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« Amoris laetitia »

publié dans magistère du pape François le 16 juin 2016


 

Demande du retrait d’Amoris lætitia

(Source Riposte Catholique)

 

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Le jour même de la publication de l’exhortation apostolique Amoris lætitia, le 9 avril dernier, la possibilité immédiatement évoquée dans les milieux cardinalices opposés à son orientation libérale, était celle de la demande de retrait du texte. Non qu’il y ait la moindre chance que le pape François puisse accéder à une telle requête. Mais il s’agit de poser une pierre d’attente pour l’après-François.

Jamais, en effet, depuis le dernier concile, texte pontifical n’aura causé un trouble aussi profond. Le monde dit ratzinguérien, peut-être plus que les traditionalistes, est terrassé. Son contenu remet en question la stabilité de l’enseignement moral, qui semblait le point le plus ferme dans les sables mouvants du post-concile. D’où la multitude de réactions de non-réception, dont la liste devient désormais longue à établir. Or, qui dit non-réception, dit par le fait demande de correction du texte ou demande de son retrait. Non pas tout de suite, mais dès que la situation ecclésiale sera modifiée.

Publiquement, c’est le britannique John Smeaton, directeur général de la Société pour la Protection des Enfants à Naître (SPUC), et co-fondateur de Voice of the Family, qui a demandé le premier, le 7 mai, à Rome, dans le discours d’ouverture du Rome Life Forum, le retrait de l’exhortation apostolique. Toute l’assistance s’est alors levée et lui a fait une longue ovation d’approbation. Car il faut préciser que Voice of the Family a été fondée par des membres représentatifs d’une vingtaine des grandes organisations catholiques défendant la vie et la famille dans le monde entier, autrement dit que John Smeaton est le représentant de l’ensemble du monde catholique pro-vie.

Qui plus est, on sait que John Smeaton, après lequel parlait le cardinal Burke, a l’oreille de ces cardinaux qui, lors des assemblées du Synode de 2014 et 2015, ont multiplié les interventions pour éviter que ne soit opérée une brèche dans la doctrine de l’Église sur les sacrements du mariage, de l’eucharistie et de la pénitence. Aujourd’hui, tout le monde a les yeux tournés vers ces hauts prélats qui ont pris, avant que n’intervienne le texte du pape, des positions extrêmement fermes en faveur de la doctrine traditionnelle, mais qui, depuis la publication de l’exhortation, laissent parler prêtres et laïcs, lesquels ne sont pas, répétons-le, des traditionalistes.

La liste en est impressionnante. Pour ne parler que des cardinaux qui sont intervenus publiquement : le cardinal Burke, Patronus de l’Ordre de Malte, le cardinal Arinze, préfet émérite de la Congrégation pour le culte divin, le cardinal Brandmüller, ancien président du Comité pontifical des Sciences historiques, le cardinal Cleemis, archevêque majeur de Trivandrum, le cardinal Collins, archevêque de Toronto, le cardinal Cordes, président émérite du Conseil Cor Unum, le cardinal De Paolis, président émérite de la Préfecture des Affaires économiques, le cardinal Dolan, archevêque de New-York, le cardinal Duka, archevêque de Prague, le cardinal Eijk, archevêque d’Utrecht, le cardinal Erdö, archevêque de Budapest, le cardinal Kutwa, archevêque d’Abijan, le cardinal Caffarra, archevêque émérite de Bologne, le cardinal Meisner, archevêque émérite de Cologne, le cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Onaiyekan, archevêque d’Abjua au Niger, le cardinal Pell, préfet du Secrétariat pour l’Économie, le cardinal Rouco Valera, archevêque émérite de Madrid, le cardinal Ruini, pro-vicaire vénéral de Sa Sainteté pour le diocèse de Rome, le cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, le cardinal Sarr, archevêque émérite de Dakar, le cardinal Souraphiel, archevêque d’Addis-Abeba, le cardinal Tumi, archevêque émérite de Douala au Cameroun, le cardinal Uroso Savino, archevêque de Caracas, le cardinal Napier, archevêque de Durban. Soit 26 cardinaux qui ont pris parti sans ambiguïté, en 2014 et en 2015 contre la doctrine qui est devenue en 2016 celle d’Amoris lætitia.

Dans son analyse d’Amoris lætitia, Anna M. Silvas, qui enseigne à l’Australian Catholic University, a lancé un appel aux prélats de l’Église notoirement opposés à l’exhortation : « Êtes-vous prêts pour les coups, au sens figuré, que vous pourriez être amenés à recevoir ? Vous pouvez, bien entendu, choisir la sécurité illusoire d’une superficialité conventionnelle et d’une popularité apparente, ce qui est une grande tentation pour les ecclésiastiques comme pour les gens qui travaillent en entreprise. Je ne le conseille pas. L’époque est grave, peut-être bien plus grave que nous ne l’imaginons. Nous allons être mis à l’épreuve. “Le Seigneur est là. Il t’appelle” ».

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