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13 octobre 1917-13 octobre 2013: Fatima et le sacerdoce.

publié dans paroisse saint michel le 12 octobre 2013


21ème dimanche après la pentecôte

13 octobre 2013

Fatima et le sacerdoce.

Le 13 octobre 1917, des milliers de personnes  regardèrent  le miracle du soleil dans le ciel de Fatima au Portugal. C’était le miracle demandé  par les enfants et promis par NS  pour confirmer la vérité des apparitions.

Le pape François a demandé à la chrétienté de se mettre en prière, ces 12 et  13 octobre 2013, pour implorer la protection de ND sur ce pauvre monde en proie à mille guerres plus cruelles les unes que les autres, très souvent exercées contre les chrétiens. Il a demandé à ce que l’on porte à Rome la statue de Fatima. La statue a été  portée en procession dans la chapelle de la résidence de Benoît XVI puis dans celle de la maison Sainte Marthe où le pape François l’attendait. Le samedi,  une grande veillée de prière présidée par le pape a eu  lieu. Après cette veillée de prière, la statue a gagné le sanctuaire marial romain du Divino Amore pour une vénération nocturne. Elle est revenue  au Vatican ce dimanche  matin pour la messe célébrée à 9h30 par le pape qui, en conclusion, récitait la prière d’intercession à la Vierge.

Nous devons nous-mêmes, nous mettre  en union de prière avec le Souverain Pontife. Aussi aura nous après Vêpres, l’office du Rosaire.

Je  profiterai de cette occasion pour vous parler des apparitions de Fatima et j’en tirerai des applications pour notre vie  sacerdotale. D’où le thème de ma prédication : Fatima et le sacerdoce.

Première apparition de l’ange

Nous sommes au printemps 1916, les trois pastoureaux, Lucie et ses cousins virent venir vers eux, passant au-dessus de l’oliveraie «un jeune garçon d’environ 14 ou 15 ans, d’une grande beauté, plus blanc que neige et que le soleil rendait transparent comme s’il était en cristal ».

En arrivant près d’eux, il dit :
-N’ayez pas peur. Je suis l’Ange de la paix. Priez avec moi. Et, s’agenouillant à terre, il courba la tête jusqu’au sol, et il nous fit répéter trois fois ces paroles : Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne Vous aiment pas.

Puis, se relevant, il dit :
« Priez ainsi. Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos suppliques ».

Et il disparut.

« Priez ainsi » dit l’ange : « Je crois, j’adore, j’espère et je vous aime » : telles doivent être, bien chers séminaristes, les dispositions fondamentales de votre âme qui recevra bientôt la grâce sacerdotale. Le prêtre est un homme de prière, d’adoration, de foi, d’espérance et de charité. C’est ce qui plait à Dieu. L’ange poursuivit : « je vous demande pardon… ».  Le prêtre est aussi un homme suppliant comme le Christ en Croix : « Père pardonnez  leur, ils ne savent ce qu’ils font ». Le prêtre fait monter à Dieu sa supplique, comme Moïse priant pour son peuple la miséricorde du Seigneur.

 La seconde apparition de l’Ange  eut lieu sur le puits du jardin potager de la famille de Lucie, où les trois pastoureaux jouaient, à l’abri des ardeurs du soleil.

«Soudain, nous avons vu près de nous la figure de l’Ange :
« Que faites-vous  ? Priez ! Priez beaucoup ! Les Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut,  prières et sacrifices.
Comment devons-nous faire des sacrifices? Demande Lucie.
« De toutes les manières que vous pourrez, offrez un sacrifice en guise de réparation pour les péchés pour lesquels Il est offensé et de supplique pour la conversion des pécheurs. Attirez ainsi la paix sur votre patrie. Je suis son Ange gardien, l’Ange du Portugal. Surtout, acceptez et supportez avec soumission la souffrance que le Seigneur vous envoie.

Ces paroles de l’Ange se gravèrent dans l’esprit des enfants,  dit sœur Lucie, Ils comprirent comment la valeur du sacrifice était agréable à Dieu et comment, par ce biais des sacrifices, Il convertissait les pécheurs ». « De fait, à partir de ce moment, nous commençâmes à offrir au Seigneur tout ce qui nous mortifiait.»

Voilà, Bien chers séminaristes, ce qui doit aussi vous animer. Je vous rappelais, avant-hier, que le prêtre est « l’homme du sacrifice ». Que cela ne soit pas seulement un mot. C’est toute une spiritualité. La spiritualité sacerdotale. L’esprit mondain choque les fidèles. Le prêtre est un homme « mortifié ». Son habit en est le signe. Il est mort au monde. Oui ! L’ange demande l’offrande  de sacrifices  : «Priez  ! Priez beaucoup ! Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices… De toutes les manières que vous pourrez, offrez un sacrifice.»

Troisième apparition de l’ange : Trois mois après, en octobre,  l’envoyé céleste descendit de nouveau à Loca do Cabeço, le lieu de la première apparition. Les enfants récitent la prière de l’ange courbés vers la terre, et voici le récit de Lucie, merveilleux récit : « Nous nous sommes redressés pour voir ce qui se passait et nous avons vu l’Ange tenant dans la main gauche un calice dans lequel tombaient quelques gouttes de sang, depuis l’hostie suspendue au-dessus. Il s’agenouilla près de nous et nous fit répéter trois fois  :

Très sainte Trinité, Père, Fils, Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus Christ, présent dans tous les tabernacles de la Terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences dont Lui-même est offensé. Et, par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

Puis, se levant, il prit de nouveau dans sa main le calice et il me donna l’hostie. Ce que contenait le calice, il le donna à boire à Jacinte et à François, tout en disant  :

Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus Christ horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu.

De nouveau, il se prosterna à terre et il répéta avec nous la prière, trois fois de plus : très Sainte Trinité, etc. et il disparut. Portés par la force du surnaturel qui nous enveloppait, nous imitâmes l’Ange totalement, c’est-à-dire en nous prosternant comme lui et en répétant les prières qu’il disait. La force de la présence de Dieu était si intense qu’elle nous absorbait et nous annihilait presque complètement. Elle sembla même nous priver de l’usage de nos sens pendant un long moment.»

Le message de l’Ange  vient nous rappeler quelques vérités de notre foi.

Vous noterez l’attitude de grand respect que manifeste l’ange : « Il s’agenouilla près de nous ». Il répète ici l’attitude qu’il eut lors de la première apparition ». Manifestation de respect.

Vous noterez  aussi le respect à l’égard de Dieu dans les paroles : il est » » le Très Haut ». Terme très biblique s’il en est. Près de 80 fois dans la Bible.. C’est ainsi que l’ange Gabriel le présenta à Marie: «Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-Haut »

Et puis vous remarquerez la foi en la présence réelle de NSJC dans l’Eucharistie. Là, l’ange affirme d’une manière très explicite le mystère de la Transsubstantiation. Fasse le ciel que nous ayons tous,  l’amour  de ce mystère eucharistique lorsque nous célébrons la messe, lorsque nous sommes dans la chapelle pour louer la Trinité Sainte. Le prêtre est l’homme du Sacrifice, vous dis-je. C’est tout autant l’homme de l’Eucharistie. Sacrifice et Eucharistie, c’est tout un. L’Eucharistie est sacrifice. Elle nous est donnée sous la forme sacrificielle : « Ceci est mon corps » « Ceci est mon sang ». Le sang est séparé du corps.
Vous remarquerez également combien l’ange encourage les pastoureaux à la prière  et cela  en raison de son  efficacité auprès du Seigneur : «Les Cœurs de Jésus et Marie sont attentifs à la voix de vos suppliques.» dit l’ange.  On semble entendre la parole du Seigneur: «Demandez et vous recevrez; cherchez et vous trouverez; frappez et l’on vous ouvrira.» (Mt. 7, 7)  L’Ange demande que l’on prie beaucoup et constamment. Et pourquoi la prière et pourquoi  le sacrifice  ? «En guise de réparation pour les péchés pour lesquels Il est offensé et de supplique pour la conversion des pécheurs».  La prière et la pénitence sont le meilleur moyen d’apaiser Dieu et d’obtenir la paix : «Attirez ainsi sur votre patrie la paix.» recommande l’Ange. Qu’il en soit ainsi de votre part  pour  l’IBP.

Le dimanche 13 mai 1917, c’est la première apparition de ND. Là,  les voyants reçurent les  confidences de la Mère de Dieu.

Vers midi, les trois petits pastoureaux virent «au-dessus d’un chêne vert, une Dame vêtue entièrement de blanc, plus brillante que le soleil, resplendissant d’une lumière plus claire et plus intense que celle d’un verre de cristal rempli d’une eau cristalline et traversé par les rayons du soleil le plus ardent. Les enfants sont tout près de la Dame qui leur dit : « N’ayez pas peur. Je ne vous veux aucun mal.
« D’où êtes-vous ? lui demandai-je.
« Je suis du Ciel.
« Et que voulez-vous de moi ?
« Je suis venue pour vous demander que vous veniez ici les six prochains mois, le 13 de chaque mois, à cette même heure. Par la suite, je dirai qui je suis et ce que je veux. Ensuite, je reviendrai encore ici une septième fois.

« Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés dont Il est offensé et de supplication pour la conversion des pécheurs ?
« Oui, nous le voulons.
« Vous allez donc avoir beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort ».

Notre-Dame annonce aux pastoureaux une vie de souffrance : «Vous allez avoir beaucoup à souffrir.» Pour qu’ils puissent supporter une croix aussi lourde, elle leur promet l’aide d’une grâce dont elle leur permet de ressentir la mystérieuse réalité.

Après ces premiers instants, Notre-Dame ajouta : « Récitez le chapelet tous les jours pour que le monde puisse obtenir la paix et la fin de la guerre ».

Ensuite, elle commença à s’élever tranquillement, montant en direction du levant, jusqu’à disparaître dans l’immensité du ciel.»

On ne peut s’exprimer plus clairement sur l’importance de la dévotion mariale : « réciter le chapelet chaque jour ».

Importance de la dévotion mariale, mais aussi importance du sacrifice : s’offrir comme victimes à travers des actes de réparation et de supplications pour la conversion des pécheurs.

Le «Oui, nous le voulons» de Lucie me fait penser au « Oui » de ND à la parole de l’ange Gabriel. Car ce «Oui », ce « fiat » était le fiat de la Croix, d’acceptation de son union à la Croix de son Fils. Voilà la vocation sacerdotale. Dans l’âme du prêtre, il ne peut y avoir rébellion de volonté ni d’intelligence devant l’adversité..

Et c’est alors que ND exprima l’intention de NSJC  de voir s’établir dans le monde entier « la dévotion à son  cœur immaculée » : « À ceux qui s’y adonneront, je promets le salut et ces âmes seront chéries par Dieu, comme des fleurs posées par moi pour orner son trône ». Alors apparut « devant la paume de la main droite de Notre-Dame, un Cœur qui semblait percé par les épines qui l’entouraient. Nous comprîmes qu’il s’agissait du Cœur immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité et qui demandait réparation.»

Voilà la grande révélation de Fatima : le Cœur de Marie entouré d’épines, symbole de l’ingratitude des hommes et des offenses par lesquelles il est outragé. Pour tout cela, elle vient demander réparation.

Troisième apparition, elle eut lieu le 13 juillet. C’est la plus importante des apparitions  de la Cova da Iria. C’est la fameuse révélation de l’enfer aux trois enfants. Avant cette révélation, elle dit :  « Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites plusieurs fois, spécialement lorsque vous ferez un sacrifice : Ô ! Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation pour les péchés commis contre le Cœur immaculé de Marie ».

En disant ces paroles, elle ouvrit de nouveau les mains comme lors des deux mois passés. Le reflet parut pénétrer la terre et nous vîmes quelque chose comme une mer de feu. Plongés dans ce feu, les démons et les âmes ressemblaient à des braises transparentes, noires ou bronzées, ayant forme humaine, qui flottaient dans le brasier, portées par les flammes qui sortaient d’elles, avec des nuages de fumée tombant de tous côtés, ressemblant à la chute des étincelles dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, au milieu de cris et de gémissements de douleur et de désespoir, qui horrifiaient et faisaient trembler d’effroi. Les démons se distinguaient par des formes horribles et sordides d’animaux effrayants et inconnus, mais transparents comme des braises de charbons noirs.

Effrayés et comme pour appeler au secours, nous avons dirigé notre regard vers Notre-Dame, qui nous dit avec bonté et tristesse :

« Vous avez vu l’enfer, où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. Si l’on fait ce que je vais vous dire, de nombreuses âmes obtiendront le salut et auront la paix. La guerre va finir, mais si on ne cesse pas d’offenser Dieu… une autre, bien pire, commencera. Lorsque vous verrez une nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez qu’il s’agit du grand signe que Dieu vous donne, qu’il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions contre l’Église et le Saint-Père. Pour l’empêcher, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur immaculé et la Communion réparatrice des premiers samedis. Si on répond à mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix; sinon, elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. Finalement, mon Cœur immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix. Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi. Etc. Cela ne le dites à personne. À Francçois, oui, vous pouvez le dire.

Et, comme d’habitude, elle commença à s’élever en direction du levant jusqu’à disparaître dans l’immensité du firmament.»

Ne craignons pas d’enseigner cette réalité de l’enfer. NSJC nous l’enseigna lui-même : « Allez maudits au feu éternel ». Ce doit être aussi l’objet de la prédication sacerdotale.

Quatrième apparition   n’eut pas lieu le 13 août à la Cova da Iria, car l’administrateur du Conseil arrêta les pastoureaux et les emmena, sous prétexte de pieux mensonges, à Vila Nova de Ourém, dans le but de les obliger à révéler le secret. Il les maintint prisonniers pendant trois jours. Elle eut lieu le dimanche 19 août, et là, Marie recommanda de nouveau la prière pour les pécheurs. « Et, prenant un air triste, ND dit : Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car de nombreuses âmes vont en enfer du fait que personne ne prie et ne se sacrifie pour elles ».

Puis elle s’éleva en direction du levant.»

La cinquième apparition  eut lieu au milieu d’une foule immense qui voulait voir passer les enfants et leur confier leurs intentions : la guérison d’un fils, le retour d’une épouse…toutes les misères du monde leur étaient présentées pour qu’ils les présentent à Marie.

Arrivés à la Cova da Iria près du chêne vert, les enfants commencèrent à réciter le chapelet avec la foule. Peu après, nous avons vu le reflet de la lumière, puis Notre-Dame, au-dessus du chêne vert.

« Continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre. En octobre viendront également Notre-Seigneur, Notre-Dame des Douleurs, Notre-Dame du Carmel et saint Joseph avec l’Enfant-Jésus pour bénir le monde. Dieu est content de vos sacrifices, mais il ne veut pas que vous dormiez avec la corde, portez-la seulement durant le jour.

« Ils m’ont prié de vous demander beaucoup de choses : la guérison de quelques malades, d’un sourd-muet…

« Oui, j’en guérirai certains, d’autres non. En octobre, je ferai le miracle pour que tous croient.

Puis, commençant à s’élever, elle disparut, comme d’habitude.»

La sixième et dernière apparition eut lieu le 13 octobre 1917:

«Lorsque nous sommes arrivés à la Cova da Iria, près du chêne vert, une injonction intérieure m’a poussée à demander à la foule de fermer les parapluies, avant que nous ne récitions le chapelet. Peu après, nous avons vu le reflet de la lumière, puis Notre-Dame au-dessus du chêne vert.

« Que voulez-vous de moi ?

« Je veux te dire que l’on fasse construire ici une chapelle en mon honneur, que je suis Notre-Dame du Rosaire, que l’on continue à réciter le chapelet tous les jours. La guerre va finir et les militaires rentreront bientôt chez eux.

« J’avais beaucoup de choses à vous demander : de guérir des malades, de convertir des pécheurs, etc.

« Les uns, oui, les autres, non. Il faut qu’ils se corrigent, qu’ils demandent pardon pour leurs péchés.

Et prenant un air plus triste :

« Qu’ils n’offensent pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, qui est déjà très offensé.

Alors se produisit  le miracle du soleil, promis trois mois plus tôt, comme preuve de la véracité des apparitions de Fatima. La pluie cessa et le soleil tourna trois fois sur lui-même, lançant de tous côtés des faisceaux de lumière de diverses couleurs : jaune, lilas, orangé et rouge. À un moment donné, il parut se détacher du firmament et tomber sur la foule qui cria terrorisée. Après un prodige de dix minutes, le soleil reprit son aspect normal.

Le 18 décembre 1917, le Dr José Maria Proença de Almeida Garret, témoin direct, décrivit ainsi ce qu’il avait contemplé :
«Quelques instants plus tôt, le soleil avait percé victorieusement l’épaisse couche de nuages qui l’avait caché, pour briller clairement et intensément. Je me suis retourné vers cet aimant qui attirait tous les regards et j’ai pu le voir semblable à un disque au bord net et à l’arête vive, lumineuse et luisante, mais qui ne faisait pas mal aux yeux… Il ne ressemblait en rien à la lune d’une nuit transparente et pure, parce que l’on voyait et sentait qu’il s’agissait d’un astre vivant… On ne pouvait pas non plus le confondre avec le soleil visible par temps de brouillard (d’ailleurs inexistant ce jour-là) puisqu’il n’était pas opaque, diffus ou voilé. À Fatima, le temps était chaud et ensoleillé. Ce qui fut merveilleux, c’est que pendant un long moment, nous avons pu scruter l’astre, flamme de lumière et braise de chaleur, sans la moindre douleur oculaire et sans qu’aucun éblouissement ne nous aveugle. Ce disque nacré était animé d’un mouvement étourdissant… Il tournait sur lui-même à une vitesse vertigineuse.
Tout à coup, on entendit une clameur, comme un cri d’angoisse montant de la foule. Le soleil, conservant sa vitesse de rotation, se détacha du firmament et, sanguinaire, il prit la direction de la Terre, menaçant de nous écraser sous le poids de son énorme meule de feu. Ces secondes furent terrifiantes…
Tous ces événements, je les ai observés personnellement et sereinement, sans émotion ni agitation… Ce phénomène a dû s’étaler sur environ dix minutes.»

Pendant ce temps, les pastoureaux eurent droit à d’autres visions.

«Notre-Dame une fois disparue dans l’immensité du firmament, nous vîmes saint Joseph près du soleil avec l’Enfant-Jésus et Notre-Dame vêtue de blanc avec un manteau bleu. Saint Joseph et l’Enfant-Jésus paraissaient bénir le monde, avec les gestes en forme de croix qu’ils faisaient de la main.

Peu après, une fois dissipée l’image de cette apparition, je vis Notre-Seigneur et Notre-Dame (qui pour moi ressemblait à Notre-Dame des Douleurs). Notre-Seigneur semblait bénir le monde de la même manière que saint Joseph. Cette apparition s’évanouit à son tour et il m’a semblé voir de nouveau Notre-Dame sous une forme proche de Notre-Dame du Carmel.»

Le prêtre, lui aussi, est fait pour bénir et non condamner. Qu’il condamne le mal et l’erreur. A la bonne heure ! Mais qu’il cherche par sa prière et pénitence à convertir le pécheur. Il doit être intransigeant contre l’erreur mais compatissant au pécheur qu’il est lui-même. Pas de raideur dans l’agir sacerdotal.

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