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Identité nationale

Identité nationale

publié dans flash infos le 23 novembre 2009


 

Jean Madiran, dans Présent du vendredi 20 novembre 2009, fait de judicieuses considérations sur le problème de « l’identité nationale ». Il annonce en fin de son papier, trois articles qu’il faudra lire:

- » nous allons dans les prochains jours tenter d’expliquer, premièrement, que telle que la veut la République, l’identité de la France est de n’en avoir pas ; secondement, que le « droit du sol » n’est pas ce que l’on dit ; et enfin, troisièmement, que l’identité nationale est un héritage ».

 

« Avocat, Eric Delcroix est probablement, depuis la mort de Georges-Paul Wagner, l’homme de terrain ayant l’expérience la plus ancienne et la plus étendue en matière de répression judiciaire des opinions décrétées interdites par l’application extensive de l’axiome d’origine communiste : « ce n’est pas une opinion, c’est un délit ». Il vient dans Rivarol de lancer l’avertissement : le débat officiel sur l’identité nationale est un piège.

 

 Il y a déjà, c’est sûr, quelque bizarrerie suspecte dans le fait qu’un débat intellectuel, supposé de nature philosophique et morale, soit impérieusement lancé par le pouvoir exécutif… et encadré par les préfets ! Mais ce n’est pas tout. Eric Delcroix rappelle qu’en 2004, sur le même sujet, un article de Jean Raspail dans Le Figaro entraîna des poursuites contre lui, contre le directeur du Figaro et contre Camille-Marie Galic qui en avait reproduit quelques passages dans Rivarol. La condamnation ne fut évitée que par une erreur dans la procédure de la citation à comparaître. L’article incriminé défendait le « droit du sang », c’est-àdire la filiation, contre l’artificiel « droit du sol ». D’où l’avertissement : « Nos voix ne seraient vraiment entendues, notées, enregistrées… que par les parquets et les associations raciopudibondes délatrices (…). Pour les fidèles de la loi du sang, il n’y a pas de participation possible à un pareil débat : la loi et les juges
nous l’interdisent. »

 

 Il y eut pourtant, Eric Delcroix le rappelle aussi, la sentence dogmatiquement énoncée par De Gaulle : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » D’ailleurs cette sentence a été ressortie ici et là dans la presse depuis qu’il est question d’un débat sur l’identité nationale. Mais il est remarquable que De Gaulle n’a jamais osé le dire en public. Dans cette Ve République qu’il avait fondée et qu’il a souverainement gouvernée pendant plus de dix années, il n’a pas fait état de cette ardente conviction qui était la sienne et qu’il était, on le voit, capable de formuler avec une force et une clarté éclatantes. Pour quelles raisons s’est-il imposé une telle discrétion ? Voilà peut-être un bon sujet de mémoire universitaire.

 

 Toutefois on risque de n’arriver qu’à des hypothèses et non à des certitudes. Mais il reste possible d’interroger ceux qui sont restés gaullistes, et ceux qui ne le sont pas, sur leurs raisons, aujourd’hui, de tenir la sentence gaullienne pour partiellement ou totalement… erronée ? inopportune ? scandaleuse ? Son opinion est là devant nous : fait-elle partie désormais des opinions qui… « ne sont pas une opinion mais un délit » ? Il y a là un utile point de repère pour mesurer le cheminement évolutif de l’opinion médiatiquement dominante.

 

Mardi soir j’ai vu et entendu sur le petit écran Hubert Védrine déclarer joliment : entre ce qu’il est interdit de dire et ce qu’il est obligatoire de dire, le petit espace de liberté se rétrécit constamment. Il ne paraissait pas bien compris par ses interlocuteurs, ils lui ont demandé qui donc rétrécit le petit espace ? Il a répondu que c’est « on », c’est-à-dire « nous tous » : en somme nos mentalités devenues médiatiquement moutonnières ? Quoi qu’il en soit, utilisant le petit espace de liberté qui nous reste, nous allons dans les prochains jours tenter d’expliquer, premièrement, que telle que la veut la République, l’identité de la France est de n’en avoir pas ; secondement, que le « droit du sol » n’est pas ce que l’on dit ; et enfin, troisièmement, que l’identité nationale est un héritage.
JEAN MADIRAN

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