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Le fête de la Nativité de Notre Dame

publié dans nouvelles de chrétienté le 8 septembre 2016


Homélie pour la fête de la Nativité de Notre Dame

2016

Homélie toute à l’honneur de la Vierge Marie !

Le livre de la Généalogie de Jésus-Christ  que nous venons de lire dans le récit de saint Matthieu en cette fête de la Nativité de ND, se termine par cette phrase : « …Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ ».

« Maria de qua natus est Jesus ». « Marie de laquelle est né Jésus ».

Dans ces quelques mots, MBCF, sont contenues toutes les grandeurs, toutes les gloires, toutes les prérogatives de la bienheureuse vierge Marie. C’est en effet de sa maternité divine que découlent touts ses titres, tous ses pouvoirs, tous ses droits. En nous donnant Jésus qui s’appelle Christ, elle nous a tout donné. C’est sa gloire et parce qu’elle nous a tout donné, en nous donnant Jésus, nous sommes tenus en retour de lui donner tout notre amour.

Mieux encore parce que Dieu est immuable, il sera toujours vrai de dire que nous recevrons toujours tout de Marie. C’est par elle et d’elle que nous continuerons de recevoir tout ce dont Jésus est pour nous le principe : à savoir la grâce divine. Il est dans l’ordre que nous ayons recours à elle pour obtenir les biens dont elle a la dispensation.

C’est sur ces quelques vérités les plus certaines que repose le fondement de la dévotion à la sainte Mère de Dieu.

Oui ! Toutes les grâces nous viennent par Marie. Dieu l’ayant constituée pour toujours, Mère du Christ, qui sera pour toujours le seul principe de toutes grâces. C’est la doctrine de saint Bernard, reprise par Saint Grignon de Montfort, bien exposée par Bossuet.

Donc c’est la volonté de Dieu que nous cherchions la grâce par l’intermédiaire de Marie. Le raisonnement est rigoureux.

Toutes les grâces nous viennent par Marie.

Le Rédempteur aurait pu descendre sur la terre sans passer par le sein d’une femme. En d’autres termes, Dieu aurait pu sauver les hommes, donner  sa grâce, sans y employer l’entremise de Marie. Il l’aurait pu. Il ne l’a pas voulu. De toute éternité, dit Bossuet, Dieu l’a prédestinée pour donner par elle Jésus-Christ au monde. … »Dieu ne veut pas qu’elle soit un simple canal », mais un instrument volontaire et libre. Et de son consentement dépendra l’Incarnation. « C’est pourquoi, Dieu envoie un ange pour lui proposer le mystère qui ne s’accomplira pas tant que Marie retiendra son consentement. Si bien que ce grand ouvrage de l’Incarnation, qui tient depuis tant de siècles tout le genre humain en attente, lorsque Dieu est résolu de l’accomplir, demeure encore en suspens jusqu’à ce que la divine Vierge y ait consenti »

Dès lors Dieu ayant une fois voulu nous donner Jésus-Christ par Marie, cet ordre ne changera pas. Les dons de Dieu sont sans repentance, nous dit saint Paul. Il le dit à propos des juifs.  « Il est et sera toujours vrai, dit le cardinal Pie,  qu’ayant reçu par elle une fois l’auteur de toute  grâce, nous en recevions encore par son entremise les divers applications dans tous les états différents qui composent la vie chrétienne. Il est et sera toujours vrai que son consentement ayant été nécessaire pour le mystère de l’Incarnation, principe de la grâce,  le sera éternellement pour toutes les autres opérations qui n’en sont que des dépendances ». Le concours de la Mère de Dieu sera toujours nécessaire pour nous appliquer les effets du Sang de Christ.

Et c’est ainsi que Marie est toujours Mère de Jésus.

Ce titre n’est point pour elle un titre de gloire passée. Son enfantement se perpétue, sa fécondité est toujours en acte.
C’est le sens de cette magnifique scène de l’Apocalypse de saint Jean. Saint Jean la voit dans le ciel, « revêtue du soleil comme d’un vêtement, ayant la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles, et elle poussait des cris comme une femme qui enfante ». Qu’est-ce à dire. C’est que du haut des cieux, Marie continue de produire Jésus-Christ, en l’enfantant dans nos cœurs. C’est que Marie qui nous a donné l’Auteur de la grâce, continue d’être la Mère de la Grâce divine, ainsi que l’enseigne l’Eglise lorsque,  dans sa liturgie, elle rapproche l’un de l’autre ces deux invocations : Mater Christi, Mater divinae gratiae.

 

 

 

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