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Belgique:Qui veut la peau de l’Eglise catholique ?

Belgique:Qui veut la peau de l’Eglise catholique ?

publié dans regards sur le monde le 9 juillet 2010


Belgique – Qui veut la peau de l’Eglise catholique ?

J’ai été particulièrement choqué de la perquisition dont l’épiscopat belge a été recemment l’objet. Cette « affaire » me parait très grave par l’irrespect qu’elle manifeste de l’Eglise par les autorités belges. Il ne faut pas oublier que l’Eglise est non seulement le « Corps mystique du Christ », mais aussi une société parfaite, indépendante et libre avec tous les pouvoirs inhérents à cette situation juridique. Aller jusqu’à perquisitionner 9 heures durant, jusqu’à perforer des tombeà la Cathédrale…est inadmissible. On comprend la vive protestation du Vatican, non seulement du Secrétaire d’Etat, le Cardinal Bertone  mais du pape lui-même.

Cette affaire est à suivre. Ce que fait très bien le professeur Pierre PICCININ  en deux articles que j’ai trouvés sur son site. Il est professeur d’histoire et de sciences politiques à l’Ecole européenne de Bruxelles I et maître de stages à l’Université Libre de Bruxelles (ULB)

                     Belgique – Qui veut la peau de l’Eglise catholique ?

Texte intégral de Pierre PICCININ publié  dans La Libre Belgique, du 29 juin 2010) -

« Jeudi dernier, une escouade policière a fait irruption à l’archevêché de Malines-Bruxelles, d’où elle a emporté nombre d’archives de la commission ecclésiastique en charge des cas de déviance sexuelle au sein de l’Eglise catholique.

Débarquant « par hasard » en pleine conférence épiscopale, qui réunissait tous les évêques de Belgique, les forces de l’ordre ont séquestré les prélats neuf heures durant, après leur avoir confisqué téléphones portables, ordinateurs et porte-documents.

Seul le nonce apostolique (l’ambassadeur du Pape), qui a pu faire valoir son passeport diplomatique, a pu quitter les lieux.

Le Vatican, depuis, s’est officiellement indigné.

Mais que pouvait bien rechercher le juge Wim De Troy, en ordonnant aussi la profanation des tombes des archevêques inhumés dans la cathédrale ?

Le trésor des Templiers ? Ou bien l’Arche d’Alliance ?

D’Indiana Jones (ou du Da Vinci Code, pour reprendre le mot de Monseigneur Léonard), le Parquet de Bruxelles n’a décidément rien à envier.

Voilà, en tout cas, qui ferait un bon scénario pour une série à succès…

Et ce n’est pas tout : selon certaines sources, le juge De Troy serait franc-maçon, membre de cette puissante association secrète qui ambitionnerait d’imposer ses propres valeurs au monde et aurait juré la perte de l’Eglise…

Ceci expliquerait-il cela ?

Quoi qu’il en soit, sur un plan moral, éthique et juridique, cette affaire, hallucinante, serait ridicule si elle n’était grave et tout simplement inadmissible.

Ce magistrat croyait-il vraiment aux prétendues révélations selon lesquelles « des dossiers de pédophilie avaient été cachés par l’Eglise dans les tombes des primats de Belgique » ? Pense-t-il que l’archevêché manque a ce point de place, à Malines ou ailleurs ?

Plus sérieusement : quel objectif Wim De Troy poursuivait-il vraiment, par le biais de cette opération outrageante ? Qu’a-t-il donc cherché à faire ou à démontrer ? Pourquoi la presse avait-elle été avertie et se trouvait-elle sur place avant même le début de la perquisition ?

Certes, il y a des cas d’abus sexuels de la part de prêtres catholiques, mais, contrairement à ce que la tempête médiatique actuelle laisse croire, pas d’avantage que de la part d’autres professions, de médecins, de pasteurs protestants, de rabbins, de moniteurs de camps scouts, d’enseignants, de juges !

Rappelons quand même que ni Dutroux, ni Fourniret n’étaient prêtres.

Alors, pourquoi, depuis des mois, cet acharnement à rebondissements, tout particulier, à l’encontre de l’Eglise catholique ?

Ainsi, on comprendra la démission de la commission ecclésiastique, qui avait jusqu’à présent collaboré avec la justice belge.

—————————

La volonté de nuire à l’Eglise ne fait plus de doute

Spectaculaires « révélations » à la une du Het Laatste Nieuws, ce mardi 6 juillet 2010 : des documents confidentiels concernant des cas de pédophilie, dont seule la Justice était sensée disposer, auraient été découverts dans les dossiers confisqués par le juge Wim De Troy lors de la perquisition du Parquet à l’Archevêché de Malines-Bruxelles 

Parmi ces documents, des éléments relatifs à l’effroyable affaire « Julie et Mélissa », de nombreuses photographies de l’exhumation des corps, c’est-à-dire du plus sordide s’il en est.

 Mais, calmement et sérieusement : qu’aurait fait l’Eglise de telles photographies ? Et quand bien même : si ces documents se trouvaient effectivement dans les cartons de l’Archevêché, à l’usage de la Commission chargée des cas de pédophilie, laquelle a collaboré activement avec la Justice avant que cette dernière ne prenne l’initiative de rompre cette collaboration, quoi de particulièrement extraordinaire ?

 Par contre, que ces « révélations » aient échoué dans les colonnes du Het Laatste Nieuws, cela apparaît moins évident, voire tout à fait étrange, a fortiori dans le cadre d’un dossier aussi sensible. Alors, qui ? Comment ? Pourquoi ?

 Et, plus étrange encore, la manière dont cette affaire est présentée au grand public : générant le doute, ces « révélations » associent les évêques de Belgique au crime le plus ignoble et répugnant qu’ait connu le pays, comme si l’Eglise avait quelque chose à se reprocher dans l’affaire Dutroux…

 Ces « nouvelles révélations » viennent ainsi couronner ce qui ressemble de plus en plus à une opération de démolition médiatique, déclenchée contre l’Eglise catholique il y a plusieurs mois et jusqu’à présent parfaitement huilée, suivant les habituels mécanismes, éprouvés, de toute propagande bien menée.

Pour commencer, une phase de préparation de l’opinion publique, par diverses accusations, ici et là, produites en cascades, sur le long terme, avec de courtes périodes d’accalmie, suivies de prodigieux rebondissements tenant le public en halène.

Une accélération du rythme, ensuite, autant que possible à un moment propice, les dernières fêtes de Pâques en l’occurrence.

Jusqu’au coup de tonnerre, enfin, qui anéantit la cible : « l’opération Eglise » (ainsi dénommée par le Parquet), la théâtrale perquisition du juge De Troy, où la presse avait été conviée bien à l’avance, « comme par hasard » en pleine conférence épiscopale, à laquelle, exceptionnellement, qui plus est, participait le nonce apostolique ; la séquestration des plus hautes autorités de l’Eglise de Belgique, tous « raflés » et mis en garde à vue comme s’il s’agissait d’une « association de malfaiteurs » ; les tombes des archevêques profanées, comme devenues indignes du moindre respect.

 Et le coup de grâce, qui vient à la fois « justifier » les méthodes (la perquisition) et, surtout, ruiner irrémédiablement l’image de la cible auprès de l’opinion.

Pour cela, il faut susciter l’émotion en jouant sur des faits marquants, parfaitement connus de tous, pour créer l’unité de l’opinion, et sans appel possible (ceux qui émettraient des doutes seraient stigmatisés comme « amis » de la cible, de ce « nid de pédophiles en col romain » dans notre cas d’étude).

Mais, cette fois, les détracteurs de l’Eglise sont pris à leur propre jeux : désormais, pour le citoyen attentif, la volonté de nuire à l’Eglise ne fait plus aucun doute, tant l’action est maintenant évidente, cousue de fil blanc, et tant ses recettes et astuces sont énormes.

Le tout en effet, dans ce genre d’entreprise, est de doser avec parcimonie les ingrédients mis en œuvre et de ne pas sombrer dans la caricature, qui finit souvent pas jeter le discrédit sur toute l’opération. C’est que le vieux principe, « plus c’est gros, mieux ça passe », ne s’avère que rarement.

Reste donc à déterminer qui tire les ficelles et dans quel but.

 Toutefois, hélas pour l’Eglise, le mot de Beaumarchais demeure proverbial : « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ».

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