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le Père Arturo Sosa, le nouveau préposé général des Jésuites

publié dans nouvelles de chrétienté le 3 novembre 2016


Voici le nouveau général des jésuites !!!

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Les jésuites ont élu vendredi 14 octobre comme nouveau préposé général le P. Arturo Sosa, un Vénézuélien de 68 ans, premier non-Européen à succéder à saint Ignace de Loyola

Après un Néerlandais au Liban et un Espagnol missionnaire au Japon, c’est donc bien hors d’Europe que la Société de Jésus est allée chercher le successeur de saint Ignace, en la personne du Vénézuélien Arturo Sosa Abascal, 68 ans, élu vendredi 31e préposé général. « Il a toutes les qualités humaines et spirituelles pour répondre aux défis de la Compagnie dans les années qui viennent », se réjouit le P. Federico Lombardi, un des assistants de l’ancien général.

Cet homme au sourire amical, barré d’une large moustache blanche lui donnant un air de solide et sage grand-père, a derrière lui une solide expérience universitaire en sciences politiques qu’il a enseignées à l’Université Andrés-Bello de Caracas et à l’Université centrale du Venezuela, avant d’être recteur de l’Université catholique du Tachira, à la frontière avec la Colombie (ouest) où il a aussi travaillé à la réconciliation dans une zone de tension entre les deux pays.

Engagement à gauche

Car ce spécialiste reconnu des questions sociales et politiques n’en est jamais resté à la théorie. Coordinateur de l’action sociale des jésuites vénézuéliens puis directeur du Centre Gumilla, le centre d’investigation sociale des jésuites (l’équivalent vénézuélien du Céras français), ce fils d’un ministre social-chrétien des finances s’est même fortement engagé politiquement à gauche.

Selon la presse vénézuélienne, très critique contre les dérives de la démocratie représentative de son pays dans les années 1990, il a défendu en 1992 les deux coups d’État d’Hugo Chavez, dont il s’éloignera cependant à la décennie suivante à cause des atteintes aux droits de l’homme.

« Il est très engagé socialement, mais aussi profondément spirituel. Un homme de gouvernement, également, qui connait bien la Compagnie », résume le P. Antonio Spadaro, directeur de la revue jésuite italienne La Civiltà cattolica, et qui fut le voisin du nouveau général pendant cette congrégation générale.

Répondre aux enjeux à l’échelle du monde

Il l’a aussi souvent croisé à Rome où, depuis 2014, le P. Sosa avait la charge d’assister le P. Adolfo Nicolas, son prédécesseur, pour les maisons et les œuvres interprovinciales. C’est-à-dire toutes les institutions dépendant directement du préposé général, de la curie généralice elle-même à l’Université grégorienne, en passant par l’Observatoire du Vatican et les collèges internationaux.

« C’est un homme d’une grande humanité et d’une grande ouverture, qui a laissé un excellent souvenir aux jésuites de son pays quand il était provincial de 1996 à 2004 », ajoute le P. Gabriel Ignacio Rodriguez, assistant général pour l’Amérique du Sud. Pour ce Colombien, la nationalité du nouveau général n’a que peu joué dans l’élection. « C’est un homme d’expérience, qui a déjà participé à quatre congrégations générales, explique-t-il. Nous sommes allés chercher un homme de vision, capable de planifier une action pastorale au niveau mondial. »

À ses yeux, c’est en effet à la dimension du monde que se jouent les défis de l’ordre dans les prochaines années, que ce soit la question des migrations, de la mondialisation du dialogue interculturel, de l’inculturation ou de la justice sociale. Autant de « frontières », auxquelles le pape François, lui-même ancien jésuite venu d’Amérique latine, ne cesse justement d’appeler ses anciens confrères à se porter.

« Dépasser la pauvreté et l’exclusion »

En 2008, lors de la précédente congrégation générale, le P. Sosa était d’ailleurs intervenu sur ces frontières qu’ils voyaient comme « un signe difficile » : à la fois « une limite », mais aussi « la possibilité d’aller au-delà, de se déplacer vers des zones moins connues ».

Il invitait alors la Compagnie à aller vers « les frontières intellectuelles, culturelles et socio-économiques, les limites personnelles de la psychologie de chacun, les frontières spirituelles qui nous empêchent d’être plus près de Dieu » et à dresser « des ponts tendant à dépasser les limites de classe sociale, les différences ethniques, religieuses ou de genre, qui empêchent ou entravent la réconciliation entre les êtres humains ».

Samedi midi, montant pour la première fois sur le siège du supérieur général en l’église romaine du Gesù, le P. Sosa a tracé les premières lignes de son généralat, soulignant que le travail des jésuites était de chercher « des alternatives pour dépasser la pauvreté, l’inégalité et l’oppression », mais aussi de « ne pas arrêter de proposer des questions pertinentes à la théologie et d’approfondir la compréhension de la foi que nous demandons au Seigneur de faire grandir en nous ». Un travail qu’il voit aussi dans la collaboration avec d’autres, «dans et en-dehors de l’Église.

SOURCE : LA CROIX  Nicolas Denèze

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