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« Au-dessus du débat » de Jean Madiran dans Présent

publié dans regards sur le monde le 8 novembre 2012


Au-dessus du débat

Réunie à Lourdes du 3 au 8 novembre, l’assemblée générale des évêques de France a inscrit à son programme le mariage prétendument « pour tous » que veut instituer le pouvoir socialiste. Cette assemblée plénière va peut-être compléter ou approfondir son « document de réflexion » et son slogan « Ouvrons le débat ». Dans notre précédent numéro, nous avons exprimé un très fort doute sur l’idée qu’il puisse y avoir à ce sujet un débat « vraiment démocratique » et qu’il puisse « faire émerger la meilleure réponse ». Mais enfin c’est un bon prétexte pour faire entendre à la classe politico-médiatique les raisons et la vigueur d’une puissante protestation.

Cela dit, il serait malheureux que l’on n’entende pas aussi une protestation plus profonde affirmer avec force qu’il y a des réalités et des lois au-dessus de tout débat. Mercredi dernier, Jacques Trémolet de Villers citait avec une juste émotion (et une exacte mise en perspective) la leçon fondamentale que le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim tire de l’Ancien Testament sur l’institution du mariage, qui ne peut être, comme l’on dit maintenant, qu’« hétérosexuel » ou alors n’est plus rien. L’institution du mariage est de la main de Dieu parachevant sa Création. L’ardeur et la densité de l’exposé du Grand Rabbin vont sans doute stimuler l’assemblée plénière de notre épiscopat.

Il demeure très fâcheux que le « document de réflexion » ait limité les possibilités d’action catholique à l’alternative entre ces deux contraires :

« Il ne s’agit pas pour les catholiques » [1] « d’imposer un point de vue religieux mais » [2] « d’apporter leur contribution à ce débat en se basant sur des arguments anthropologiques et juridiques. »

Deux contraires ne peuvent être vrais en même temps, mais ils peuvent être faux tous les deux, et c’est ici le cas, à cause surtout de l’emploi non pertinent du verbe « imposer », qui veut disqualifier l’exposé, dans le débat, de tout « point de vue religieux ».

Les chrétiens, clercs et laïcs, sont appelés à être les témoins de la Parole de Dieu. Ils transmettent, ils n’imposent pas. Mais ce qui s’impose assurément, c’est la Parole de Dieu elle-même, à sa manière.

Le discours dominant dans l’Eglise de France semble avoir un peu (ou beaucoup) perdu de vue que dans le monde sans Dieu, avec ses droits de l’homme sans Dieu, on ne se heurte pas seulement à des erreurs (de l’intelligence), il y a aussi des refus (de la volonté), il y a des méchancetés, il y a des mensonges puissamment dominateurs, on y rencontre Satanam aliosque spiritus malignos qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo…

— Traduction, s’il vous plaît ?

— Elle est dans le missel, c’est l’une des « prières après la messe basse », c’est la prière qui commence (en traduction) par « Saint Michel Archange… » (dans le missel dit « du Barroux » elle est page 690). Mais elle ne figure plus dans le « Missel des dimanches » de la messe française.

JEAN MADIRAN

Article extrait du n° 7722
du Mardi 6 novembre 2012

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