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Premier dimanche de Carême, Première conférence de Carême: L’agonie de Gethsémani

publié dans paroisse saint michel le 16 février 2013


L’agonie de Gethsémani

Première Conférences de Carême

 

 

L’agonie de Gethsémani qui ouvre la Passion du Christ est une scène poignante et stupéfiante. Le récit en est bouleversant.
L’agonie de Jésus est localisée par saint Marc (14 32) et saint Matthieu (26 36) dans la vallée du Cédron, au pied des monts des Oliviers, en un endroit appelé Gethsémani. C’était un jardin (Jn 18 1). Le jardin devait être entouré, selon la coutume palestinienne, d’un mur de pierres sèches, comme aujourd’hui encore. Il appartenait sans doute à un disciple aisé du maître, peut-être le même que le propriétaire du Cénacle.

Gethsémani, étymologiquement, veut dire « pressoir pour l’huile ». Il est dès lors indiqué de songer à un jardin planté surtout d’oliviers et muni d’un pressoir. Ce qui est encore le cas aujourd’hui.

Sous le règne de Théodore( 380 et 390) une basilique avait été édifiée sur le lieu de l’agonie. Elle fut visitée par saint Jérôme. Elle fut détruite au Xe siècle. Les Croisés construisirent là un petit oratoire qui fut en partie ruiné dans la première moitié du XIVe siècle. En 1920, tandis qu’on commençait la construction de la basilique actuelle de l’agonie, on découvrit les restes de la basilique primitive, ce qui poussa les architectes à en reproduire le plan.

§-1 : Voyons tout d’abord le récit des Synoptiques et remarquons quelques caractéristiques :

A-Saint Marc : 14 32-42

32 Ils arrivent en un domaine appelé Gethsémani, et il dit à ses disciples :
 » Demeurez ici tandis que je prierai.  »
33 Et il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à sentir de la
frayeur et de l’angoisse.
34 Et il leur dit :  » Mon âme est triste jusqu’à la mort; restez ici et veillez.  »
35 S’étant un peu avancé, il tomba sur la terre; et il priait que cette heure,
s’il était possible, s’éloignât de lui,
36 et il disait :  » Abba, Père, tout vous est possible, détournez de moi ce
calice; cependant, non ce que je veux, mais ce que vous (voulez) !  »
37 Et il vient et il les trouve endormis, et il dit à Pierre :  » Simon, tu dors !
Tu n’as pas eu la force de veiller une heure !
38 Veillez et priez afin que vous n’entriez point en tentation. L’esprit est
ardent, mais la chair est faible.  »
39 Il s’en alla de nouveau et pria, disant la même parole.
40 Puis, étant revenu, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient
appesantis, et ils ne savaient que lui répondre.
41 Il revint une troisième fois et leur dit :  » Dormez désormais et
reposez-vous. C’est assez ! L’heure est venue; voici que le Fils de l’homme est
livré aux mains des pécheurs.
42 Levez-vous, allons ! Voici que celui qui me trahit est proche.  »

Quelques remarques :

-Il y a un contrasta saisissant entre la torpeur de trois disciples et les protestations de fidélités jusqu’à la mort de Pierre et des autres apôtres dans la scène qui précèdent immédiatement (14 26-31) où Jésus leur prédit leur prochain désarroi et le reniement de Pierre. On retrouve ce contraste aussi dans saint Matthieu. Marc entend attirer l’attention sur la faiblesse propre au chef des apôtres qui vient de déclarer : « Même si tous sont scandalisés, du moins pas moi » (14 29). Et de fait c’est à Pierre surtout qui est adressé le reproche du sommeil. Si Saint Marc reprend dans son Evangile la prédication de Saint Pierre, on voit combien son reniement a bouleversé l’Apôtre. On le comprend !

-Marc est le seul à nous dire que Jésus priait pour que « s’il était possible, l’Heure passa loin de lui » (v. 35). Or, dans l’évangile de saint Marc, le récit de la Passion qui commence au début du chapitre 14, vient aussitôt après le grand discours eschatologique (ch. 13) où l’Heure par excellence est celle du jugement du monde (13 32). Cette correspondance est chargée de sens : elle suggère de ne pas s’en tenir pour la scène de l’agonie à la perspective d’un simple drame humain et personnel, si émouvant qu’il puisse être ; elle pousse tout au contraire à conférer à cette tragédie une ampleur véritable cosmique. N’oublions pas que cette Heure est l’Heure du jugement du monde et du salut de l’humanité (Cf Jn 12, 27, 31-32).

-La présence des trois disciples en Marc et Matthieu nous met en relation avec le récit de la Transfiguration.

B- Saint Mathieu 26 36-46

36 Alors Jésus arrive avec eux en un domaine appelé Gethsémani, et il dit à ses
disciples :  » Demeurez ici, tandis que je m’en vais là pour prier.  »
37 Ayant pris avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à éprouver
de la tristesse et de l’angoisse.
38 Alors il leur dit :  » Mon âme est triste jusqu’à la mort; restez ici et veillez avec
moi.  »
39 Et s’étant un peu avancé, il tomba sur sa face, priant et disant :  » Mon Père,
s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi ! Cependant non pas comme je
veux, mais comme vous (voulez) !  »
40 Et il vient vers les disciples et il les trouve endormis; et il dit à Pierre :  » Ainsi,
vous n’avez pas eu la force de veiller une heure avec moi !
41 Veillez et priez, afin que vous n’entriez point en tentation. L’esprit est ardent,
mais la chair est faible.  »
42 Il s’en alla une seconde fois et pria ainsi :  » Mon Père, si ce (calice) ne peut
passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite !  »
43 Etant revenu, il les trouva endormis, car leurs yeux étaient appesantis.
44 Il les laissa et, s’en allant de nouveau, il pria pour la troisième fois, redisant la
même parole.
45 Alors il vient vers les disciples et leur dit :  » Désormais dormez et
reposez-vous; voici que l’heure est proche où le Fils de l’homme va être livré aux
mains des pécheurs.
46 Levez-vous, allons ! Voici que celui qui me trahit est proche.  »

Quelques remarques :

-Ce récit parait très semblable à celui de Marc.

-On en verra pourtant les différences.

-Il est seul à noter le « avec moi ». (v. 38 et 40) : le Christ demande à ses disciples de prier avec lui. Dans le récit de saint Matthieu de l’institution du repas eucharistique, prélude du banquet eschatologique, on trouve un « avec vous » propre au premier évangéliste qui est le répondant de l’ « avec moi » de Gethsémani : « Je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai avec vous, de nouveau, dans le Royaume de mon Père » (26 29). Ne faut-il pas que, pour se préparer à cette participation au festin céleste, les disciples veillent et prient avec Jésus ? (L’agonie de Gethsémani. Feuillet p 21.Gabalda)

C- Le texte de saint Luc 22 39-46

39 Etant sorti, il s’en alla, comme de coutume, vers le mont des Oliviers; les
disciples aussi l’accompagnèrent.
40 Lorsqu’il fut à l’endroit, il leur dit :  » Priez afin de ne pas entrer en
tentation.  »
41 Et il s’éloigna d’eux environ d’un jet de pierre; et, s’étant mis à genoux, il
priait, disant :
42  » Père, si vous voulez, détournez de moi ce calice. Cependant, que ce ne
soit pas ma volonté, mais la vôtre qui soit faite.  »
43 Et lui apparut, (venant) du ciel, un ange qui le réconfortait.
44 Et, se trouvant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint
comme des gouttes de sang, qui tombaient sur la terre.
45 S’étant relevé de (sa) prière, il vint vers les disciples, qu’il trouva plongés
dans le sommeil à cause de la tristesse.
46 Et il leur dit :  » Pourquoi dormez-vous? Levez-vous et priez, afin que vous
n’entriez point en tentation.  »

Quelques remarques

- Saint Luc ne dit rien du groupe privilégié des disciples qui ont assistés à l’agonie.Il s’exprime comme si tous les apôtres avaient accompagné Jésus

-Luc ne garde que la recommandation de prier mais pas de veiller.

-Alors que chez les deux premiers évangélistes, on distingue trois étapes dans l’agonie de Gethsémani, ce schéma tripartite a disparu du récit de Luc.

-Saint Marc et saint Matthieu décrivent particulièrement bien la détresse spirituelle de Jésus. Saint Luc insiste plutôt sur la détresse physique.

-Saint Luc, seul, parle d’agonie : « il tombe en agonie » pour désigner le drame de Gethsémani. Mais le sens ici d’agonie n’est pas celui que nous donnons aujourd’hui en français qui est « la période de transition entre la vie et la mort ». Le mot grec agonia peut signifier « combat », « exercice physique ». Mais aussi il peut vouloir dire « agitation de l’âme », « inquiétude », « angoisse ». Donc ce que Saint Luc désigne par « agonia », ce ne sont pas les signes avant coureurs de la mort prochaine de Jésus, c’est bien « l’angoisse » que provoquait chez lui la pensée d’avoir à affronter une épreuve ou un combat terribles dont dépendait le destin du monde : « C’est votre heure et le pouvoir des ténèbres », dit Jésus au moment de son arrestation (Lc 22 53)

-Il faut noter en plus que l’évangile de saint Luc et les actes des Apôtres sont un seul et même ouvrage, l’auteur en est le même. Dès lors nous ne devons pas considérer l’agonie d’après ce qui précède mais aussi d’après ce qui suit. Or Luc qui situe l’agonie au mont des Oliviers (2239) note dans les actes que l’Ascension eut lieu pareillement « au mont des Oliviers » (Act 1 12). Ce rapprochement est plein de sens. L’agonie est le commencement du chemin des souffrances et des humiliations suprêmes du Christ, mais l’Ascension est le point d’aboutissement ultime de ce chemin. Tout ce qui est compris entre les deux événements est, aux yeux de Luc, le sommet de l’existence de Jésus et le sommet de l’histoire du salut. Le Christ ressuscité ne dira-t-il pas aux pèlerins d’Emmaüs : « O cœurs sans intelligence et lents à croire tout ce qu’ont annoncé les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire » (Lv 24 25-26)

§-2 : Le vrai sens de l’agonie

Pour comprendre le vrai drame de l’agonie, il faut la mettre en relation avec les péchés de l’humanité que le Christ est chargé d’expier. Il faut l’expliquer dans la vision messianique propre au Christ. Cette agonie fait partie de l’histoire du salut et elle en est même un moment capital. Voilà ce qu’il faut comprendre. Celui qui souffre au mont des Oliviers, ce n’est pas un homme ordinaire, mais le Fils de l’homme transcendant qui se sait investi de la mission unique du Serviteur, telle qu’elle est décrite en Isaïe 53. En d’autres termes comme le disent Marc 1 41 et Matthieu 26 45, c’est le « Fils de l’homme livré aux mains des pécheurs » pour le salut de l’humanité ; aucun autre homme n’a donc souffert de cette manière là. Voilà la clé de cet événement tragique. Et si saint Luc ne rapporte pas la phrase de saint Mar et de saint Matthieu, il rapporte une phrase encore plus claire : « Il faut que s’accomplisse en moi ceci qui est écrit : il a été compté parmi les scélérats (Lc 22 37) C’est sur ce texte qui rappelle le texte d’Isaïe qu’il faut porter notre attention. Il donne le sens de l’agonie.

§-3 : Le texte du serviteur souffrant en Isaïe : Is 52 13-53 12

C’est de ce texte dont nous avons besoin pour comprendre l’agonie à Gethsémani. A cet instant capital de sa carrière terrestre, Jésus a le chapitre 53 d’Isaïe constamment présent à son esprit et c’est donc à cette oracle que se rattache l’idée qu’il se fait alors de sa propre mort : il voit en elle « la mort substitutive du Serviteur souffrant qui expie les péchés de « beaucoup », i.e. des nations de la terre, inaugure le salut final et rend effective la nouvelle alliance divine ». Ainsi il est impossible de comprendre en profondeur le drame de Gethsémani sans se référer à cette prodigieuse prophétie d’Isaïe.
C’est pourquoi il faut d’abord citer ce texte et ensuite le commenter brièvement. Ce chant devrait être aussi familier au chrétien que n’importe quel autre texte du Nouveau Testament

A-Le texte

Is 52
13 Voici que mon Serviteur prospérera ; il grandira, il sera exalté, souverainement élevé.
14 De même que beaucoup ont été dans la stupeur en le voyant, — tant il était défiguré, son aspect n’étant plus celui d’un homme, ni son visage celui des enfants des hommes, –
15 ainsi il fera tressaillir des nations nombreuses. Devant lui les rois fermeront la bouche; car ils verront ce qui ne leur avait pas été raconté, et ils apprendront ce qu’ils n’avaient pas entendu.

Is 53
1 Qui a cru ce que nous avons entendu, et à qui le bras de Yahweh a-t-il été révélé?
2 Il s’est élevé devant lui comme un frêle arbrisseau ; comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; il n’avait ni forme ni beauté pour attirer nos regards, ni apparence pour exciter notre amour (nos regards).
3 Il était méprise et abandonné des hommes, homme de douleurs et familier de la souffrance, comme un objet devant lequel on se voile la face; en butte au mépris, nous n’en faisions aucun cas.
4 Vraiment c’était nos maladies qu’il portait, et nos douleurs dont il s’était chargé; et nous, nous le regardions comme un puni (un lépreu), frappé de Dieu et humilié.
5 Mais lui, il a été transpercé à cause de nos péchés, broyé à cause de nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
6 Nous étions tous errants comme des brebis, chacun de nous suivait sa propre voie ; et Yahweh a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.
7 On le maltraite, et lui se soumet et n’ouvre pas la bouche, semblable à l’agneau qu’on mène à la tuerie, et à la brebis muette devant ceux qui la tondent; il n’ouvre point la bouche.
8 Il a été enlevé par l’oppression et le jugement, et, parmi ses contemporains, qui a pensé qu’il était retranché de la terre des vivants, que la plaie le frappait à cause des péchés de mon peuple?
9 On lui a donné son sépulcre avec les méchants, et dans sa mort il est avec le riche, alors qu’il n’a pas commis d’injustice, et qu’il n’y a pas de fraude dans sa bouche.
10 Il a plu à Yahweh de le briser par la souffrance; mais quand son âme aura offert le sacrifice expiatoire, il verra une postérité, il prolongera ses jours, et le dessein de Yahweh prospérera dans ses mains.
11 A cause des souffrances de son âme, il verra et se rassasiera. Par sa connaissance le juste, mon Serviteur, justifiera beaucoup d’hommes, et lui-même se chargera de leurs iniquités.
12 C’est pourquoi je lui donnerai sa part parmi les grands; il partagera le butin avec les forts. Parce qu’il a livré son âme à la mort et qu’il a été compté parmi les malfaiteurs ; et lui-même a porté la faute de beaucoup, et il intercédera pour les pécheurs ».

Vraiment cette prophétie semble avoir été écrite sur la croix du Golgotha.
On peut discerner trois parties :
Un préambule : Is 52 13-15
L’exposé du mystère du Serviteur souffrant : Is 53 1-9
Enfin l’exaltation du serviteur, contrepartie de son martyre Is 53 10-12

Le préambule

C’est Dieu qui présente son élu. Il annonce pour lui une réussite invraisemblable et le succès complet de sa mission, alors qu’en apparence, c’est l’échec complet. D’où l’antithèse humiliations-gloire des vv 14 et 15. Ce triomphe est prédit pour faire accepter plus facilement le scandale des humiliations inouïes décrites pas la suite. Nous devons comprendre en outre que cette voie de l’épreuve, si capitale qu’elle soit, n’est qu’une étape intermédiaire et non pas le terme du plan divin.
Dans le v 14 ; le prophète exprime l’état de ruine et de désolation du serviteur et donc le bouleversement qu’on ressent à cette vue.
Dans le v 15 : cet homme tenu par la multitude pour impur purifiera des multitudes de pécheurs, ce qui est la contrepartie victorieuse de ses humiliations.

L’exposé du mystère : Is 53 1-9

C’est, ici, le prophète qui parle. Il cherche à scruter le sens du drame douloureux du Serviteur, ce qui l’amène à exposer, plusieurs siècles avant la venue du Christ, une véritable théologie de la Rédemption.
Il parle à la première personne du pluriel pour unir ses coreligionnaires et nous ses lecteurs.
Là, le prophète parle directement et avec insistance des souffrances du Serviteur. Le Serviteur est d’abord comparé au rejet qui sort d’une terre desséchée. Il faut se souvenir d’Isaïe 11 qui prédit « qu’un rameau sortira du tronc de Jessé » et qu’ « un rejeton poussera de ses racines ». Il s’agit là du Messie davidique. Le v 3 accentue la description du mystère d’abaissement en accumulant les termes de mépris. On se détourne du Serviteur.
Au v 4 : « ce sont nos maladies qu’il portait », en ce sens que la maladie et la mort sont les conséquences du péché originel. Aux origines, l’homme ne souffrait pas et ne devait pas mourir. La maladie et la mort ne faisait pas partie du plan primitif de Dieu sur l’humanité, elle son entrées dans le monde en même temps que le péché et en dépendance de lui. Le serviteur prenant sur lui les fautes de l’humanité, se chargeait en même temps de leurs souffrances. Ainsi le Serviteur apporte une solution au problème du mal moral de l’homme.
Les versets 5-9 soulignent tour à tour la cause et la nature des souffrances du Serviteur : ce sont des souffrances « vicaires » endurées pour les péchés des autres hommes ; les bienfaits qu’elles procurent : la guérison et la paix, bienfaits essentiellement messianiques promis par tous les prophètes ; il se donne librement et se laisse faire comme l’agneau des sacrifices qu’on mène à l’abattoir, muet, sans que personne ne se soucie de ce destin tragique.

L’exaltation du Serviteur : Is 53 10-12

La finale de notre prophétie nous fait assister à la contrepartie glorieuse de la Passion rédemptrice du Serviteur.

En voici les sens :
-La mort du Serviteur a eu le caractère d’un sacrifice expiatoire, d’une réparation
-Le serviteur donne un assentiment total et volontaire à son propre sacrifice
-Le serviteur se substitue aux malheurs de son peuple et cette substitution est commandée par la générosité du Serviteur qui librement se solidarise lui-même avec la multitude pécheresse
- la mort du Serviteur est en fin suivi de sa résurrection. Mais aussi d’une communauté messianique que le Serviteur instruira et justifiera. Il en résultera qu’on pourra le comparer aux plus grands conquérants de l’histoire. Mais cet empire du Serviteur sera purement spirituel.
-Enfin il sera médiateur : Il assurera le rôle perpétuel de médiateur.

Conclusion

Ce qu’il faut surtout chercher dans ce récit du Serviteur souffrant, c’est avant tout la compréhension de la signification profonde des souffrances du Christ dans l’agonie de Gethsémani. Cette compréhension est lumineuse une fois qu’on discerne les rapports cachés de cette scène évangélique avec l’oracle d’Isaïe.

Ce sont ces rapports que nous étudierons la semaine prochaine.

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