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Criminaliser la France en Algérie ?

Criminaliser la France en Algérie ?

publié dans flash infos le 22 avril 2010


Criminaliser la France en Algérie ?

par Hugues Kéraly dans « Sedcontra »

 

Le gouvernement de M. Abdelaziz Bouteflika n’a signé aucune des conventions internationales qui lui permettraient de donner la moindre conséquence juridique à son projet de “criminaliser la colonisation française” en Algérie. Si cette machine de guerre idéologique venait à être votée par le Parlement algérien, c’est donc bien à l’interne qu’il faudrait lui trouver des applications. Plusieurs pistes peuvent être ici (gracieusement) suggérées.

En commençant par les infrastructures : pour criminaliser effectivement l’œuvre française en Algérie, il faudrait y proscrire d’abord l’utilisation de l’eau courante et de l’électricité, y fermer des dizaines de milliers de kilomètres de routes et de voies ferrées, y détruire tous les ports et les aéroports du pays, comme la quasi-totalité des centre-villes, des bâtiments publics, des écoles et des hôpitaux.

Et ce n’est pas tout : l’état-civil, l’instruction publique, la sécurité sociale, le système de soins, les régimes de retraite, les fondements même du droit pénal, civil et social de la République Algérienne sont hérités en droite ligne du modèle français. Il faudra donc les “criminaliser” également de toute urgence dans les décrets d’application de la loi.

Au plan culturel, 90% des livres des bibliothèques publiques ou privées devront aussi passer en jugement. Sans oublier Malek Haddad, Kateb Yacine, Mouloud Ferraoun et tant d’autres grands écrivains algériens de langue française, qui sont tous passés par le certificat d’études de la République Française aux temps de la colonisation.

Cessons de délirer. La France n’a pas colonisée l’Afrique : elle l’a fondée. Tous les historiens sérieux le disent. Elle est venue en 1830 y affranchir du joug turc des tribus berbères et arabes opprimées ; y abolir l’esclavage ; en finir avec les pogroms et le statut de sous-hommes imposé aux juifs ; y protéger les femmes ; y soigner et instruire les enfants. Elle est venue y mettre à jour les ressources minières et pétrolières du pays ; y éradiquer le paludisme et le choléra ; y assécher les marais de la Mitidja ; y développer une agriculture ruinée sur ces terres depuis la fin de l’Empire romain… Beaucoup de soldats, de médecins, de missionnaires, d’agriculteurs et d’ouvriers français y ont laissé leur vie. Et 99% de ceux qui ont quitté cette terre en 1962, dans la détresse et le dénuement, lui avaient tout donné.
On ne refera pas l’histoire. Mais vouloir construire l’avenir sur un pareil mensonge est une insulte à la mémoire de millions de Français et de Musulmans. Il faut en protéger la jeunesse, des deux côtés de la Méditerranée.

Hugues Kéraly

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