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Criminalisation de l’oeuvre française en Algérie

Criminalisation de l’oeuvre française en Algérie

publié dans regards sur le monde le 17 mai 2010


 

Criminalisation de l’oeuvre française en Algérie.

Mais où donc est l’ennemi?

II a déjà été question des faits. Rappelons- en l’essentiel. Le 7 février 2010, le Parlement algérien a annoncé qu’il envisageait d’adopter une proposition de loi criminalisant le colonialisme français. Le texte de cette proposition avait été préalablement signé par 125 députés de différents partis, notamment du FLN, du Rassemblement démocratique, du Mouvemen pour la Société de la Paix (islamiste). Au préalable le 13 janvier dernier, cette proposition avait été portée par Khaled Bou Nedja – président de la Coordination nationale des enfants de Chouadas (les martyrs) – sur le bureau de l’Assemblée nationale. Le projet sera soumis au gouvernement avant d’être adopté par l’Assemblée, vraisemblablement à la session de printemps. Dans le texte, il est question rien moins que de « définir des crimes coloniaux en vertu du droit international, constituer des tribunaux spéciaux sur le modèle de ceux qui ont jugé les criminels du 3e Reich et obliger la France officielle à reconnaître les crimes qu’elle a commis contre les Algériens au temps de la guerre de libération, et à présenter ses excuses à l’Algérie, et enfin à indemniser les victimes de 130 ans de colonisation au cas par cas, avec des réparations morales et financières ».

 En apprenant cela, une tempête d’indignation a déferlé chez les anciens d’Algérie – du moins ceux encore motivés à défendre la mémoire de leur Algérie française. Comment les Algériens osaient-ils avoir l’outrecuidance, non seulement de proférer de si énormes contre-vérités, mais d’aller même jusqu’à demander prosternation, mise en accusation et compensation financière ! Sur le coup, j’ai partagé cette indignation et éprouvé une rage vengeresse – purement platonique évidemment – contre cette nouvelle abomination du FLN. Mais il faut raison garder. Ce geste a-t-il quelque chose d’étonnant par rapport à ce que nous avons connu depuis plus d’un demi-siècle ? Estil pire que les hécatombes enclenchées par la Toussaint rouge, la capitulation d’Evian et notre fuite d’Algérie, ainsi que l’abandon de 9 millions d’indigènes à des politiciens seulement experts en terrorisme et en massacres ? Va-t-on reprocher aux scorpions de piquer, à la vipère de mordre, au lion de dévorer l’antilope ? Tout cela est dans leur nature.

 En même temps que l’indignation, de tous côtés, nos compatriotes ont annoncé leur intention de porter témoignage, de se réunir, d’écrire et de parler pour faire face aux mensonges et à ce qui est – pour appeler les choses par leur nom – un épisode de la phase française de la guerre qui nous est faite depuis 1954 par certains Algériens. D’ailleurs, un autre combat qui s’inscrit dans cette même phase, se généralise avec ces défilés de manifestants incendiaires, casseurs et tortionnaires, brandissant des drapeaux algériens et brûlant des drapeaux français. Ils sont déjà vraiment « chez eux chez nous ».

 Pour en revenir aux réponses qui s’ébauchent, n’y a-t-il pas eu déjà des milliers de livres, la magnifique collection des audiovisuels et, surtout… un million de rescapés – Européens et Arabo- Berbères pas seulement harkis – pour témoigner et retémoigner depuis près de 50 ans ? Peut-on croire sérieusement qu’un regain de nos efforts historiques convaincra le scorpion, la vipère et le lion ; c’està- dire Khaled Bou Nedja et ses complices, et les amènera à faire amende honorable?

 Mais il y a plus grave. Dans les premières décennies après 1962, le FLN et son « gouvernement », sachant la vérité et croyant encore la France debout, n’ont pas osé exprimer de telles demandes. Ils devaient estimer eux-mêmes que c’eût été « trop gros » (1). Cette vérité qu’ils ne pouvaient ignorer en 1962, c’est qu’ils nous avaient spoliés et dépouillés de tout : de l’exploitation agricole du colon le plus misérable au plus magnifique verger et au plus vaste vignoble, du réseau de communication et des grands barrages jusqu’à ces champs géants pétroliers et gaziers. Bref, c’est ce qui avait fait dire à un chef de gouvernement arabe en voyage  en Algérie : « La France vous a laissé le pays arabe le mieux équipé du monde. »

 En fait après l’indépendance, les Algériens savaient la vérité. Et c’est cette vérité même qui les blessait. C’est cette vérité qui leur faisait mal. Si la plupart ignoraient l’Histoire, si ces Algériens ne savaient pas que la France les avait sortis du croupissement d’une stagnation millénaire, ils percevaient intuitivement ce qu’ils devaient à notre civilisation. Elle leur avait apporté tout, tout appris, tout donné. Et le don n’avait pas appauvri la France, car le don enrichit. Seulement voilà ! Il faut déjà une certaine qualité d’âme pour supporter d’être si lourdement endetté. La reconnaissance, comme beaucoup de vertu, existe surtout chez les peuples façonnés par la tradition chrétienne. D’autres peuples y sont moins enclins, par exemple ceux relevant de la tradition de l’islam – la charité ne fait pas partie des cinq commandements de cette religion. Alors à être trop débiteur, on peut finir par détester le donateur. Surtout quand il a capitulé et qu’il s’est enfui de façon aussi méprisable ; méprisable surtout pour ceux qui ne respectent que la force et la victoire.

 Si le FLN de 2010 s’apprête à voter cette loi, c’est parce qu’il sait que la vérité est maintenant occultée et que la France est couchée, vautrée dans la culpabilité et la haine de soi, toujours prête à cracher sur son passé, sur son œuvre et sur ses pères. Elle accorde  – y compris les Algériens –, légalement ou en hors-la-loi, des « droits » et des avantages extravagants. La prostituée demande au moins de l’argent à ceux qui la souillent. La France leur en donne. Bref, ce sont les Français et particulièrement la nomenklatura politique et médiatique française qui a réembrasé l’agressivité du FLN à notre égard. Faut-il être plus précis et citer quelques cas ?

 Les proclamations anti-françaises de notre nomenklatura politique

 

 Je ne remontrai pas jusqu’à Chirac et ses propos insanes, à Alger devant le Monument des Martyrs, ou aux déclarations du sieur Colin de Verdière à propos de l’insurrection de Sétif et Guelma. Par contre, il faut citer le sieur Bajolet – ambassadeur de France à Alger, il y a deux ou trois ans jusqu’en 2008 – dont la servilité abjecte lui a valu de l’avancement au Palais de l’Elysée même. En 2008, s’exprimant  devant les étudiants de l’Université du 8- Mai-1945 à Guelma :

 « … Aussi durs que soient ces faits, la France n’entend pas, elle n’entend plus les occulter. Le temps de la dénégation est terminé. Le 8 mai 1945, alors que les Algériens fêtaient dans ce pays aux côtés des Européens la victoire sur le nazisme à laquelle ils avaient pris une large part, d’épouvantables massacres ont eu lieu à Sétif, Guelma et Kerrata. » Puis, il a proclamé « la très lourde responsabilité des autorités françaises de l’époque dans ce déchaînement de folie meurtrière

(sic)  qui a fait des milliers de victimes innocentes presque toutes Algériennes ». Le même a pu ajouter à son acte d’accusation : « Ces massacres ont marqué l’histoire de la France d’une tache indélébile. » Le 14 juillet 2008, devant un aréopage de ministres algériens, avant son départ d’Algérie, notre ambassadeur de France s’est publiquement demandé : « Comment la République a-t-elle pu perdre de vue pendant 132 ans ses valeurs fondatrices de liberté, d’égalité et de fraternité », avant d’évoquer « le sang que les Algériens ont versé durant les deux guerres mondiales, le sang de la justice versé pendant la période coloniale, celui de la dignité qu’il a fallu reconquérir ». 

 Après avoir entendu « la voix de son maître », écoutons celui-ci. Quand Sarkozy lui-même avait annoncé la remise (?) de nos archives de l’Armée française – détenues par l’INA – à l’Etat algérien, il n’avait pas caché la couleur : « Elles serviront de pièces à conviction pour porter plainte contre la France, pour ses crimes commis contre le peuple algérien » (3 décembre 2007). En 2008, à l’université de Constantine, notre Président a évoqué les fautes et les crimes du passé colonial français en Algérie, crimes qualifiés d’« impardonnables ». En décembre 2008. il avait affirmé, toujours dans la même ville, que le système colonial avait été profondément injuste par nature, il était « contraire aux droits fondateurs de notre République ». Et ce système colonial « ne pouvait être perçu que comme une entreprise d’asservissement et d’exploitation ». Il a par ailleurs évoqué « les fautes et les crimes du passé français en Algérie ».

Défendra-t-on que toutes ces déclarations de nos politiciens, plus ignobles les unes que les autres, soient de pures tactiques ? Elles seraient destinées à amadouer les Algériens afin qu’ils participent à cette fantomatique Union méditerranéenne ou à ce partenariat entre la France et l’Algérie. A supposer que cette hypothèse soit fondée, quelle stupidité suppose- t-elle chez nos dirigeants ! Les Algériens – comme tout ce qui est arabe et musulman – ont au moins une cohérence : ils respectent la force et la justice. Mais ils méprisent jusqu’à la haine ce qui est méprisable et ceux qui se couvrent la tête d’immondices.

Derrière ces autorités qui s’expriment au nom de la France et engagent notre pays, c’est toute la nomenklatura politique et médiatique qui en ajoute et qui en rajoute. Ainsi, en mai 2009, c’est le ministre Jean-Marie Bockel – colonel de réserve, s’il vous plaît – qui communique une déclaration à un journal algérien arabophone (!). Il y évoque « la légitimité du combat mené par les Algériens et la valeur militaire des combattants de l’Indépendance » et, même, « leur valeur et leur sacrifice ». Il ajoute que « ce conflit a opposé deux nations également constituées, l’Algérie et la France ». Ce n’est plus de la diffamation politique, c’est un pitoyable mensonge historique. L’Algérie n’a jamais constitué une nation, ni en fait ni en droit, avant l’indépendance qui lui a été assénée en 1962.

Les médias sont un acteur essentiel de ce processus de désinformation et de culpabilisation. Les émissions de télévision – toutes chaînes confondues – méritent sans doute la palme. Récemment, France 3 a invité ses téléspectateurs à partager son admiration pour les poseuses de bombes du FLN, présentées comme des « héroïnes ». Celles-ci avaient largement contribué à faire plus de 300 morts en 14 mois, toutes victimes civiles innocentes dont de nombreuses femmes et enfants. N’en jetons plus, la cour est pleine.

Devant ce flot de calomnies émanant des autorités les plus hautes de notre pays, devant l’évocation martelée de massacres et de crimes impardonnables, devant l’affirmation de notre déchaînement de « folie meurtrière » et de la condition serve des indigènes, etc., pouvait- on s’attendre à ce que le FLN restât spectateur ? Si, en voyant le scorpion, on s’écarte de l’animal, même cette méchante bête ne vous fera point de mal. Mais, si vous allez le chercher et le caresser dans le sens du poil, il vous piquera selon sa nature.

 N’était-il donc pas inévitable que le FLN, devant cette France avachie, prosternée, sadomasochiste, conclût qu’il lui fallait entrer en scène et jouer le rôle auquel nous-mêmes l’invitions. La plus brève réflexion ne nous montre-t-elle pas que l’indignation de nos compatriotes évoquée ci-dessus devrait être orientée vers le vrai coupable, le coupable contre nature, le politicien français et les médias étroitement complices. Rappelons à ce sujet que Sarkozy – véritable orfèvre en matière de mensonge, d’hypocrisie et de duplicité – avait déclaré le soir de son élection d’avril 2007 : « Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi. » Dans sa bouche, cette repentance dans laquelle il se complaît luimême, témoigne de sa part d’une haine de la France.

 Oui ! Dans cette affaire encore, le véritable ennemi de la France, l’instigateur de cette terrible criminalisation que nous n’avons pas fini de payer, c’est notre propre nomenklatura, nos politiciens et nos médias, titillés comme à l’accoutumée par nos réseaux activistes. Mais enfin, qui sera assez naïfs pour s’en étonner ! Les mêmes ne sont-ils pas les ennemis de la France dans tous les domaines ? Ennemis de la France, ils le sont dans le domaine politique. Ils ouvrent plus que jamais nos frontières à une immigration-invasion inassimilable. Ils accordent à ces envahisseurs, même hors la loi, des avantages extravagants. Et les effets d’une discrimination positive relèguent les Vieux Français au rang de citoyens de seconde zone. Ils tolèrent le déferlement du crime, de l’incendie et de la guérilla, et jusqu’à l’insécurité dans les écoles, la plus scandaleuse de toutes peut-être. Ils président méthodiquement la destruction de notre tissu industriel, acculé à la fermeture ou aux délocalisations. Leur caractère ennemi du peuple français est encore plus évident dans le domaine sociétal, avec une politique systématiquement antagoniste à la morale, au mariage, à la famille, à la natalité. Car tout le reste – bon ou mauvais – est dérisoire dès lors que la natalité s’effondre, ouvrant la porte au spectre de la mort pour une société qui en est affectée.

 

 

 

GEORGES DILLINGER

(1) Certes, dans les années qui ont suivi l’Indépendance, De Gaulle a cru bon d’accorder des sommes considérables au gouvernement du terroriste Ben Bella. Mais ce n’est point parce que celui-ci avait cherché à criminaliser la France, ce que le Guide aurait rejeté avec hauteur. De Gaulle était animé – aux dépens du contribuable français – par le seul souci d’éviter un effondrement total du système économique et financier algérien pataugeant dans l’incapacité la plus complète. Cet effondrement aurait pu en effet susciter, parmi le peuple français, des doutes sur le bien-fondé de la liquidation des départements d’Algérie, concrétisée par la signature de la capitulation d’Evian, le 18 mars 1962.
 

 

Dans PRÉSENT du Samedi 15 mai 2010

 

 
Remarque toute personnelle: je me pose une question, après la lecture de cet article: « Mais comment peut-on « collaborer » avec un tel président de la République…même dans les choses toutes militaires?

 

 

 
 

 

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Entretien par Novopress le 17/07/2011

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