans la complémentarité de la différence, c’est-à-dire dans l’hétérosexualité. »

En Irlande, la diffusion de ce document en dehors des messes pourrait être considérée comme une incitation à la haine contre les homosexuels, sanctionnée par une peine d’emprisonnement de six mois. Aisling Reidy, présidente du Conseil irlandais pour les libertés civiles, estime que le passage du texte romain qui affirme que l’adoption d’enfants par des homosexuels fait violence à ces enfants, « favorise un haut degré d’anxiété publique sur la pédophilie » (sic).

 

Canada : Oppositions au « mariage » homosexuel

4-08-2009   Classé sous Actualités

Le Saskatchewan devient la sixième province du Canada à autoriser les mariages de couples homosexuels. En effet, la juge Donna Wilson a estimé que la définition restrictive du mariage – l’union d’un homme et d’une femme – est discriminatoire à l’égard des couples homosexuels. La Cour suprême du Canada étudie actuellement un projet du gouvernement fédéral pour faire modifier la loi, afin de rendre légal sur tout le territoire le mariage entre personnes de même sexe. On attend la décision de la Cour suprême pour l’an prochain.

Alors qu’aux Etats-Unis, le 2 novembre, onze Etats viennent de voter l’interdiction des mariages gays. Ces Etats rejettent, en effet, massivement le mariage homosexuel en adoptant des amendements constitutionnels déniant tout statut aux mariages des couples du même sexe. Le mouvement de rejet concerne autant les Etats dits de la « ceinture de la Bible » comme l’Arkansas ou la Géorgie, que des régions habituellement plus progressistes, comme l’Oregon et le Michigan.

Faisant allusion au vote américain, Gwen Landolt, vice-présidente de l’association des femmes canadiennes (REAL), a déclaré le 2 novembre que les Canadiens rejetteraient le mariage entre partenaires de même sexe si on le leur demandait : « A bien des égards, nous les Canadiens ne sommes pas différents. Ces consultations populaires montrent que lorsque vous permettez aux gens de s’exprimer, c’est le sens commun qui parle. Vous avez juste envie d’avoir un homme et une femme formant un couple, parce que les enfants ont besoin d’un père et d’une mère ».

« Le mariage entre un homme et une femme est une institution naturelle parce qu’antérieure à tous les systèmes formellement structurés qu’on connaisse », écrivaient en juin dernier les évêques du Canada. C’est ainsi que le projet de loi du gouvernement fédéral entraînerait deux graves préjudices: il éliminerait l’intérêt public qui consiste à protéger et à promouvoir l’institution du mariage et il imposerait une orthodoxie contraire à la liberté de conscience et de religion. Exiger le mariage entre conjoints de même sexe, affirment les évêques canadiens, « c’est essentiellement exiger le respect et l’approbation morale pour la relation sexuelle sous-jacente; afin de satisfaire à cette exigence, nombre de Canadiennes et de Canadiens seraient contraints de faire fi de leurs convictions religieuses. »

Espagne: Le “mariage homosexuel” et l’”homoparentalité”

4-08-2009
Classé sous Actualités

Les députés espagnols ont adopté, le 21 avril, un projet de loi autorisant le mariage entre homosexuels et l’adoption d’enfants par des couples homosexuels. Ce projet de loi, qui devrait entrer en vigueur le 30 juin, quelques jours avant la Gaypride (la manifestation des collectifs homosexuels), modifie 16 articles du Code civil espagnol, dans lesquels les termes « homme » et « femme » ont été remplacés par « conjoint ». Une phrase-clé a été également ajoutée à l’article 44 : «Le mariage répondra aux mêmes conditions et aura les mêmes effets que les contractants soient du même sexe ou d’un sexe différent.» La nouvelle loi garantira les mêmes droits juridiques et sociaux aux couples homosexuels mariés qu’aux couples hétérosexuels, en termes d’héritage, de divorce, de perception de pensions, d’accès à la nationalité et également d’adoption d’enfants espagnols uniquement, pour éviter tout conflit avec des législations d’autres pays.

183 députés ont voté pour, 136 contre et 6 se sont abstenus. Le texte doit encore être soumis au Sénat, où il sera ratifié sans l’ombre d’un doute, en raison du rapport des forces politiques en présence actuellement en Espagne. Lorsque la loi deviendra définitive, l’Espagne sera le seul pays européen à autoriser aux homosexuels à la fois le mariage et l’adoption, les Pays-Bas et la Belgique ne permettant  que le « mariage ».

La hiérarchie de l’Eglise catholique a condamné dans un communiqué  « une loi radicalement injuste et nuisible au bien commun ». « Le bien supérieur des enfants exige qu’ils ne soient pas fabriqués dans des laboratoires, ni adoptés par des unions de personnes du même sexe ». La réforme du code civil qui permettra aux homosexuels de se marier n’est pas « cohérente » avec l’histoire de la démocratie moderne « conçue autour de la personne humaine et de ses droits fondamentaux », a déclaré le cardinal-archevêque de Madrid, Antonio Maria Rouco Varela, à la radio Cope de la Conférence épiscopale espagnole (CEE).

Pour la première fois, des représentants des principales confessions religieuses présentes en Espagne, catholiques, protestants, orthodoxes et juifs – à l’exception des musulmans – ont publié un communiqué conjoint condamnant le mariage homosexuel. Ils y affirment que « toute modification de l’institution du mariage requiert une profonde réflexion et un vaste dialogue et consensus social ». « Le mariage monogame hétérosexuel fait partie de la tradition judéo-chrétienne et d’autres confessions religieuses, et dans sa structure de base il a été et demeure une institution fondamentale dans l’histoire des sociétés de notre entourage culturel », poursuit le texte.  A cet effet, les signataires « demandent que la structure du mariage ne soit pas modifiée ».

« Les droits qu’on voudrait ou devrait reconnaître à des types d’unions différentes de l’union matrimoniale ne devraient pas affecter l’essence et l’identité du mariage », conclut le communiqué.

Plus vigoureusement, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, a déclaré le 22 avril que les chrétiens ont « le devoir de s’opposer » à la loi « injuste » votée par les députés espagnols. « Nous ne pouvons pas imposer des choses injustes aux peuples. Au contraire, parce qu’elles sont injustes l’Eglise appelle avec urgence à la liberté de conscience et au devoir de s’y opposer », a affirmé le cardinal colombien dans un entretien accordé auCorriere della Sera. Le prélat préconise l’objection de conscience pour les conseillers municipaux chargés de célébrer un tel mariage, même s’ils devaient ainsi perdre leur emploi.

Le ministre du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega, a immédiatement réagi aux critiques du cardinal Alfonso Lopez Trujillo. Selon elle, cette loi « ne restreint les droits de personne ». Et « les fonctionnaires doivent appliquer les lois que le gouvernement propose et que le parlement approuve ».

« Le mariage entre homosexuels est une véritable aberration », a déclaré à l’Agence Fides le Père José Antonio Sayés Bermejo, professeur à la faculté de théologie du Nord de l’Espagne. Le mariage entre homosexuels est le préambule « à la destruction de la famille et donc de l’humanité. Ce mariage qu’introduit dans la société le gouvernement espagnol est plus qu’un péché, une véritable aberration ». Selon ce théologien espagnol, le « laïcisme » introduit en Espagne est bien différent de la laïcité : « La laïcité suppose que l’Eglise et le gouvernement aient leurs propres champs d’action, et que l’Eglise respecte l’autonomie du gouvernement. Mais le laïcisme est très différent. Il admet un Dieu, mais qui ne fonde pas la morale ». D’après ce principe, ajoute-t-il,  « toutes les religions sont égales, toutes sont vérités, mais aucune n’est la religion vraie. Donc la religion doit rester enfermée dans le cadre de la conscience interne ». Et de poursuivre : « En Espagne, on introduit l’homosexualité en se fondant sur le principe que nous sommes tous égaux. On n’admet pas que le mariage existe dans le cadre de la loi naturelle ».

Le directeur de l’Université internationale Alphonse VIII, à Soria, partage les même vues. « La nouvelle loi que vient d’approuver le Parlement est une nouvelle impudence de la part du gouvernement espagnol », déclare Carlos de la Casa.  » Le droit à l’adoption est une véritable incohérence et va contre la nature ». Il ajoute : « Le gouvernement socialiste actuel détruit l’état naturel du pays et le concept anthropologique du mariage, qui est valable pour tous et non pas seulement pour les croyants ».

 Mgr Pérez Gonzalez, archevêque aux armées en Espagne et directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, s’élève aussi avec véhémence contre le mariage homosexuel, qu’il qualifie de « mal ».  « Selon la doctrine de l’Eglise, c’est une contradiction, une falsification et une corruption morale », insiste-t-il, appelant les chrétiens à une « objection de conscience », et concluant qu’ »un croyant et un chrétien catholique ne peut approuver cette corruption ».

Le 6 mai, la Conférence des évêques espagnols a réaffirmé sa condamnation de la loi sur le mariage entre homosexuels. Dans un communiqué, les évêques déclarent que les catholiques ne peuvent voter en faveur de cette loi qui rompt avec l’institution du mariage. Ils appellent les fidèles « à s’y opposer de façon claire et décisive ». Ils estiment que cette loi « n’aura pas le caractère d’une véritable loi, car elle sera en contradiction avec la raison et la norme morale », et soutiennent que « chacun aura le droit de revendiquer l’objection de conscience« .

« C’est notre devoir de parler avec clarté quand en Espagne on prétend se mettre à l’avant-garde d’un retour en arrière (sic) sur le chemin de la civilisation avec une disposition légale sans précédent, qui porte préjudice de façon grave aux droits fondamentaux du mariage, de la famille, des jeunes et des éducateurs », poursuivent les prélats. L’union entre homosexuels est « en fait une falsification légale du mariage, aussi nuisible pour le bien commun, que peut l’être la fausse monnaie pour l’économie d’un pays », ajoutent-ils. « S’opposer à des dispositions immorales, contraires à la raison, ne va à l’encontre de personne, mais bien en faveur de l’amour de la vérité et du bien de chacun ».

Lors d’un entretien, publié le 20 novembre dernier dans le quotidien italien La Repubblicale pape Benoît XVI, alors cardinal Ratzinger, avait qualifié de «destructeur pour la société» l’adoption du mariage homosexuel en Espagne.

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