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Dossier: les menaces sur les écoles libres, hors contrat, de la FSSPX et autres.

publié dans regards sur le monde le 1 juin 2017


Avant de prendre connaissance de l’article du Nouvel Obs sur les inspections qui subissent  actuellement les écoles de la FSSPX et les écoles  amis, (B) veuillez lire d’abord l’ entretien d’Anne Coffinier avec Breizh-info.com daté du 12 avril 2016 (A) . Certes, il s’agit de l’ancien ministre de l’éducation nationale du gouvernement de François Hollande, Mme Najat Vallaud- Belkacem. Mais si les ministres changent, l’administration demeure et fait le travail…Il y a vraiment DANGER.( PA)

A- Menaces sur les écoles hors contrat

publié dans regards sur le monde le 12 avril 2016

 

 Menaces sur les écoles hors contrat : Anne Coffinier (Fondation pour l’école) répond à Najat Belkacem [interview]

 

Les écoles hors contrat sont elles menacées ? Najat Vallaud- Belkacem a en effet affirmé, mercredi 6 avril sur France 2, que le ministère de l’Éducation nationale envisageait de changer le système d’ouverture des établissements scolaires« hors contrat », pour passer d’une simple déclaration à une autorisation. « Je suis en train de réfléchir actuellement sur ce sujet, car je me demande si n’est pas venu le temps, compte tenu des risques de radicalisation auxquels nous sommes confrontés, de passer peut-être d’un système de simple déclaration (…) à un système de contrôle a priori, c’est-à-dire d’autorisation. Nous sommes en train de travailler sur ce chantier-là. »

Traduction : afin d’éventuellement repérer quelques cas de radicalisation au sein d’écoles musulmanes – les terroristes de Molenbeek ou de Paris n’ayant fréquenté ni les cours Montessori, ni les bancs des écoles catholiques traditionalistes – ce sont l’ensemble des écoles hors-contrats qui seraient visées par des contrôles beaucoup plus drastiques.

Pour les défenseurs de l’école libre et de la liberté d’enseigner, il s’agit d’une attaque de plus de Najat Vallaud-Belkacem, ministre contestée par de nombreux enseignants, mais également régulièrement dénoncée pour belkacem qu’elle distille dans un ministère qui a tout de même en main l’éducation de nos enfants.

Pour faire le point après cette annonce, nous avons interrogé Anne Coffinier, responsable de la Fondation pour l’École, première fondation d’utilité publique en France à s’occuper exclusivement de la création du développement, de l’accompagnement des écoles hors-contrats.

Breizh-info.com : quelle est votre première réaction après les propos de Najat Vallaud-Belkacem à propos des écoles hors contrat et de sa volonté de créer un nouveau cadre ?

Anne Coffinier : Les annonces de Mme Belkacem sont inquiétantes (sous prétexte de lutter contre la radicalisation à l’école, elle prétend rendre extrêmement difficile toutes les ouvertures d’école libre)  et dénotent chez elle d’un mépris et d’une méconnaissance du lien consubstantiel qu’il y a entre la liberté d’enseignement et l’existence effective de l’État de droit. Comme nous l’avons indiqué dans notre communiqué du 7 avril, le projet d’une « autorisation préalable » est une remise en cause du principe fondamental de la liberté d’ouverture d’un établissement d’enseignement, ce qui conduit à restreindre la liberté de l’enseignement, pourtant garantie par la Constitution.

L’État peut déjà, dans le cadre légal existant, s’assurer qu’une école privée indépendante ne dissimule pas une autre activité. Le fait que les contrôles ne soient peut-être pas diligentés de manière satisfaisante ne résulte que de la seule carence des services de l’État. Si ceux-ci n’ont pas le temps de procéder aux contrôles qui seraient souhaitables, ils n’auront pas plus le temps de traiter les dossiers de demande d’ouverture, ce qui retardera ou rendra impossible l’exercice d’une liberté fondamentale dans une démocratie.

En Alsace, régie actuellement – en raison de son statut spécifique – par le système d’autorisation préalable, le préfet autorisant l’ouverture sur avis du recteur, l’expérience montre que des délais déraisonnables sont pris pour traiter les demandes, ce qui conduit trop souvent le préfet à transmettre sa réponse aux créateurs d’école après la date de rentrée.

En outre un contrôle a priori, conditionnant une ouverture d’école, est aussi absurde qu’inutile : on se représente en effet assez difficilement le créateur d’une école « radicalisante » déclarer son intention réelle dans son dossier de demande de création d’une école.

On imagine en revanche très aisément un refus opposé à une demande d’ouverture d’un établissement désireux de proposer une pédagogie « alternative » qui ne répondrait pas au « modèle supposé » de l’Éducation nationale, ou qui ne serait pas rédigé dans le sabir ésotérique et pompeux, que l’on rencontre assez souvent dans les écrits des « pédagogistes » de certains services du ministère.

Il convient de souligner que ce « modèle » produit chaque année 140 000 élèves illettrés ou en très grave difficulté de lecture. Là est la raison qui conduit chaque année de plus en plus de familles à choisir une école libre, plutôt que d’hypothétiques menées « radicalisantes ».

Breizh-info.com :  Comment expliquez vous le manque de consultation, que ce soit auprès de la fondation pour l’école ou de la FNEP ? N’y a t-il donc aucun dialogue depuis l’arrivée de cette ministre ?

Anne Coffinier : Dans une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale », telle que la France est définie par l’article 1er de la Constitution, on ne peut que déplorer qu’une annonce de cette nature ait pu être faite par Madame la ministre sans qu’aucune consultation n’ait eu lieu :

  • ni de la Fédération nationale de l’enseignement privé, seule organisation professionnelle nationale déclarée, par arrêté du Ministre du Travail, représentative de l’ensemble de l’enseignement privé indépendant (dit « hors contrat »),
  • ni, semble-t-il, des organisations syndicales de salariés de cette branche professionnelle,
  • ni de la Fondation pour l’école, seule organisation reconnue d’utilité publique œuvrant au développement des écoles privées primaires et secondaires, pourtant « ciblées » par ce projet.

Nous avons pris l’attache du cabinet de Mme Belkacem vendredi dernier pour demander à rencontrer cette dernière. Il nous a été répondu que nous serions contactés le moment venu, mais que notre demande était prématurée, les consultations n’ayant pas encore commencé. Ce doit certainement être une manière innovante de faire de la politique que d’annoncer ce qu’on va faire publiquement, avant de consulter qui que ce soit, puis, une fois que le pays réagit, de procéder à des consultations ex post!

Ce qui est certain, c’est que les personnes attachées aux libertés dans notre pays – et Dieu merci, elles sont nombreuses- ont parfaitement pris la mesure des intentions liberticides de ces projets gouvernementaux et sont déterminées à réagir fortement si la menace venait à se préciser.

Breizh-info.com : Sur 800 écoles recensées en France (hors contrat), seules 50 sont des écoles musulmanes (chiffres du Monde). 750 ne sont donc a priori pas concernant par de possibles « radicalisations » . Ne serait-ce pas une forme de discrimination à l’envers pour ne pas stigmatiser une communauté ?

Anne Coffinier : Premièrement, il n’y a aucune certitude sur les chiffres d’écoles musulmanes annoncées par le ministère, pas plus qu’il n’y en a sur le nombre de lieux de culte musulman. Parle-t-on des écoles dûment déclarées (celles que la ministre a dit vouloir passer sous contrat sous prétexte de les contrôler davantage, et qui par conséquent ne relèveront donc plus du régime hors contrat visé par ce durcissement) ou des écoles clandestines? Le dispositif évoqué par la ministre n’aura aucune prise sur les écoles non déclarées que le ministère n’est pas du tout organisé pour détecter. Or n’est-ce pas celles-ci qui doivent nous préoccuper avant tout? La politique esquissée par la ministre manquerait donc très probablement sa cible si cette dernière était les écoles musulmanes radicalisantes.

Breizh-info.com : Finalement, derrière la lutte contre la radicalisation, n ‘y a- t-il pas une volonté de la ministre de vouloir brimer au maximum (et brider) tout ce qui sortirait de l’Éducation nationale ? Pour quelles raisons selon vous ?

Anne Coffinier : Si l’objectif réel de  la ministre est de juguler l’expansion des écoles entièrement libres (ces écoles indépendantes en pleine croissance que l’administration appelle hors contrat), alors les moyens qu’elle prend semblent en effet tout à fait adaptés.  Le régime d’autorisation ralentira considérablement- s’il ne le tarit pas – le processus de création d’école ou alors le privera de son intérêt éducatif et pédagogique en exigeant des écoles se créant un alignement de fait sur les conceptions, l’organisation, les programmes  et le jargon de l’Éducation nationale.

Ce n’est certainement pas les 40% d’enfants en échec scolaire dans notre pays qui en sortiront gagnants. Ni les libertés publiques.

Breizh-info.com : quels recours avez vous aujourd’hui ? La ministre peut-elle encore faire marche arrière ?

Anne Coffinier : La ministre n’a fait pour l’heure que des annonces politiques. Rien n’est inscrit dans le marbre et nous nous battrons avec une extrême détermination contre ce projet auquel nous ne reconnaissons, en l’état actuel des annonces, aucune légitimité.

Breizh-info.com : Comment se portent les écoles hors-contrat en cette année 2016 en France ? En Bretagne plus particulièrement ?

Anne Coffinier : Les écoles indépendantes sont en plein essor. 67 nouveaux établissements scolaires indépendants se sont créés à la rentrée dernière contre 3-4 fermetures sur près de 800 groupes scolaires indépendants existants. On peut donc dire que ces écoles connaissent une croissance exponentielle. Elles témoignent de la vitalité et de la créativité de la société civile qui se prend en main et a compris que l’éducation n’était pas un domaine régalien, à savoir qu’il ne fallait pas se demander ce que l’Etat allait faire pour nous mais bien plutôt ce que nous, société civile, allions bien pouvoir faire pour notre jeunesse et notre pays.

Bref, les écoles indépendantes incarnent une sorte d’ »empowerment » de la société civile qui prend en main son destin intellectuel et moral en  fondant des écoles entièrement libres. La carte en ligne www.ecoles-libres.fr permet de suivre l’actualité des créations d’école dans chacune des régions, et la Bretagne est loin d’être en reste.

Propos recueillis par Yann Vallerie

 

 

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B- L’article du Nouvel Obs de Doan Bui :

 

- A l’école de la Fraternité Saint-Pie-X : la Révolution, cette imposture satanique

SOURCE - Doan Bui – Le Nouvel Obs – 1er juin 2017

Ils se disent « tradis » mais leur idéologie frise parfois l’intégrisme. La Fraternité Saint-Pie-X, cette communauté de catholiques fondée par Mgr Lefebvre, a été exclue du Vatican en 1988. Dans cette enquête en plusieurs volets, « l’Obs » s’intéresse aux écoles de la « Tradition ». Glaçant.

C’est un chantier qui avait été lancé par Najat Vallaud-Belkacem, lors de son passage au ministère de l’Education nationale : durcir les modalités d’inspection des écoles privées hors contrat, restées longtemps hors des radars de l’institution. Une drôle de galaxie, mêlant école catholiques tradis, écoles privées musulmanes, Montessori ou Steiner.
A « l’Obs », nous nous étions intéressés au cas des écoles privées musulmanes, et avions notamment raconté le long feuilleton occasionné par la fermeture de l’école Al-Badr à Toulouse.
Contrairement à leurs homologues musulmanes, plus récentes, les écoles de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), fondée par Mgr Lefebvre, cette communauté catholique qui a fait sécession avec le Vatican, sont implantées depuis un demi-siècle sur le territoire français. Les 100.000 fidèles que comptent la communauté sont plutôt bien desservis, car la « Tradition » – comme aime à s’appeler l’univers des catholiques traditionalistes – compte aujourd’hui une soixantaine d’établissements, à peu près donc autant que les nombre d’écoles privées musulmanes. A la différence près que ces écoles ont bien l’intention de rester « hors contrat », bref, en dehors de la sphère tant honnie de l’Education nationale.
Une stratégie qui a été payante, car ces écoles ont pu bénéficier pendant des décennies d’une tranquillité étonnante, et ce malgré des pratiques… hallucinantes, comme nous avons pu le retracer via des témoignages.
« Pendant longtemps, l’institution ne s’est pas intéressée au hors contrat. Il y avait pourtant déjà des abus, dans certaines de ses écoles. J’avais fermé une école catholique intégriste dans les années 1980″, explique Bernard Toulemonde, ancien recteur et bon connaisseur du monde de l’éducation.
Plus pour longtemps ? Depuis deux ans, les écoles catholiques de la « Tradition » sont en train d’être passées au crible. « L’Obs » a pu consulter une dizaine de rapports d’inspection, menées ces deux dernières années. Ils montrent que rien n’a vraiment changé. Aujourd’hui, cinq injonctions de mise en demeure ont été transmises au parquet, ce qui revient à un avis de fermeture.

« Il était temps d’aller y regarder de plus près »

Combien d’enfant y sont scolarisés ? La FSSPX nous a donné un nombre de 2.000 enfants scolarisés, mais nos estimations, en additionnant les effectifs des établissements répertoriés sur le site de La Porte Latine – qui référence toutes les « écoles de Tradition », y compris les écoles « amies » et non gérées directement par la FSSPX, nous amènent plutôt au double. A cela se rajoutent les enfants scolarisés à domicile.
« Une pratique assez courante dans le milieu, dit Olivier Landron, historien, auteur de « A la droite du Christ » (Editions du Cerf). Il y a une défiance très forte à l’égard de l’Etat et de l’école publique. » En témoigne cette lettre d’une école, adressée aux parents d’élèves, titrée « La perversité de l’Education nationale » :

« Il apparaît toujours plus clairement que l’Education nationale cherche à détruire les cerveaux des petits Français et à avilir leur âme. Nous le savions déjà, mais ces réformes [la réforme des programmes scolaires, NDLR] rendent encore plus efficaces l’entreprise de perversion de la jeunesse menée par l’école. D’où la nécessité des établissements hors contrat. »

Autre fait notoire : les écoles, implantées en pleine campagne, vivent en totale autarcie puisque les enfants scolarisés y vivent souvent en pensionnat. Les locaux ? Ils sont souvent prêtés ou donnés par des bienfaiteurs de la Fraternité, châteaux, abbayes, ou monastères : la FSSPX, qui a son siège en Suisse, est une organisation internationale. Et riche.
Un bon connaisseur du dossier à l’Education nationale constate :

« Avant, ces intégristes étaient marginaux. Aujourd’hui, leur discours identitaire, très réac, est en phase avec un certain air du temps. Cela les conforte.

Il était temps d’aller y regarder de plus près. D’autant que certaines écoles n’avaient pas été inspectées depuis plus de trente ans. »

Il s’inquiète de ce « terreau propice aux endoctrinements », pour reprendre le titre évocateur de la note d’une inspectrice de l’Education nationale dans l’académie de Versailles, qui mettait dos à dos les dérives rencontrées dans plusieurs écoles hors contrat, qu’elles soient musulmanes ou de la FSSPX.
Comment reconnaître la race blanche
La dizaine de rapports d’inspection que nous avons pu consulter permettent en tout cas d’aller faire un petit tour de France d’une pédagogie pour le moins… originale !
Dans cette école en Bretagne, les polycopiés du cours expliquent que « le judaïsme est réprouvé depuis la mort de Notre seigneur » et fustigent « les sectes juives » qui régnaient au moment « de la venue de Notre Seigneur ». Il critique aussi le Coran qui « veut ruiner le dogme du christianisme » et explique que « la civilisation musulmane est stérile ». En Alsace, des lycéens commentent des textes de Brasillach et Maurras et l’école fait l’impasse sur la préhistoire et Darwin. Autre dada des écoles de la Fraternité : le maréchal Pétain. Dans cette école des Yvelines, on apprend en cours que « Pétain a sauvé la France », tandis que les « ingrats ont fui en Angleterre ». L’inspectrice note que, depuis son passage, la mention « ingrats » a été remplacé par « résistants ».
Un proche de la FSSPX, qui connaît bien ses écoles et souhaite rester anonyme, raconte :

« Il y a 20 ans, il y avait une école qui affichait encore le portrait du maréchal Pétain dans les classes. Ils ont dû les retirer, depuis. Mais l’idéologie est restée. »

Ailleurs – un pensionnat près d’Angers – les gamins font l’apologie de la peine de mort dans leurs copies de français. Ânonnent en histoire que la Révolution est une « imposture d’essence satanique », idéologie néfaste qui est « l’essence même de la Déclaration de droits de l’homme » :

« Deux religions s’affrontent : le catholicisme et la religion des droits de l’homme. Reste à s’expliquer comment celle-ci a pu arriver aux horreurs commises par la Révolution et au génocide vendéen. La révolution n’est pas seulement l’auteur du premier génocide des temps moderne, mais elle est aussi responsables de tous les génocides qui suivent. »

En « éducation civique », on apprend à « reconnaître la race blanche ». Extrait d’une copie notée 18/20 : « Ce que je trouve bizarre c’est d’être mélangé à une population multinationale, d’avoir toutes les cultures, sauf la française, car elle disparaît. »
Autre perle, ce bout de cours, pris en notes, par un élève de seconde (avec fautes d’orthographe d’origine) sur le romantisme :

« Plus que le romantisme, c’est la révolution elle-même qui est grotesque et risible, puisqu’elle engage l’âme humaine dans la voie de l’erreur et du mensonge. Les philosophes des lumières excercent sur leur sciècle un terrorisme intellectuel, au service de leur idéologie hatée (athée!!!), anti catholique et monarchistes [...] La littérature qu’ils promeuvent est aussi sèche et stérile qu’est sistématique leur pensée. »

Fillettes voilées et manuels édités chez « Clovis »

Les sites web des écoles, avec parfois des vidéos de présentation, ne sont pas moins éloquents. Ici, l’abbé directeur d’une école en Lorraine rappelle que « le rôle de la femme est d’être mère et épouse ». Là, on déplore « la perversion du monde moderne ». La FSSPX utilise pourtant abondamment internet, que ce soit dans des forums catholiques « tradis« , ou sur son site pour promouvoir ses écoles. Exemple, cette vidéo de 2013 vantant une école de Versailles de la Fraternité. Impossible de ne pas remarquer les fillettes et leurs cheveux recouverts d’un foulard, pendant le catéchisme. La tenue des paroissiennes adultes. Normal.
A la FSSPX, on suit à la lettre le précepte de Saint-Paul : « La femme doit avoir sur la tête un signe de soumission ». Pas l’homme, en revanche, car il est « l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme ». Quant à la tenue « immodeste », c’est évidemment un « péché mortel ». Moment croustillant, toujours dans la vidéo, quand l’abbé conspue l’école publique où l’on dispense, selon lui, des « cours sur la théorie du genre dès la maternelle » ou « sur Darwin et l’évolutionnisme », ce qu’il considère comme « une destruction de l’intelligence, un formatage idéologique pour une nouvelle religion, celle de Vincent Peillon ».
On n’est jamais mieux servi que par soi-même. La Fraternité a donc sa propre maison d’édition, nommée Clovis, qui édite ses manuels. Nous nous les sommes procurés. C’est édifiant. On y explique « pourquoi nous n’étudions pas la préhistoire », on conspue les « francs-maçons » et les « philosophes des Lumières dépravés » qui ont tenté de salir « le bon clergé ».
Dans le chapitre sur les Mérovingiens, la naissance de l’islam est évoquée ainsi :

« Alors que les Mérovingiens étaient en pleine décadence, au VIIe siècle, un événement très grave survint en Arabie : un conducteur de caravanes, Mahomet, disciple d’un rabbin, marié à une juive, inventa une nouvelle religion démarquée de la Bible. Non content de convertir ses compatriotes à la religion d’Allah, Mahomet prêcha la guerre sainte. [...] Fanatisés, les Arabes se ruèrent sur l’Afrique du Nord, où ils détruisirent toutes les traces de civilisation chrétienne [...] Les Arabes avaient envahi la France. »

Soupir de soulagement, quand enfin survient 732 et Charles Martel ! « La France fut ainsi sauvée de l’esclavage auquel les musulmans soumettaient les chrétiens », peut-on lire… Et de regretter dans l’avant-propos :

« Trop d’enfants ne savent plus qu’être Français, c’est hériter d’une civilisation chrétienne qui a fait de la Fille aînée de l’Eglise, un des plus beaux pays du monde. »

Doan Bui

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