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Manifestation du 6 octobre 2019 : « Marchons enfants »

publié dans regards sur le monde le 9 octobre 2019


de Grégor Puppinck

Voici le discours prononcé hier au départ de la Manifestation Marchons enfants

Bonjour à tous !
Merci à vous tous d’être venus aujourd’hui.

Si nous sommes là, c’est au nom de l’amour que nous portent nos enfants.
Ce sont mes deux filles qui m’ont conduit à venir vous parler aujourd’hui.

Le désir de transmettre la vie est en chacun de nous, et il faut le respecter. Ce désir est bon et naturel ; et c’est une souffrance de ne pouvoir le réaliser.

Mais il est incohérent et injuste d’invoquer ce désir naturel pour accorder aux femmes un « droit à l’enfant sans père », et en même temps d’ignorer, que dis-je, de violer délibérément, le besoin lui-aussi naturel des enfants d’être élevés et aimés par leur père.

Il n’y a aucune raison pour que le désir d’enfant d’un adulte l’emporte sur le besoin d’un père d’un enfant.

C’est une injustice et une violence infligée aux enfants !

L’expérience des enfants nés par PMA-anonyme depuis les années 80 prouve que tout enfant a besoin de connaître ses parents. Aujourd’hui, ces enfants demandent justice et cherchent à connaître leur père. Nous en avons invité plusieurs aux Nations unies, et nous soutenons leur cause à la Cour européenne des droits de l’homme.

Demain, si la loi est votée, ce sont les enfants nés par PMA pour toutes qui demanderont justice, mais le Gouvernement ne sera plus là pour répondre de ses actes.

La PMA sans père et la GPA ne sont pas des progrès, ce sont des déchéances, des pertes d’humanité.

Qui peut croire que ce soit un progrès que d’encourager des femmes célibataires à congeler leurs ovocytes pour « faire un enfant toute seule » après 45 ans ou 50 ans ? C’est sinistre, pour la femme comme pour l’enfant, qui est privé de son père et aura une mère solitaire et déjà âgée à sa naissance.

Qui peut croire que ce soit un progrès de priver un enfant de son père et de le faire grandir entre deux femmes lesbiennes ?
Il faut dire les choses telles qu’elles sont : Personne ne peut souhaiter être issu d’un inconnu qui pratique l’onanisme devant un film porno dans une banque de sperme.
Comment voulez-vous que l’enfant se construise ensuite ? Il grandira avec cette image sinistre, et sans connaître le miracle de l’amour charnel qui donne la vie.

Personne ne peut souhaiter cela à un enfant. On ne peut pas prétendre vouloir le bien d’un enfant et le traiter ainsi.

Il n’y a aucun progrès à faire naitre des enfants aisni.
Les seules « progrès » causés par la PMA sans père, ce sont ceux de la solitude, de l’industrie de la procréation, de l’eugénisme et du pouvoir de l’Etat sur nos vies.

Ce soi-disant « progrès » prétend remplacer la beauté de l’union féconde de l’amour par la laideur de la froide technique et du contrat.
Il remplace l’intimité du lit conjugal par le cabinet notarial !

Face à tant de laideur et de tristesse, la meilleure façon de manifester, c’est de témoigner de la beauté de l’amour qui donne la vie, de témoigner de la joie de la famille naturelle, de la « famille bio et faite maison » !

Mais ne croyez pas que le but de ce projet de loi est seulement de satisfaire les revendications d’une minorité. Sa portée est bien plus grande : elle consiste à permettre la prise de contrôle de l’engendrement des prochaines générations en séparant la procréation de la sexualité.

La véritable portée de cette loi, c’est l’eugénisme et le transhumanisme. C’est cela l’idéologie de Jean-Louis Touraine, le député rapporteur de cette loi, c’est la même idéologie que celle, avant lui, du sénateur Caillavet, du Dr Pierre Simon, ou encore de Julian Huxley l’inventeur du mot « transhumanisme ». Ils furent tous des scientistes, militants de l’eugénisme, de l’avortement, de l’euthanasie et de la GPA. Leur but est de faire un « homme nouveau » en prenant le contrôle de la vie, de la vie comme matériau.

Cette idéologie est mortifère ; elle n’engendre que souffrance :
La souffrance des enfants privés de leur père ou de leur mère ;
La souffrance des mères porteuses et des donneurs de sperme qui, tôt ou tard, réalisent qu’ils ont des enfants inconnus.

C’est cette souffrance causée par le bricolage procréatif et affectif qui nous rappelle que la famille est naturelle, et pas artificielle !

Si notre société n’est pas capable de voir aujourd’hui l’injustice de la PMA sans père, alors demain nous serons confrontés aux souffrances et aux violences qu’elle engendre.

Les enfants demanderont justice !
C’est pourquoi nous pouvons être fiers d’être présents aujourd’hui pour défendre les générations futures.

Quelle que soit l’issue du vote, l’avenir nous donnera raison !

Vive la famille, et vive la Vie !

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Entretien par Novopress le 17/07/2011

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