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En l’honneur de Sainte Marguerite Marie Alacoque -Le 17 octobre

publié dans nouvelles de chrétienté le 18 octobre 2016


 Fête Ste Marguerite Marie Alacoque

Sainte Marguerite-Marie Alacoque

Marguerite-Marie Alacoque est née en 1645 à Leuthe-court, la paroisse de Verosvres-en-Charollais. A l’âge de vingt-six ans, elle entre chez les Visitandines de Paray-le-Monial où elle demeurera jusqu’à sa mort.

Le 27 décembre 1673, comme elle est en adoration devant le Saint-Sacrement, Jésus l’invite à prendre sur son cœur la place de saint Jean à la Cène et lui dit : «Mon cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier, que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente cha­rité, il faut qu’il les répande par ton moyen.» Il la nomme «Héritière des trésors de son Cœur» et lui demande la communion réparatrice du 1er vendredi du mois à cause du rejet de son amour et de l’indifférence des hommes et l’heure sainte du jeudi soir pour l’accompagner dans son agonie.

Son père spirituel, le Père Claude La Colombière, supérieur des Jésuites de Paray-le-Monial à qui elle s’ouvre de ces révélations, se porte garant de la sincérité de Mar­guerite-Marie et de la véracité de ses dires. Nommée maîtresse des novices, Margue­rite-Marie forme les jeunes religieuses à la dévotion au Sacré-Cœur. Le 21 juin 1686 est célébrée pour la première fois à la Visitation la fête du Cœur Sacré. Une chapelle en son honneur est bénie en 1688.

C’est en cette année 1688, que Jésus dit à Marguerite-Marie à propos du roi Louis XIV : «Fais savoir au fils aîné de mon Sacré Cœur que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu’il fera de lui-même à mon Cœur adorable qui veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre. Il veut régner dans son palais, être peint dans ses étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis en abattant à ses pieds ces têtes orgueilleuses et superbes, pour le rendre triomphant de tous les ennemis de la sainte Église». Le désir de Jésus ne sera pas exaucé, mais pendant la Révolution les Vendéens adopteront l’emblème du Sacré-Cœur. En 1873, des députés décrètent d’utilité publique la construction de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

Marguerite-Marie meurt le 17 octobre 1690 et elle est aussitôt vénérée comme une sainte. Des miracles ont lieu sur son tombeau et elle est déclarée bienheureuse par Pie IX en 1864 avant d’être canonisée par Benoît XV en 1920.

Jean-Paul II s’est rendu dans la chapelle des Visitandines de Paray-le-Monial le 6 octobre 1986.      Association des Bannières 2000

Les promesses de Jésus liées à la dévotion du Sacré-Cœur

J’invite tous les fidèles à poursuivre avec piété leur dévotion au culte du Sacré-Coeur de Jésus, en l’adaptant à notre temps, pour qu’ils ne cessent d’accueillir ses insondables richesses, qu’ils y répondent avec joie en aimant Dieu et leurs frères, trouvant ainsi la paix, entrant dans une démarche de réconciliation et affermissant leur espérance de vivre un jour en plénitude auprès de Dieu, dans la compagnie de tous les saints.

(cf. Litanies du Sacré-Coeur). »

Jean-Paul II, extrait de la Lettre adressée aux pèlerins de Paray-le-Monial et envoyée aux évêques de France, 4 juin 1999.

 

La Grande Promesse du Sacré-Coeur de Jésus

Je promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Coeur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront le premier vendredi du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale. Ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les Sacrements, et mon Coeur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.

 

Les 12 Promesses de Notre Seigneur aux dévots de son Sacré Coeur

1) Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.

2) Je mettrai la paix dans leurs familles.

3) Je les consolerai dans toutes leurs peines.

4) Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.

5) Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises

6) Les pécheurs trouveront dans mon Coeur la source et l’océan infini de la miséricorde.

7) Les âmes tièdes deviendront ferventes.

8) Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.

9) Je bénirai les maisons où l’image de mon Sacré Coeur sera exposée et honorée.

10) Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les coeurs les plus endurcis.

11) Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Coeur, où il ne sera jamais effacé.

12) Je promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Coeur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront le premier vendredi du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale. Ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les Sacrements, et mon Coeur se rendra leur asile assuré à cette dernière heure.

Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque

 

Providence Divine du Cœur de Jésus, Pourvoyez-y.

Cœur Sacré de Jésus, j’ai confiance en vous.

 

Cette dernière promesse est appelée la  »Grande Promesse », et concerne donc la Communion des neuf premiers vendredis de mois consécutifs.

 

PRIÈRE DE SAINTE MARGUERITE-MARIE AU COEUR DE JÉSUS

Père éternel, je vous offre le Coeur de Jésus-Christ, votre Fils bien-aimé, comme il s’est offert lui-même en sacrifice pour moi.

Recevez cette offrande que je vous fais, comme aussi tous les désirs, tous les sentiments, toutes les affections, tous les mouvements, tous les actes de ce Sacré-Coeur.

Ils sont miens, puisqu’il s’est immolé lui-même pour moi, et je veux à l’avenue ne désirer que lui seul.

Recevez-les en satisfaction pour mes péchés, et en action de grâces pour vos bienfaits.

Recevez-les et accordez-moi par ses mérites, toutes les grâces qui me sont nécessaires,

et surtout la grâce de la persévérance finale.

Recevez-les comme autant d’actes d’amour, d’adoration, de louanges que j’offre à votre divine majesté, puisque c’est par le Coeur de Jésus que vous pouvez être dignement honoré et glorifié. Ainsi soit-il.

 

Prière de sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690)

O très amoureux Cœur de mon unique amour Jésus, ne pouvant vous aimer, honorer et glorifier selon l’étendue du désir que vous m’en donnez, j’invite le ciel et la terre de le faire pour moi ; et je m’unis à ces ardents séraphins pour vous aimer. O Cœur tout brûlant d’amour, que n’enflammez-vous le ciel et la terre de vos plus pures flammes pour en consommer tout ce qu’ils enserrent, afin que toutes les créatures ne respirent que votre amour ! Changez-moi tout en cœur pour vous aimer, en me consommant dans vos plus vives ardeurs. O feu divin, ô flammes toutes pures du Cœur de mon unique amour Jésus, brûlez-moi sans pitié, consommez-moi sans résistance ! O amour du ciel et de la terre, venez, venez tout dans mon cœur pour me réduire en cendres ! O feu dévorant de la Divinité, venez, venez fondre sur moi ! Brûlez-moi, consommez-moi au milieu de vos plus vives flammes, qui font vivre ceux qui y meurent. Ainsi soit-il !

Prière extraite de Vie et Œuvres, Paris, De Gigord, 1920 (4° éd.). Citée in Edouard Glotin, Prier à Paray-le-Monial, Paris, Desclée de Brouwer, 1996

 

L’abîme du Cœur de Jésus

Se Présentant à moi tout couvert de plaies, Notre Seigneur me dit :  » Regarde l’ouverture de mon Côté sacré qui est un abîme sans fond creusé par une flèche sans mesure : celle de l’Amour. Il faut te perdre dans celui-ci, par lequel on évite tous les autres; c’est la demeure où ceux qui m’aiment, rencontrent deux vies, l’une pour l’âme et l’autre pour le cœur. L’âme y rencontre la source des eaux vives, pour se purifier et pour recevoir en même temps la vie de la grâce. Le cœur y trouve une fournaise d’Amour. L’une s’y sanctifie et l’autre s’y consomme. Mais, comme l’ouverture est fort étroite, il faut être petit et dénué de toutes choses pour y pouvoir entrer. Ste Marguerite Marie

 

PREMIÈRE CONSÉCRATION AU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS composée par Ste Marguerite-Marie

Je N.N. me donne et consacre au sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus vouloir me servir d’aucune partie de mon être   que   pour   l’honorer,   aimer   et   glorifier.

C’est ici ma volonté irrévocable que d’être toute à Lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon cœur à tout ce qui Lui pourrait   déplaire.

Je vous prends donc, ô sacré Cœur, pour l’unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l’assurance de mon salut, le remède de ma fragilité et de mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie, et mon asile à l’heure   de   ma   mort.

Soyez donc, ô Cœur de bonté ! ma justifica­tion envers Dieu votre Père, et détournez de moi les traits de sa juste colère. O Cœur d’amour ! je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma malice et de ma faiblesse, mais j’espère   tout   de   votre   bonté.

Consommez donc en moi tout ce qui vous peut déplaire ou résister ! Que votre pur amour vous imprime si avant dans mon cœur, que jamais je ne vous puisse oublier, ni être séparée de vous, que je conjure, par toutes vos bontés, que mon nom soit écrit en vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur et toute ma gloire à vivre et à mourir en qualité de votre esclave. (l. liii)

 

ACTE DE CONSECRATION Cœur de Jésus, sauvez la France !

O Jésus, vrai Fils de Dieu, notre Roi et notre frère, rassemblés tous ici au pied de vos autels, nous venons nous donner pleinement à vous et nous consacrer à votre divin coeur.

Vous le savez, Seigneur, nos bras se sont armés pour la défense de la plus sainte des causes, de la vôtre, Seigneur, puisque nous sommes les soldats de votre Vicaire.

Vous avez permis que nous fussions associés aux douleurs de Pie IX, et qu’après avoir partagé ses humiliations, nous fussions violemment séparés de notre Père.

Mais, Seigneur, après avoir été chassés de cette terre romaine, où nous montions la garde au tombeau des saints Apôtres, vous nous prépariez d’autres devoirs, et vous permettiez que les soldats du Pape devinssent les soldats de la France.

Nous avons paru sur les champs de bataille, armés pour le combat. Votre Cœur adorable, représenté sur notre drapeau, abritait nos bataillons.

Seigneur, la terre de France a bu notre sang, et vous savez si nous avons bien fait à la patrie le sacrifice de notre vie. Beaucoup de nos frères sont morts ; vous les avez rappelés à vous parce qu’ils étaient mûrs pour le ciel.

 

Litanie du Sacré Coeur

Seigneur, aie pitié de nous.

Christ, aie pitié de nous.

Seigneur, aie pitié de nous.

Christ, écoute-nous.

Christ, exauce-nous.

Père des cieux, toi qui es Dieu, aie pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, toi qui es Dieu, aie pitié de nous.

Esprit-Saint, toi qui es Dieu, aie pitié de nous.

Trinité sainte, qui es un seul Dieu, aie pitié de nous.

 

Cœur de Jésus, le Fils du Père éternel, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, formé par le Saint-Esprit dans le sein de la Vierge-Mère, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, uni substantiellement au Verbe de Dieu, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, d’une majesté infinie, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, temple saint de Dieu, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, tabernacle du Très-Haut, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, maison de Dieu et porte du ciel, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, fournaise ardente de charité, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, sanctuaire de la justice et de l’amour, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, plein de bonté et d’amour, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, abîme de toutes les vertus, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, très digne de toutes louanges, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, roi et centre de tous les cœurs, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, en qui résident tous les trésors de la sagesse et de la science, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, en qui habite toute la plénitude de la divinité, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, en qui le Père a pris toutes ses complaisances, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, de la plénitude de qui nous avons tous reçu, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, le désiré des collines éternelles, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, patient et d’une immense miséricorde, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, riche à l’égard de tous ceux qui t’invoquent, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, source de vie et de sainteté, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, propitiation pour nos péchés, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, rassasié d’opprobres, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, brisé à cause de nos crimes, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, qui t’es fait obéissant jusqu’à la mort, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, transpercé par la lance, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, source de toute consolation, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, notre vie et notre résurrection, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, notre paix et notre réconciliation, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, victime des pécheurs, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, salut de ceux qui espèrent en toi, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, espérance de ceux qui meurent en toi, aie pitié de nous.

Cœur de Jésus, délices de tous les saints, aie pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, pardonne-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, exauce-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, aie pitié de nous.

V. Jésus, doux et humble de cœur.

R. Fais nous un cœur selon ton cœur.

Prions : Dieu éternel et tout puissant, regarde le Cœur de ton Fils bien-aimé, ainsi que les louanges et satisfactions qu’il te présente au nom des pécheurs et, à ceux qui implorent ta miséricorde, avec faveur accorde ton pardon au nom de ce même Jésus-Christ, ton Fils, qui vit et règne avec toi, aux siècles des siècles. Amen.

 

Consécration au Cœur de Jésus Sainte Marguerite-Marie Alacoque

Je donne et consacre au Cœur de Jésus, ma personne et ma vie, mon cœur, mon intelligence, ma mémoire et ma volonté, mes joies et mes peines, mon passé et mon avenir, afin que tout ce que je ferai et souffrirai soit pour l’amour et la gloire de Dieu.

Je donne et consacre au Cœur de Jésus en toute confiance et amour ma famille. Je souhaite que Jésus soit le Maître de mon foyer et qu’il puisse règner dans le cœur de chacun des membres de ma famille.

Cœur de Jésus, je présente donc ma famille avec ses joies et ses souffrances, l’avenir de chacun d’entre nous, notre travail, notre maison, nos gestes les plus simples.

Seigneur Jésus, je choisis votre Cœur pour ma demeure, afin qu’il soit ma force dans la lutte, mon soutien dans la faiblesse, ma lumière et mon guide dans les heures de ténèbres, le réparateur de mes fautes.

Cœur de Jésus, brûlez en moi tout ce qui vous déplait ou vous résiste, que jamais je ne vous oublie, que jamais je ne sois séparé(e)  de vous et que je demeure toujours votre serviteur. Amen !

 

Litanies de sainte Marguerite-Marie

Seigneur, ayez pitié de nous. Jésus-Christ, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous. Jésus-Christ, exaucez-nous. Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous. Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, Esprit Saint qui êtes Dieu, Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu,

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu,

Sainte Vierge des vierges,

Saint Jean,

Saint Lazare,

Saint François de Sales,

Sainte Jeanne-Françoise de Chantal,

Sainte Marguerite-Marie,

Perle précieuse,

Fleur des champs,

Lis des vallées,

Rose épanouie dès l’aurore,

Enfant bien-aimée de Marie,

Encens d’agréable odeur,

Palmier de patience,

Trésor de charité,

Contemptrice du monde,

Epouse bien-aimée du Christ,

Violette du jardin de saint François de Sales,

Etoile brillante au milieu des nuages,

Règle d’obéissance,

Modèle de mortification,

Séraphin au pied des autels,

Sanctuaire du Cœur de Jésus,

Délice du Cœur de Jésus,

Apôtre du Cœur de Jésus,

Plaintive tourterelle,

Blanche colombe,

Rocher inébranlable au milieu des tempêtes,

Maîtresse pleine de douceur,

Ange des saints conseils,

Terreur des démons,

Miséricorde amie des pécheurs,

Tendre bienfaitrice des pauvres,

Ressource des malades,

Holocauste de l’amour divin,

Lampe étincelante sur le chandelier sacré,

Nouvel astre de l’Eglise,

Joie de votre saint ordre,

Gloire de votre peuple,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Jésus.

Jésus-Christ, écoutez-nous. Jésus-Christ, exaucez-nous.


Antienne. Le royaume des cieux est semblable au marchand qui cherche des perles vraies ; et qui, en ayant trouvé une de grand prix, a donné tous ses biens et l’a achetée.

y. La grâce a été répandue sur vos lèvres,

R. Aussi le Seigneur vous a-t-il bénie pour l’éternité.

PRIONS Seigneur Jésus-Christ, qui avez manifesté par de merveilleuses révélations à la    bienheureuse vierge Marguerite-Marie les richesses incom­préhensibles de votre cœur : faites que par ses mérites et à son exemple, nous vous aimions en toute chose et par-des­sus tout, et qu’ainsi nous soyons dignes d’avoir à jamais une place dans votre cœur, ô vous, qui étant Dieu, vivez et régnez, avec Dieu le Père, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prière de consécration de la France au Cœur de Jésus

trouvée dans les affaires personnelles de Marie-Antoinette au Temple en 1793.

(Vienne 1755 Paris- Paris 16 octobre 1793)

Ô Jésus-Christ ! Tous les coeurs de ce royaume, depuis le coeur de notre auguste monarque jusqu’à celui du plus pauvre de ses sujets, nous les réunissons par les désirs de la charité, pour vous les offrir tous ensemble.

Oui, coeur de Jésus, nous vous offrons notre patrie toute entière et les coeurs de tous ses enfants.

Ô Vierge Sainte, ils sont entre vos mains; nous les avons réunis, en nous consacrant à vous, comme à notre protectrice et Mère.

Aujourd’hui, nous vous en supplions, offrez-les au Coeur de Jésus. Présenté par vous, Il les recevra, Il leur pardonnera, Il les bénira, Il les sanctifiera, Il sauvera la France tout entière, Il y fera revivre la Sainte Religion.

 

La basilique du Sacré-Coeur, à Montmartre

En France, suivant le souhait d’un Jésuite, le Père Ardant, et de laïcs comme Messieurs Legentil et Rohault de Fleury, un vaste mouvement se développait pour ériger un sanctuaire en son honneur afin de demander la délivrance du souverain pontife enfermé au vatican et demander le salut de la France défaite. Un volontaire de l’Ouest, le député Cazenove de Pradines, obtint l’accord de l’Assemblée nationale. Et pourtant, l’œuvre du vœu National au sacré-Cœur mit plus de cinquante ans pour achever la basilique qui s’éleva là où, dès le XVIe siècle, les bénédictins de Montmartre prônaient la dévotion du sacré-Cœur.

La première pierre fut posée le 16 juin 1875. Cependant, face à des gouvernements qui proclamèrent leur neutralité d’abord, et qui ensuite firent preuve d’hostilité ; face au coût de la construction notamment celui des fondations, la Basilique ne fut consacrée que le 16 octobre 1919 et définitivement terminée qu’en 1923.

Les oppositions avaient été violentes : En 1895, espérant prochaine la chute du catholicisme, le futur président du parti radical et grand-maître de la franc-maçonnerie n’avait-il pas déclaré à l’issue du congrès annuel : « Nous-nous rendrons solennellement sur les hauteurs de Montmartre, précédés de notre bannière, de nos insignes symboliques, et nous irons chanter un hymne de paix sous la coupole du monument destiné aujourd’hui au sacré-Cœur de Marie Alacoque. Nous y proclamerons la déchéance définitive du pape, la ruine du corps jésuitique, le triomphe de la libre pensée, et sur le fronton dédié ce jour-là aux véritables agents de la civilisation universelles, nous inscrirons ces mots en lettres d’or : « offert à la France et à l’humanité en souvenir des crimes de l’Eglise ».

Cet édifice était l’œuvre de Paul Abadie puis de ses successeurs MM. Daumet, Laisné, Garnier, Rauline, Lucien Magne et son fils – ces derniers firent dresser le clocher et assumèrent une grande partie de la décoration – mais aussi et bien sûr, l’œuvre de millions de souscripteurs.

A partir de 1885, jour et nuit, alors que se dressait peu à peu la basilique, à l’exemple de la pieuse Madame Royer et de ses fondations, la piété des fidèles y maintenant l’adoration du sacré-Cœur et les pèlerinages s’y succédaient ;

Puis la France victorieuse retrouva les deux provinces perdues chère à son cœur : l’Alsace et la Lorraine, mais au prix de quelles hécatombes ! Au prix de combien de disparitions : plus d’un million et demi de morts dont beaucoup appartenaient à cette France chrétienne, à ces paysans et à ces gentilshommes descendants des héroïques combattants de la grande Armée Catholique et Royale et des vielles terres chrétiennes, mais aussi issus d’autres milieux et de la France patriote républicaine.

Paris, septembre 1992 PRIERES ET HYMNES POUR LA France La France très chrétienne au 19ème siècle – Henry Melchior de LANGLE & Jean-Louis de TREOURRET de KERSTRAT

En 1668 sera révélé à Sainte Marguerite-Marie le message à la France qui servira de référence aux catholiques français et dans lequel notre Seigneur exprime trois demandes :

1° La consécration publique et solennelle du chef de l’Etat au Sacré-Coeur

2° L’apposition du Sacré-Coeur sur le drapeau : « Faites savoir au fils aîné de mon Sacré-Coeur que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte Enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu’il fera de lui-même à mon Coeur adorable qui veut triompher du sien, et par son entremise, de celui des grands de la terre. Il veut régner dans son palais, être peint dans ses étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis, en abattant à ses pieds ces têtes orgueilleuses et superbes pour le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte Eglise ».

3° La construction d’un édifice en l’honneur du Divin Coeur et l’intercession auprès du Saint Siège pour obtenir la messe et tous les privilèges en vue de l’établissement du culte du Sacré-Coeur : « Faire faire un édifice où serait le tableau de ce Divin Coeur pour y recevoir la consécration et les hommages du roi et de toute sa cour, faire autoriser la messe en son honneur par le saint-siège apostolique.

Confirmant ainsi une nouvelle fois la France dans son rôle de fille aînée de l’Eglise, titre acquis depuis le baptême de Clovis, notre Seigneur lui promet une pluie de grâces si elle répond à sa requête, et à travers elle, c’est le monde entier qui bénéficiera de ces mêmes grâces.

 

France fille aînée de l’Eglise

La future reine de France, Marie Leckzinska, épouse de Louis XV , se révélera être l’une des meilleurs soutiens à la cause du Sacré-Coeur à laquelle elle restera fidèle toute sa vie. C’est en effet sous son influence que fut accordée la fête du Sacré-Coeur à la France par le Pape Clément XIII en 1765.

La première fête nationale du Sacré-Coeur fut célébrée le 20 juin 1766 dans tous les diocèses, le vendredi après l’octave du Saint-Sacrement conformément aux demandes de notre Seigneur.

Le XIX° siècle L’image du Sacré-Coeur s’impose également tout au long du XIX° siècle par les rappels fréquents des apparitions de Jésus.

Le Pape Pie IX étend la fête du Sacré-Coeur à toute l’Eglise et en 1875, il lui consacre toute la catholicité.

L’une des trois demandes à la France a pu s’accomplir, à savoir la construction d’un édifice consacré au Sacré-coeur : ce sera la Basilique du Sacré-coeur de Montmartre.

L’idée en est lancée avec le voeu national du 11 février 1871, à l’initiative de deux députés et de plusieurs ecclésiastiques. Le voeu national sera approuvé par le Pape peu de temps après.

Le 18 janvier 1872 , Mgr Guibert de Paris, prononce officiellement le voeu national : « C’est là (sur la colline de Montmartre), écrit-il, que Saint-Denis et ses compagnons de martyre ont répandu avec leur sang les premières semences de la foi chrétienne, qui ont fructifiées si rapidement dans la Gaule septentrionale. Ne convient-il pas qu’un temple, élevé pour la protection divine sur la France et particulièrement sur la capitale, soit placé dans un lieu qui domine Paris et qui puisse être vu de tous les points de la cité, ce sera tout ensemble un monument d’expiation pour les fautes commises et l’expression d’une supplication générale pour que les jours de nos épreuves soient abrégés ».

Le 24 juillet 1873, la chambre des députés adopte un projet de loi déclarant d’utilité publique la construction d’une Eglise sur la colline de Montmartre. La construction ne sera achevée qu’à la fin de la première guerre mondiale.

 

Le 16 octobre 1872, Mgr Guibert préside d’ailleurs le premier pèlerinage à Montmartre depuis la Révolution de 1789. Les pèlerins se rendent à une chapelle en bois qui vient d’être édifiée sur l’emplacement de l’ancienne abbaye, rasée en 1792 pendant la Révolution. Mgr Guibert n’a pas choisi par hasard la date du 16 octobre : c’est le jour anniversaire de l’exécution de la reine Marie-Antoinette. Et justement la rue où a été construite cette petite chapelle se nomme rue Marie-Antoinette. Coïncidence ?….

Mgr Guibert rencontre peu après Thiers, président de la République, et Jules Simon, ministre des Cultes, qui se montrent prudents mais promettent de l’aider.

 

Le 25 mai 1917, les cardinaux, archevêques et évêques réunis prononcent solennellement le voeu suivant :

«  Afin de répondre complètement à la demande formulée par notre Seigneur à Paray le Monial, afin d’obtenir la prompte victoire de nos armées et la régénération chrétienne de notre patrie, nous, Cardinaux, archevêques et évêques de France, nous nous engageons, par ce voeu, en notre nom et au nom de tous nos successeurs, à faire célébrer solennellement, chaque année, à perpétuité, dans toutes les églises et chapelles de nos diocèses, la fête du Sacré-Coeur au jour qu’il a lui-même indiqué, c’est à dire le vendredi après l’octave du Saint-Sacrement. »

Nous laisserons la conclusion de ce raccourci historique au pape Léon XIII  » Aujourd’hui apparaît à nos yeux un signe divin et de suprême espérance, à savoir le Sacré-Coeur surmonté de la croix et tout brillant au milieu des flammes. C’est de lui qu’il faut solliciter et attendre le salut des hommes. »

 

Cul-de-four du choeur, Sacré-Coeur de Montmartre

(18e) Place du Parvis du Sacré-Coeur – Lucien et Henri-Marcel Magne, Luc-Olivier Merson et Marcel Imbs, Maison Guilbert-Martin 1911-1923

La faible clarté intérieure du Sacré-Coeur est compensée par l’éclat d’un décor saturé où la mosaïque domine, des murs (cul-de-four, coupole, panneaux muraux) au mobilier liturgique (croix de consécration, chemin de croix, bénitiers, autel). L’architecte choisit délibérément la mosaïque au détriment de la fresque : alors très prisée, cette technique était en outre moins vulnérable à la forte humidité des lieux. Enfin elle faisait écho à l’architecture de style romano-byzantin d’Abadie, référence à Sainte-Sophie de Constantinople, au mausolée de Galla Placidia à Ravenne et à Saint-Marc de Venise. Sur ce chantier de l’art français, les mosaïstes italiens sont écartés au profit de la maison Guilbert-Martin qui réalise la quasi-totalité des mosaïques d’émail et d’or.

Quatre artistes participent à la réalisation de la mosaïque du cul-de-four du choeur. En 1911, la direction artistique en est confiée à Luc-Olivier Merson (1846-1920), le grand artiste chrétien, Prix de Rome et membre de l’Institut. Il est aidé, pour l’exécution de la maquette et des cartons, par Lucien Magne. Après la disparition de celui-ci en 1916 et de Merson en 1920, deux élèves de ce dernier, Henri-Marcel Magne et Marcel Imbs, prennent la suite.

Le décor n’est mis au jour qu’en novembre 1923. Le travail considérable a nécessité la réalisation de multiples esquisses et dessins préparatoires, repris et agrandis puis transmis au mosaïste. Son équipe relève en un temps record une véritable gageure technique : en 3 mois, 5 hommes parviennent à couvrir une surface totale de 473 mètres carrés d’un seul tenant (la tête du Christ mesure 2 mètres de haut), soit 25 000 tesselles et plus de 68 tonnes.

La mosaïque résume symboliquement l’histoire de la dévotion au Sacré-Coeur. Au centre, un Christ monumental montre son coeur et étend ses bras protecteurs sur le monde chrétien. Autour de lui ou à ses pieds, la Vierge, Saint Michel, le pape Léon XIII, Jeanne d’Arc et la France, lui présentent les principaux propagateurs de ce culte, depuis les premiers martyrs jusqu’à Legentil et Rohaut de Fleury, commanditaires de la basilique. Les réminiscences médiévales expliquent les lignes rouges festonnées compartimentant la composition, le fond bleu qui fait ressortir les couleurs vives, la taille des personnages variant en fonction de leur importance hiérarchique, la présence matérielle d’architectures fantaisistes enfin.

Le vœu national est aussi illustré sur l’immense voûte : Guibert, l’archevêque de Paris, est agenouillé, il est suivi d’un député portant l’écharpe tricolore, Emile Keller, et des deux responsables ayant émis le vœu Alexandre Legentil et Hubert Rohault de Fleury.

Texte du vœu national au Sacré-Cœur

En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore.

En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l’Eglise et du Saint Siège, et contre la personne sacrée du vicaire de Jésus-Christ.

Nous nous humilions devant Dieu, et réunissant dans notre amour l’Eglise et notre patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés.

Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France nous promettons de contribuer à l’érection, à Paris, d’un sanctuaire dédié au Sacré Cœur de Jésus.

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