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« Sans famille » par Georges Dillinger

publié dans regards sur le monde le 28 janvier 2010


Dans PRÉSENT du Mardi 26 janvier 2010, on peut lire cet article de Georges Dillinger intitulé « Sans Famille ». Il est sans concession.

 

 Toutes les sociétés humaines, depuis les plus humbles communautés tribales jusqu’à la civilisation de l’Europe à nulle
autre pareille, ont eu en partage deux paradigmes fondamentaux d’importance vitale : le sacré et la famille. Le sacré a pu revêtir les formes les plus diverses : depuis les grandes religions monothéistes jusqu’aux croyances – et à la soumission – dans la magie et la sorcellerie. Le sacré, indispensable lien social selon le sociologue Durkheim, modérateur de la violence pour le philosophe Girard, ne fut sans doute jamais absent dans les sociétés du passé. Et l’on peut se demander si une société dans laquelle il s’est éteint peut survivre. Nous n’avons pas suffisamment de recul pour savoir ce qu’il adviendra de la société européenne actuelle ; mais cela ne laisse pas d’être inquiétant… La famille,
quant à elle, dans l’infinie diversité des sociétés passées comme des sociétés contemporaines, a pu prendre les formes les plus variées, parfois contradictoires : patriarcat ou matriarcat, monogamie ou polygamie, confinant au clan ou à la famille nucléaire, etc. Mais elle a toujours été là. Or, clairement, nous vivons – à l’aval de l’agonie du sacré – l’extinction de la famille. Quelques réflexions s’imposent.

 

Les révolutions et la famille

Les philosophes des Lumières – comme on dit par antiphrase
–, précurseurs et intellectuellement promoteurs de la Révolution, n’ont point tenu la famille en odeur de sainteté, aussi bien par leurs écrits que par leur exemple. Il ne fallait pas s’attendre à ce que les révolutionnaires fassent mieux. Des coups terribles ont été portés à l’institution familiale, que ce fût par les attaques sauvages contre la religion catholique ou par la promotion forcenée de la liberté. A défaut de conviction morale, Napoléon avait besoin de la famille, sanctuaire de la procréation, pour alimenter les masses qu’il emmenait au carnage de ses grandes batailles. Après l’une d’elles, particulièrement meurtrière pour les jeunes Français, n’a-t-il pas dit : « Une nuit chaude de Paris aura tôt fait de combler les vides. » Pour l’entretien de ce cheptel, le code, édicté sous la tutelle de l’empereur, était conservateur en bien des points. Ne prévoyait-il pas la sanction de l’adultère, proprement inimaginable en ce début de troisième millénaire ?

Au demeurant, quelle que soit l’importance des abominations
de la Révolution, une grande partie de la France – et de sa population très majoritairement rurale – est demeurée habitée par des familles traditionnelles. Pour l’immense majorité de la population, la famille restait une institution sacrée, pierre angulaire de la société et moteur de sa perpétuation.

A l’égard de l’Eglise – incarnation de notre sacré et protectrice
de nos institutions –, le XIXe siècle s’avère contrasté. D’un
côté, c’est, après la tourmente révolutionnaire, le regain de l’esprit de mission, aussi bien en France que dans bien des terres exotiques. Mais, de l’autre côté, c’est la lente et irrémédiable pollution de trop nombreux clercs par l’idéologie révolutionnaire, la mise en doute – rationaliste – des dogmes et même des Evangiles et la conviction ravageuse d’une liberté de conscience individuelle. De Lamennais à Marc Sangnier, les ravages furent profonds. Le courant moderniste ne reçut de coup d’arrêt – malheureusement éphémère – que par l’action ferme et éclairée de saint Pie X. Ce pontife savait encore ajouter aux dénonciations verbales et écrites, l’irremplaçable excommunication.

Le XXe siècle et ses ravages

Durant la première moitié du XXe siècle, le double mouvement n’a fait que s’amplifier dans l’Eglise. Le message doctrinalet dogmatique se ramollissait et l’irremplaçable fonction morale du magistère devenait de plus en plus inopérante. Du côté de la société, cependant, la montée de la gauche et la désagrégation spirituelle de la plus grande partie de la droite renforçaient
la fascination qu’éprouvaient les esprits devant la déesse
liberté.

Deux terribles coups de hache devaient atteindre notre société durant la seconde moitié du XXe siècle. Le premier fut donné à l’Epuration. La sinistre conspiration gaullo-communiste ne pouvait se contenter de conquérir les corps par le sang et les pleurs, le chagrin sans la pitié. Il lui fallait persuader les esprits. Elle a calomnié le gouvernement du maréchal Pétain en prétendant qu’il avait collaboré avec l’empire du mal, au-delà de ce qui
était imposé par la défaite (de la République) et l’Occupation.
Ainsi, elle a jeté une condamnation quasiment métaphysique sur
ce régime et… sur la devise : Travail, Famille, Patrie, et bien entendu
sur son contenu. Avec plus de soixante ans de recul, nous
constatons que ce sont là les trois chantiers où les ravages et les
destructions ont été les plus totaux et les plus funestes. Quand
Travail, Famille, Patrie sont frappés de malédiction par l’idéologie
régnante, ces concepts fondamentaux n’éveillent plus chez
les citoyens qu’indifférence ou hostilité ; alors en vérité la société
est perdue.

Le déclin s’est accéléré à partir des années soixante où la crise
de société a montré sa profondeur. La révolution culturelle
(anarchisante) dont les juifs allemands de l’Ecole de Francfort
avaient fait aux Etats-Unis le cadeau empoisonné, nous est revenue,
triomphante et diabolique. Elle a exhibé chez nous sa force
infâme pendant les journées de mai et la première quinzaine de
juin 1968 ; qui n’a eu d’égale que l’ahurissement du peuple
bourgeois et la nullité du gouvernement « de droite » et de son
administration littéralement en déroute pendant un mois. Devant
ces braillards hirsutes et débraillés, les Français n’ont rien
compris et se sont chaudement félicités qu’ils n’aient pas pris le
pouvoir politique. Comme si c’était cela que les soixante-huitards
visaient ! Ces révolutionnaires, originaux et sous-estimés à
l’époque, ont conquis les médias puis l’esprit des Français, ou
ce qu’il en restait !

 

Le sarkonihilisme, destructeur de la famille

 

Quarante ans plus tard, nous assistons, consternés, au règne
du sarkozysme ou plutôt du sarkonihilisme. Le terme évoque
une idéologie ; mais ce n’est point cela. C’est un état sociétal.
Cela n’est pas né avec Sarkozy mais Sarkozy en est le champion
incontesté ; et il a amené cet état à son paroxysme. Deux traits
m’apparaissent caractéristiques de cette véritable turpitude. Il y
a d’abord un consensus entre toutes les forces (maléfiques) qui
s’expriment et qui s’activent chez nous : milieux politiques (partis
et parlementaires), médias et, enfin, réseaux activistes qui
manipulent l’un et les autres. La Gauche et la Droite ne sont plus
animées par des objectifs opposés. Elles se vautrent dans la même
fange ou – plus concrètement – participent à égalité dans le
gouvernement Sarkozy. Un deuxième trait porte sur la nature du
consensus et sur son objectif non dissimulé. Quelques leaders
politiques, se qualifiant de souverainistes, essaient de lutter pour
conserver une place à la nation. Hélas, ils sont infiniment loin
du danger réel. Car ce qui avance à grands pas sous nos yeux
avec le sarkozysme, c’est l’extinction assassine du peuple français.
Or, rien n’est plus efficace à cet égard que d’achever de détruire
la famille. Et nous y revoilà.

Détruire la famille ! C’est d’abord avilir les mœurs, sciemment
et radicalement. Dès 1994, « toute différence aux motifs
des mœurs » est déclarée discriminatoire et passible du Code pénal
(art. 225-1 et 2 à cette époque). Non seulement toute
condamnation, toute critique, toute réticence même, à l’égard de
l’immoralisme devenaient interdites mais, il y a plus encore.
Bientôt, au fil du temps, c’est notre conscience, notre jugement,
notre façon de parler et même de penser qui se sont trouvés affectés.
L’immoralisme devenait l’affaire de tous. Une phase
maximale était atteinte quand on le faisait pénétrer à l’école,
avec des cours d’éducation sexuelle glissant facilement à la promotion
de l’érotisme, avec distribution gratuite de préservatifs
et de pilules contraceptives à des gamins et ceci sans l’accord
des parents. C’était l’organisation par la puissance publique
(ministère de la Culture (sic) ou collectivités territoriales) d’expositions
ignobles allant jusqu’à la pornographie la plus débridée
et la zoophilie. C’était encore la clémence criminelle à
l’égard des vendeurs de drogues qui amènent à la dégénérescence
des jeunes Français qui ont échappé à la contraception et à
l’avortement.

La HALDE a été constituée comme une milice pour défendre,
toutes griffes dehors, ce que l’on considérait de toute éternité
comme de mauvaises mœurs. En fait, c’est la promotion forcenée
de l’homosexualité dans laquelle s’avilie, se fourvoie et
s’égare la fonction de procréation. Le pédéraste ou un million de
pédérastes et de lesbiennes ne feront pas un enfant pour la France.
Et la promotion de cette pratique se fait jusque dans les
écoles et les universités, dans les lieux publics. Bref, partout et
aux frais des contribuables. Il n’est pas plausible qu’une pareille
politique ne repose que sur un objectif électoral. Il y a une volonté
de mort.

La famille est née avec le mariage dans lequel deux êtres humains
s’entraident, procréent et élèvent des enfants. Pour cela
l’institution, jusqu’à la Révolution, était intangible et insécable.
Si le divorce est ancien, l’évolution des lois n’a cessé de le
rendre plus facile, plus rapide et moins coûteux. Le nombre de
familles qui y ont succombé s’établit parfois entre le tiers et la
moitié des mariages contractés ! Et ceux qui résistent encore en
sont fragilisés. Comme si tout cela ne suffisait pas, on a créé une
institution concurrente : le PACS. Ainsi les jeunes couples, pas
encore assez modernes pour se satisfaire du concubinage, disposent
d’une sorte de mariage au rabais donnant un statut officiel à
leur union, sans leur en imposer les contraintes inévitables. Et le
PACS est un succès ; mais sa fragilité même le voue à y faire
moins d’enfants. Quel est le sort tragique de ces rares enfants
quand le PACS est rompu conformément à sa vocation !
On pourrait allonger à l’infini la liste des coups de Jarnac
contre la famille. La dame Morano, secrétaire d’Etat à la (destruction
de la) Famille, n’aura pas déçu Sarkozy : elle est d’une
activité aussi délétère que soutenue. Ce sont la durée du congé
de maternité, les allocations familiales indéfiniment stagnantes
au même niveau, l’absence de toute retraite pour les mères au
foyer, la disparition du chef de famille, puis la détermination
frénétique d’un Sarkozy pour mettre toutes les femmes au travail
à l’extérieur du foyer. La parité n’a pas d’autre but. Elle
n’aura pas d’autre résultat que de ralentir encore une natalité exsangue
et de parfaire le crime.

Toute cette politique foncièrement anti-familiale dont la description
a été à peine ébauchée ici, s’avère d’autant plus ravageuse
qu’elle s’exerce sur un terreau propice. Depuis un demisiècle,
comme jamais auparavant, Liberté est le concept maître
de nos contemporains. Tous nos désirs, toutes nos envies, tous
nos caprices vont bientôt faire partie de nos droits. Ce qui s’y
oppose ou pourrait s’y opposer, restreint notre liberté, notre
sainte Liberté ! Or, la famille contraint et impose des sacrifices
dans une multitude de domaines et peut entraver ou sembler entraver
l’épanouissement personnel maximum : retard dans le
cursus professionnel surtout pour la femme ; alourdissement du
budget familial avec une restriction sur les loisirs ; attention à
apporter aux enfants, à leurs études, à leur santé ; soucis et prévoyance
pour leur avenir. La loi ne fait rien pour adoucir ces
contraintes et s’emploie même maintenant à les aggraver sans
cesse. Alors en vérité, mieux vaut recourir à la contraception…

 

Les parents et les non-parents

 

J’ajouterai une observation sociologique d’importance mineure,
portant sur la mentalité de ces hommes et de ces femmes
modernes, dégagés de toute famille. Dans notre tradition, en se
mariant et avec l’apparition d’enfants dans leur nouvelle famille,
le statut des jeunes époux se métamorphosait. Deux individus
jusqu’alors préoccupés d’eux-mêmes et seulement responsables
de leur sort, devenaient des parents. De façon très générale,
même si les médias ne parlent que de cas désolants ou scandaleux,
ils assumaient leurs devoirs vis-à-vis de leurs enfants,
créatures de leur chair et de leur sang. Et ces devoirs n’étaient
pas seulement de veiller à leur santé, à leur bonheur, à leur éducation,
à leur instruction, à leur équilibre, ces devoirs imposaient
aussi à ces parents une certaine respectabilité dans la vie
de tous les jours. Le regard désolé ou accusateur d’un enfant sur
des parents dont le comportement est indigne ou insupportable,
est difficile à endurer.

Il y a actuellement des adultes de plus en plus nombreux qui
se refusent à vivre dans ce statut d’époux et de parents. Ils sont
et veulent rester « libres » ! En général, ils s’accouplent dans
des concubinages éphémères dans lesquels les facilités techniques
sont infaillibles pour éviter l’enfant. Bien d’autres fois,
ils s’associent avec des partenaires du même sexe. Non seulement
ils sont libres mais ils ont perdu le moteur essentiel de respectabilité.
Dans bien des cas, par leur comportement, ils manifestent une
certaine infantilisation. J’entendais parler, il y a quelques années,
une dame soixante-huitarde endurcie qui venait de passer
des vacances collectives avec un certain nombre d’adultes,
hommes et femmes sortis depuis bien des années de l’adolescence.
Elle expliquait comment, dans cette vie collective de
quelques semaines, les tâches s’étaient réparties entre les deux
sexes instinctivement et naturellement. Bien sûr, elle ne parlait
pas de ce qui incombait respectivement aux messieurs ou aux
dames, ou aux hommes et aux femmes, elle parlait des garçons
et des filles ! On se serait cru revenu à sa jeunesse où la JOC la
préparait à la révolution.

Le statut de ces multitudes qui se sont écartées de la famille
dans la société contemporaine, joue profondément sur les mentalités.
C’est un des symptômes et une des manifestations de
l’individualisme déchaîné, régnant à l’heure actuelle. Mais, il
s’y ajoute une touche spécifique, aggravante. Ces hommes et
ces femmes qui ne portent plus de responsabilités à l’égard de
l’enfant, seront plus enclins que les autres à se comporter comme
des électrons libres dans la société. Sans progéniture, on ne
saurait leur demander de s’inquiéter de l’avenir ou de mettre
parfois le bien commun parmi leurs préoccupations. Pourraientils
être sensibilisés à l’égard du naufrage de l’école, de la généralisation
de la drogue chez les jeunes, de la délinquance et du
crime qui menacent, au premier chef, les enfants trop manifestement
sous-chiens ? Et ce sont là des faits terrifiants pour l’avenir.
Mais plus généralement, tous leurs choix politiques ne sont
plus dictés par des considérations sociétales. Leur intérêt se
concentre sur leur propre peau – dans tous les sens du terme.
Dans les générations actuelles, le patriotisme n’a jamais existé ;
c’est maintenant le civisme qui « fiche le camp ». Tout cela ne
va pas vers la saine perpétuation du peuple français…

Le sarkonihilisme embrase l’invasion étrangère

Cette guerre faite à notre population et à sa survie est diaboliquement
complétée par un autre phénomène monstrueux, à la
fois par sa généralisation et par les masses mises en jeu. C’est
l’immigration-invasion. Les principales caractéristiques du phénomène
sont effrayantes tant elles sont complémentaires de la
dénatalité française et de la désagrégation sociale de notre
peuple : importance numérique des envahisseurs, fécondité record
de la plupart des communautés présentes – qu’elles soient
musulmanes ou non –, différences culturelles et, en particulier,
religieuses, s’opposant à une fusion parmi les Français, incapacité
de l’école à faire de trop de ces jeunes des citoyens français
prêts à tous les devoirs comme ils le sont à revendiquer tous les
droits, refus de notre système judiciaire à préserver des centaines
de zones sensibles de la loi des mafieux, du crime et de la
délinquance. La destruction des familles et la dénatalité des
Français, coïncidant avec ces apports monstrueux, sans cesse renouvelés
et totalement indigestes, nous préparent ce que l’on
peut appeler un ethnocide par substitution.

Les acteurs du consensus, ci-dessus évoqués, peaufinent le
mécanisme infernal. Ils jouent de la discrimination positive
pour abaisser les Français, pour donner aux étrangers – ou descendants
d’étrangers – la maîtrise de demain. Ils embrasent le
flot migratoire non seulement par l’absurde « immigration choisie
» mais en continuant à accorder des avantages extravagants à
tous ceux qui nous envahissent : et cela se sait dans le monde.
Enfin, le métissage, l’irréversible métissage est favorisé à cor et
à cri. Combien d’exemples historiques et actuels sont pourtant
là pour démontrer que le métissage, s’il produit quelques beaux
spécimens d’humanité ou quelques athlètes olympiques, n’est
point du tout propice au bonheur des communautés hétérogènes.

Non. Le sarkonihilisme n’a pas seulement culbuté les valeurs
et toutes les vertus du peuple français. Il ne l’a pas seulement,
autant qu’il l’a pu, déraciné de sa culture. Il ne se contente pas
de ruiner le pays par une politique économique propice aux délocalisations.
Ces mesures méthodiques, systématiques contre
la famille, contre les naissances, contre la jeunesse ont coïncidé
catastrophiquement avec les mesures favorisant l’invasion, la
promotion des envahisseurs, la construction des mosquées, pour
qu’à la conquête des corps des Français résiduels s’ajoute la
conquête des esprits. J’affirme que, dans notre Histoire, pas une
seule guerre menée par l’étranger n’a eu des objectifs aussi terrifiants,
aussi radicaux, aussi totalement mortels. Il est faux que
nos dirigeants ne soient que des incapables ; en l’état actuel des
choses, ils sont des ennemis de la France. Le plus invraisemblable
sans doute, c’est de voir tant de nos contemporains courir
à chaque occasion au bureau de vote pour promouvoir la Droite
(sic), pour éviter la Gauche. La mort par le choléra est-elle plus
douce que celle par le typhus ?
GEORGES DILLINGER

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