La Revue Item - « La Tradition sans peur »
Abonnements
Newsletter

Entrez votre adresse email

La vraie démocratie

publié dans regards sur le monde le 15 avril 2013


La vraie démocratie

• Réunis samedi en grand conseil socialiste, le Premier ministre et les meneurs du parti ont manifesté leur volonté non plus de paralyser, mais de supprimer dictatorialement l’opposition grandissante à la loi Taubira.

Ils ont retrouvé une manière et un ton qu’ils n’avaient d’ailleurs jamais oubliés, ils s’en réclament sans arrêt, le ton et la manière de Saint-Just, de Danton, de Robespierre.

• Il ne leur manque maintenant que la guillotine, efficace moyen de gouvernement républicain, qui a fait ses preuves mais qui a été aboli. Toutefois, par leur main-mise idéologique sur les gros médias, ils ont encore à leur disposition la guillotine sociologique, qui frappe l’opposition d’indignité et de relégation publiques, et en outre juridiques, puisqu’ils ont les sept lois prétendument « anti-racistes », en réalité contre la juste liberté de pensée et d’expression sur les réalités nationales et les vérités religieuses.

• Le signal socialiste de l’entrée en guerre républicaine, c’est que pour la première fois a été officiellement employé le terme de « fascisme » pour disqualifier l’opposition à la loi qui détruit le mariage. Il est vrai que l’emploi du terme « homophobie » fabriqué pour paralyser toute critique de l’intense promotion morale et juridique de l’homosexualité était épuisé, ayant beaucoup trop servi et perdu toute efficacité.

• L’esprit républicain qui se manifeste ainsi est bien celui du génocide vendéen, mais cette fois un génocide sans homicide, puisque ce n’est plus possible, un génocide moral et juridique, visant à supprimer mentalement toute existence d’une opposition. Observez la continuité du même esprit républicain : aucune de nos cinq républiques françaises n’a condamné, aucune n’a cherché à réparer le génocide vendéen, elles ont au contraire tout fait pour éviter que l’on en parle, elles l’ont gardé caché dans leur cœur, comme leur trésor et leur identité profonde. Remarquez que Pierre Gaxotte en parle à peine dans sa Révolution française comme dans son Histoire des Français : visiblement il n’en avait qu’une connaissance vague et limitée, la mémoire en avait été étouffée, il faudra qu’enfin, seulement sous la Ve République, Reynald Secher dévoile l’étendue effroyable du génocide et puisse montrer, preuves à l’appui, qu’il n’a pas été une dérive accidentelle de la « démocratie » et des « valeurs républicaines » issues de la Révolution française, mais fut une volontaire mise en œuvre de leur âme diabolique.

• Invoquer la démocratie et sa loi fondée sur la « volonté générale » est une manière d’embarrasser superficiellement les promoteurs de la loi Taubira. Le cardinal Vingt-Trois a dès le début lancé le mot juste, et qui a durablement fait mouche, en qualifiant de supercherie le montage ourdi par le président de la République et son premier ministre. Ces démocrates n’ont en effet pas voulu écouter cette fameuse « volonté générale ». C’est pourquoi l’on peut dénoncer leur opération comme un « déni de démocratie » contre lequel s’impose un appel solennel à la « vraie démocratie ». Mais sous cette supercherie superficielle des taubiristes, il existe une supercherie plus profonde, elle consiste en ce que la démocratie depuis 1789 et ses « valeurs républicaines » n’ont jamais pris la « volonté générale » pour autre chose qu’un prétexte fictif, facilement manipulable. La « vraie démocratie », celle qui a été au pouvoir, celle qui bénéficie d’un consensus général dans l’opinion dominante, n’a jamais été ni « naturelle » ni « chrétienne », sa vraie nature, son exacte identité sont celles de Robespierre et de Saint-Just, celles de Jules l’imposteur et de Jaurès, celles qui vont du génocide vendéen aux massacres de 1962 dans l’Algérie française perfidement trahie. En se gardant de décourager en rien ceux qui combattent courageusement la loi Taubira au niveau réel, mais superficiel, d’un « déni de démocratie », il convient complémentairement, par l’étude, l’analyse, le discernement, de ne pas cesser d’expliquer, à tous ces jeunes Français qui cherchent du solide, en quoi consiste le mensonge fondamental de la vraie démocratie.

JEAN MADIRAN

Article extrait de Présent n° 7834 du Mardi 16 avril 2013

———————–

De Jean Madiran, il faut lire son livre fondamental: « Les deux démocraties ». En voici la table des matières:

1- la classique et la moderne

2-La naturelle et la totalitaire

3- la libérale et la populaire

4- La faute historique

5- la ralliement

6- la responsabilité catholique

7-La démocratie selon Pie XII

8- La démocratie se fonde sur la démocratie.

remarque finale

La simple énumération de cette table des matières montre l’intérêt de l’ouvrage. Il est passionnant.

Revue-Item.com

article précédent

Entretien avec l’abbé Hervé Mercury

article suivant

L’appel poignant d’une chrétienne égyptienne

 

 

articles liés

Imprimer cet article Imprimer cet article

partager cette page

bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark bookmark

 

Videos
Entretien par Novopress le 17/07/2011

Entretien par Franck Abed le 01/02/2011
Rechercher

Actualités RSS