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Bonne rentrée quand même

publié dans flash infos le 31 août 2010


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lundi 30 août 2010
Bonne rentrée quand même
par Marie-Pierre

Des professeurs de lettres classiques (grec et latin) se sont émus du remaniement du concours de recrutement, le Capes de lettres classiques. Il est maintenu mais sans grec… ni latin. Rien n’empêche, bien évidemment, les étudiants qui s’y présentent de travailler ces langues en plus. Mais tout concours est difficile, et la meilleure manière de le réussir est de se concentrer sur les matières évaluées. Le grec ni le latin n’en font plus partie.

Voici un énième signe de la disparition par évaporation de la culture traditionnelle propre à notre pays (la France) et à notre foi (le catholicisme). Supprimez le prof, vous supprimez l’élève. A échéance de quelques années il n’y aura plus personne, dans l’immense majorité des collèges, pour enseigner le latin. Quant au grec…

Alain Juppé, sur son blog, écrit partager l’émotion des enseignants («A-t-on le droit de priver tant de jeunes de la chance de rêver un jour à la naissance de l’”aurore aux doigts de rose”, ou aux tourments de la “mer vineuse” en suivant Ulysse dans ses tribulations?»). C’est beau, et Juppé continue, il veut croire qu’il s’agit d’un nouvel épisode de la querelle des anciens et des modernes («qu’on ne vienne pas me dire qu’il est plus “utile” d’apprendre…»).

La réalité hélas est bien plus simple. On a décidé (pour des raisons éventuellement légitimes) de diviser par deux le nombre de profs que l’Etat rémunère. Quand deux vieux partent à la retraite, on n’embauche qu’un seul jeune. Déjà 56.000 postes économisés en 3 ans. Encore 300/350.000 à faire sauter. Pour s’en sortir, il y a trois possibilités : doubler le nombre d’élèves par classe – réduire de 50% la population scolaire – réduire de 50% le volume horaire de chaque élève… la solution retenue étant de jouer sur les trois tableaux, année après année.

Remplir les classes? 30 élèves en petite section, ça se rencontre, mais les murs ne sont pas élastiques. Réduire la population scolaire? en évitant les redoublements par exemple – parce que 10% d’une classe d’age qui redouble, c’est 70.000 élèves à caser. Réduire le nombre d’heures : en supprimant 55 minutes de français, 45 d’histoire,… voire en supprimant la matière. C’est ce qui arrive au grec, et au latin.

Je répète : L’Etat supprime un prof sur deux – on commence par le prof de latin. D’autres décisions intéressantes sont à venir, comme la suppression (par regroupement) des petites écoles rurales. Les Français le regretteront… sans accepter d’y voir la conséquence de leurs choix budgétaires.

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