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« 2017, dernière chance avant le Grand Remplacement », livre de Renaud Camus. Livre à lire

publié dans regards sur le monde le 8 mars 2017


Évincé de la scène médiatique par la bien-pensance postmoderne en raison d’engagements estampillés d’extrême-droite, Renaud Camus demeure méconnu du grand public, à telle enseigne que bien peu de Français sont informés de son intention de se présenter à l’élection présidentielle de 2017.

De fait, aucun autre prétendant à la fonction suprême ne semble se soucier de la question qui devrait, selon lui, dominer le débat public, celle du Grand Remplacement. Inspirée du Grand Dérangement des Acadiens au XVIIIe siècle, cette formule chère à l’écrivain désigne le phénomène historique sans précédent de substitution de peuple et de civilisation par « submersion migratoire »à l’œuvre en France et en Europe. Devant la « paralysie fascinée face à la catastrophe annoncée », Renaud Camus en appelle à saisir l’ultime chance d’interrompre un mécanisme bientôt irréversible.

 

Dans cet ouvrage décapant, l’homme politique et éditeur Philippe Karsenty, réputé pour ses prises de position courageuses, a choisi de donner la parole au candidat du confidentiel parti de l’In-nocence, fondé en 2002. Loin de partager toutes les idées et mesures que ce dernier défend et préconise, l’élu neuilléen entend avant tout lui offrir l’opportunité d’exposer sa pensée, un droit largement confisqué par la censure intellectuelle en vigueur.

 

En préambule de cet échange, Renaud Camus établit son diagnostic en des termes connotés, voire provocateurs, qui ont au moins le mérite d’inverser le narratif victimaire systématiquement appliqué aux anciens colonisés – pour autant qu’ils appartiennent à la sphère islamique. La France et l’Europe subissent, explique-t-il, « une colonisation bien plus sévère et profonde que celle qu’elles ont fait subir à d’autres parties du monde », touchant « à l’identité même de la nation » et à l’origine de l’essentiel de nos problématiques sociales, de la délinquance à la dégradation des paysages. Au fondement de ce « remplacisme » totalitaire bénéficiant de complicités politiques, médiatiques et universitaires, l’essayiste pointe du doigt les ravages d’un antiracisme dévoyé, mais aussi l’idéologie tayloriste-fordienne selon laquelle « tout se remplace, peut et doit être remplacé », y compris l’individu, réduit à l’état de « matière humaine indifférenciée », interchangeable et délocalisable.

 

Au fil de l’interview, le fondateur du concept d’in-nocence (à rapprocher de la maxime primum non nocere du serment d’Hippocrate) prend le temps de décortiquer les mythes historiographiques, saupoudrés de repentance obligatoire, qui pervertissent, à ses yeux, notre perception de l’immigration, avant d’exprimer, à l’invitation de Philippe Karsenty, son point de vue sur les thématiques les plus actuelles : l’Union européenne et ses névroses serviles, la personnalité urticante de Donald Trump, le conflit israélo-arabe, la violence meurtrière au Moyen-Orient, l’écologie menacée par le productivisme, la faillite du système éducatif, la culture avilie par l’industrie abrutissante du divertissement, les effets destructeurs de la surpopulation mondiale, la laïcité galvaudée, les lois anti-discrimination normalisatrices…

 

 

En pleine campagne électorale, le « candidat de la remigration », qui se veut défenseur du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, recommande énergiquement aux « indigènes français et à ceux qui s’y sont assimilés […] de refouler l’invasion en cours », non sans mettre en garde les électeurs contre les collaborateurs de ce cataclysme, à commencer par Emmanuel Macron, qualifié ici de« remplaciste en chef ». L’échéance présidentielle prendra la forme d’un référendum sur l’avenir de notre pays en tant que patrie du peuple français ou territoire libanisé déchiré entre plusieurs peuples, prévient celui qui se définit comme un « Cratylien passionné », aspirant à la fin du règne du « réel inversé ».

 

« Il ne suffit plus d’être conservateur, il faut être réactionnaire », conclut l’homme de plume, convié, à l’issue de ce dialogue, à résumer son programme de « résistance », « décolonisation », « désislamisation » et « libération », à l’assaut d’un « Grand Remplacement [qui] crève les yeux et le cœur ».

 

Même si certaines propositions peuvent être jugées irréalistes et prêter le flanc à de vives critiques, l’on saluera cette initiative éditoriale, qui a su dépasser les étiquettes infamantes pour écouter ce qu’avait présentement à nous dire l’auteur controversé de Du Sens. Une lecture choc, à mille lieues du politiquement correct.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Yaël Simon pour Dreuz.info.

 

2017, dernière chance avant le Grand Remplacement –
Changer de peuple ou changer de politique ?
Renaud Camus. Entretiens avec Philippe Karsenty
La Maison d’Edition, 20 €

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